Marina Rollman dédicace sa chronique aux dépressifs qui sont à l'écoute et à qui l'arrivée des fêtes de fins d'année dépriment encore plus. Tout commence en 2004 avec un article du New-York Times et une baleine.

Nous voici enfin en décembre, mois de joie, de fête, de vacances… Mais donc mathématiquement, on quitte le mois de novembre !

Le mois de la déprime tranquilou… Du suicide de bon goût… Des jours passés sans foi en l’avenir au fond de son lit… Et moi je trouve ça pas juste pour les gens qui ont le vague à l’âme. Qu’on les sorte directement du mois fait pour eux ! Pour les catapulter violemment d’un coup, dans le mois des bougies partout, des repas plantureux, des embrassades, des cadeaux.

Hier Guillermo Guiz, plutôt que de se laisser à son premier instinct et de vous dire qu’il avait envie de crever dans une bétonnière, vous a fait comme il pouvait une ode à l’espoir ! Eh bien aujourd’hui, spéciale dédicace aux dépressifs, je vais vous raconter l’histoire la plus triste que j’ai entendue depuis longtemps…

Je suis tombée par hasard sur un article du New york Times de 2004 qui rapportait que des scientifiques avaient trouvé une baleine… Alors, j’entends déjà les auditeurs furieux :

Encore une chronique sur les baleines ? Faut vraiment qu’ils se renouvellent chez Inter ! On en a deja parlé 2x cette semaine et … deux cétacés trois c’est trop

Pardon.

Un article du New York Times donc, qui disait que des scientifiques avaient trouvé une baleine mâle qui se baladait seule à travers les océans.  Sans famille, sans amis, même pas de covoiturage rien du tout. Et ils ont réalisé qu’en fait cette baleine avait un chant d’une fréquence de 52Hz. Or les baleines émettent toutes des sons entre 12 et 25 Hz. Elle est plus haute que toutes les autres baleines. Ça veut dire que depuis toutes ces années elle est là :

Coucou c’est moi ! Yohooo ! Coucou les amis attendez-moi ! Hé ho !

Et y’a personne qui l’entend.

...

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