La semaine dernière, Guillermo Guiz a passé plus de 48 heures à Paris, ce qui fait qu’en Belgique, il est plus ou moins considéré comme une toilette de station-service. Il doit donc rester en quarantaine et a décidé d'être un citoyen modèle.

Ca va les amigos ?

Malheureusement, je n’ai pas pu être avec vous en studio ce matin et ça s’est tellement ressenti sur l’ambiance… C’était méritant mais c’était plat. Quand je suis en studio, c’est pas la même émission, je suis là, c’est vanne sur vanne, je snipe, je snipe, c’est bien simple, je n’arrête pas de sniper, et quelque part je salue les efforts de Daniel, il fait son possible, avec le vocabulaire qui est le sien, je ne critique pas, il a même tenté une plaisanterie vers 11h17, c’était quasi amusant, les Grosses Têtes vont encore vouloir nous le voler celui-là, comme à chaque mercato.

Non, limite c’est pour nos invités que je suis triste, ils n’ont pas eu droit à la vraie Bande originale, là ils ont un peu eu le PSG sans Neymar, et le PSG sans Neymar, c’est le FC Trouville.

Bref, si j’ai dû rester au pays, c’est parce que je suis en quarantaine. « Quoi, encore l’herpès ? » Pas du tout Leila, je ne vous mettrais jamais en danger. Non, je suis en quarantaine parce que la semaine dernière, j’ai passé plus de 48 heures à Paris, ce qui fait qu’en Belgique, je suis plus ou moins considéré comme une toilette de station-service. J’ai donné un euro à un SDF, il a désinfecté la pièce.

Sérieux, depuis que je suis rentré, je dois faire un test toutes les neuf minutes. Là, mon nez, c’est l’Eurotunnel, ils sont obligés de faire le PCR avec une brosse à dent, dans mes narines, il n'y a plus de résistance, le coton-tige il passe direct dans mon hypothalamus, il y en a déjà quatre qui sont restés bloqués, dans deux mois j’ouvre une droguerie.

C’est ouf, en quarantaine, je suis censé surveiller mes paramètres en permanence, là en ce moment même, je prends ma température, 36,9. Vous ne le voyez pas, parce que je suis en plan poitrine, mais en plan américain tu ne peux pas le louper. Et on salue cette blague, la blague du thermomètre dans l’anus, ça par exemple, j’aurais été en studio, je vous l’aurais faite, c’était le fuego, derrière, je partais sur un mime, fendage de poire, urine de rire, sans compter que j’aurais ironisé sur le dépistage rectal qui fait scandale en Chine.

Mais est-ce qu’on veut du rire facile dans cette émission ? Oui, oui, oh oui on veut du rire facile, mais sans tomber dans l’excès !

Ceci dit, c’est vrai que la procédure est stricte quand tu reviens de France, à la sortie du Thalys les flics m’ont demandé si j’étais venu pour « raisons professionnelles », j’étais là : « Sans blague ! ». Là y’a plus personne qui est à Paris pour le plaisir, à part si ton plaisir c’est de dire : « Bon, ben il est 17h52. Allez, bonne nuit ». Pour le plaisir… N’importe quoi, déjà que pour moi être en France c’est un supplice de base, chaque fois que je croise un maçon qui bétonne, je pense à Didier Deschamps, c’est traumatique.

Mais en vrai, je pense que j’aurais pu éviter la quarantaine et les tests, « Ouais, en restant chez ta mère ! » Aussi, aussi, j’en prends bonne note. Non, il suffisait de tricher en achetant un deuxième billet que j’aurais montré à la police en mode : « J’ai passé moins de 48 heures à Paris », c’est ce qu’il m’a suggéré Nagui, il m’a dit : « Mais fraude, hein, fraude, tu t’en bats les couilles de la police belge, c’est des baltringues, et s'ils te font chier tu dis que tu me connais ».

Sauf que cette technique, elle ça ne marche pas, « je connais Nagui », j’avais déjà essayé avec un vigile, dans un Super U, j’ai jamais pu rentrer, j’ai dû demandé à une inconnue de me la prendre, ma chicorée.

Donc voilà, j’ai décidé de jouer au citoyen modèle, mais quelque part, ça me turlupine, parce que je ne suis pas si sûr d’être du bon côté de l’histoire.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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