Alcool, sport, café, Marina en a fait le constat : tous accros !

En ce moment je suis alcoolique.

Alors je sais normalement ça c’est le sujet de Guillermo Guiz…

Mais pour faire la balance il fera sa prochaine chronique sur le côté follement actuel de la comtesse de Ségur.

Mais là en ce moment c’est mon problème.

Alors attention je dis je suis alcoolique… ça reste de l’amateurisme. J’ai une petite constitution donc deux panachés, un Mon Chéri, je me réveille 12 heures plus tard je suis dans un pays dont je ne parle pas la langue et il me manque un organe.

Et puis ça m’inquiète parce que vu que je bois plus d’alcool bah je mange moins sainement…

Forcément, t’es ivre 3h du matin dans ta cuisine, t’es pas là à retourner les armoires pour trouver du riz soufflé ou des yaourts au soja.

Et donc comme je mange moins sainement et je bois plus je me réveille pas bien donc je fais pas de sport. Donc engrenage.

Et je pense que je suis pas seule dans l’addiction.

Tu sais parfois tu es dans la rue à 23h un mardi, il pleuvine, c’est la glauquance absolue et tu croises des gars suréquipés, surmotivés, le regard de Christian Bale dans American Psycho qui courent.

Les seuls autres connards dehors à cette heure-là un mardi généralement c’est des gamins en train de foirer leur erasmus.

Mais bon eux ils me font de la peine.

Tu sais que quand tu croises des étudiants un mardi soir qui se murgent la tête au rhum arrangé dans des faux pub irlandais en hurlant du Bonnie Tyler, tu sais que c’est leur chant du cygne, c’est la fête du désespoir…

Ca fait 6 mois qu’ils ont pas mis les pieds à un seul cours de leur bachelor “musicologie des médias” donc qu’ils profitent à fond de chaque minute parce qu’ils savent que le jour où leurs parents réalisent l’arnaque… Ils se retrouveront dans le premier avion pour Tbilissi et ils finiront stagiaire dans une usine d’amiante.

En revanche les sportifs.

Dehors sous le crachin en semaine à des heures indues… Personne les forcent, leurs jours ne sont pas comptés, c’est pas leur boulot…

Non eux s’ils courent c’est parce que c’est des gros camés de l’endorphine ! Et si c’est pas ça c’est le café.

C’est devenu socialement acceptable d’être un tox du café mais faut les écouter parler ! C’est des intégristes.

Moi y a un bar à café un peu spécialisé pour amateur à côté de chez moi c’est un secte.

Les mecs ils disent des trucs genre : “Décafeiné non ça c’est un mot que je connais pas.”

Tu bosses dans le café et tu connais pas le mot décaféine ?

Autant… Tu m’aurais dit tu connaissais pas le mot hallebardes. Ça t’empêche pas de faire des cappucinos. Mais décaféine…

Mais c’est parce qu’en réalité c’est des puristes et décaféine c’est des processus qui diminuent la qualité du produit et en plus c’est malsain j’entends…

Mais je te jure c’est des endroits je me suis jamais aussi mal fait traiter de ma vie, un truc sur deux que tu demandes on te dit non...

“Déca : non, sucre : non, lait… non. Nous les tasses on est pas fans, on préfère verser l’espresso directement dans le client pour avoir vraiment une prise en bouche optimale, toute la rondeur de l’arabica”

Mais pourquoi ils peuvent faire ça ? Parce que c’est des dealers. Les gens qui sont accro au café ils sont comme tous les addicts, ils se laissent maltraiter par les gens qui détiennent leur came.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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