Ce matin Marina se demande ce qu’on a avec les gens qui ne sont pas dans la “norme”

Aujourd’hui je veux vous parler de ce qui a terrifié beaucoup d’entre nous ces derniers mois et qui semble-t-il est une des priorités d’une monde d’après : prendre du poids pendant le confinement. Faire attention à ne pas prendre du poids pendant le confinement. Et éventuellement perdre le poids pris en confinement. 

Ce qui nous amène évidemment à la question : Que  nous ont fait les gros pour que rejoindre leur communauté soit la plus  angoissante perspective possible dans un monde où le réchauffement  climatique et un deuxième mandat de Trump sont des réalités qu’on touche du doigt ? 

Le premier argument des grossophobes : la santé. 

Ils ne connaissent pas les personnes qu’ils jugent trop grosses, ne savent pas comment elles s’alimentent, quels exercices elles font, nada mais d’un coup d’œil ils te posent un diagnostic.  

Qu’une personne mince s’affame entre clopes, laxatifs, boulimie, peu importe… là ils s’en foutent.  

Mais les gros alors ça nan, c’est leur côté citoyen faut dire quelque chose ! 

Alors très bien, on décide qu’à partir d’un certain poids c’est pas bon pour toi. Mais vous savez aussi ce qui est pas bon pour la santé ? 

Qui meurt plus jeune ? Les pauvres.  

L’espérance de vie diminue en fonction de la classe sociale. 

Mais  alors pourquoi ne pas se balader et à chaque fois qu’on croise  quelqu’un dont on estime qu’il gagne moins que nous ne pas lui dire :  

“GAGNE PLUS ! 

- Pardon ? 

- Nan JE LE DIS POUR TON BIEN. TU VAS MOURIR. EN PLUS TU VIS PROBABLEMENT DANS UN APPARTEMENT TROP PETIT. 

- De quoi ? 

- Nan JE DIS ça pour toi, hein, faut pas se vexer mais sincèrement fais un effort, gagne plus. Y’a des techniques y’a des livres y’a des coach : GAGNE PLUS !” 

Alors après y’a évidemment l’argument de la santé publique.  

“C’est quand même des coûts qu’on partage tous nianianiania” 

Déjà ta tante la santé publique… 

Ensuite  des fumeurs, aux gens avec des pathologies préexistantes, en passant  par les gens qui vivent dans des endroits pollués, aux gens sédentaires,  aux gens stressés, aux gens qui bouffent mal, aux gens qui boivent, aux  gens qui se droguent, aux gens qui font mille gosses…  

ON COUTE TOUS DE L’ARGENT. 

Vivre c’est pas rentable. 

C’est  à nouveau un argument aberrant d’économies de bouts de chandelles de  faire croire aux gens que c’est eux avec 30 kilos ou 1 paquet de  cigarettes qui mettent en péril un truc…  

Qui  se pète la gueule parce que le système entier qui veut rentabilité et  croissance demande qu’on enlève tous les grains de sable de la machine…  

Or la santé publique par définition ça va pas générer des dividendes de dingues ! On n’est pas méga rentables parce que gros ou pas je sais pas si vous savez : on meurt à la fin. 

Et on paie déjà tous pour être là. 

Y’a une prime au corps, au fait d’être en vie 

Les impôts, les taxes diverses, le temps qu’on donne à la communauté, ce qu’on fait avec des assoc’ ou avec nos proches. On paie.  

Faites pas croire que quelqu’un qui prend une place différente de vous devrait prendre en charge tous les couts. 

Un autre aspect évidemment c’est l’esthétique. 

Alors je vais pas  m’étaler sur le fait que les critères de beauté sont en fluctuation  constantes en fonction du lieu et de l’époque et que donc vouloir que  tout le monde ressemble à un idéal est moutonnier et stupide… 

Mais pour une petite perspective, je vous suggère de faire une petite recherche sur les hennin (rien à voir avec Justine) qui sont donc ces coiffes moyen-âgeuse un peu pointues comme ça… 

Et vous imaginer que c’était le top de la beauté à un moment donné. 

La sexitude. 

En France fin du 15è siècle y’avait des meufs qui passaient avec des cônes sur la tête et y’avait des mecs qui les voyaient passer et qui après racontaient à leur potes…. 

“PUTAIN MON GARS ! Qu’est-ce qu’elle était boooooonnnne ! Un cône MAIS COMME CA FRERE JE TE JURE, elle me regardait en plus je savais elle l’avait mis pour moi et tout, LA BOMBE PUTAIN” 

Il y aurait encore mille choses à dire…  

J’aurais  voulu faire une chronique grande taille mais malheureusement comme  souvent l’offre n’est pas là et je dois donc péniblement la faire  rentrer dans un 42. 

La conclusion c’est que : chacun devrait pouvoir faire ce qu’il veut et ce qu’il peut de son corps. 

Idéalement on s’aimerait tous, mais ça c’est pas aisé pour tout le monde. 

En revanche un truc qu’on peut contrôler c’est arrêter de donner notre avis à des gens qui nous ont rien demandé. 

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