Marina fait ce matin un constat : au boulot on est tous débordés !

Aujourd’hui je voulais vous parler travail parce qu’en ce moment je sais pas vous mais… je suis débordée.

J’ai un vrai manque d’efficience au niveau de mes deadlines… Je vois que j’arrive pas à implémenter un workflow positif… Je suis sous l’eau quoi.

J’ai l’impression que ce genre de conversation je les ai quasiment tout le temps avec les gens de mon entourage qui bossent dans le tertiaire. Non seulement tout le monde est débordé, mais tout le monde se vante de bosser comme des dingues.

T’arrives à un apéro c’est le concours ! La première elle est là “Ha moi hier j'ai fini à 22h je suis CLAQUÉE.”

La deuxième elle est là “22h ? Ah moi je déjeunais hier à 22h chérie. Non nous on était charrette pour boucler un doss j’ai fini à 4h du mat.”

La troisième elle est là “4h du mat ? J’aurais bien voulu ça m’aurait fait une pause. Moi en vrai là je suis au toujours au taf et ce que vous voyez devant c’est un hologramme.”

Et à toutes t’as envie de leur dire “mais pourquoi vous êtes fières de vous faire exploiter ?!”

Moi j’arrive pas en disant : “l’autre jour j’ai payé un kilo de tomates 150 euros et j’ai du donner un peu de moelle osseuse au primeur en plus. C’était dur mais ça valait le coup.”

Bon je crois qu’on le sent tous, avec différents symptômes selon les secteurs d’emploi et les régions, mais le capitalisme est un peu en bout de course. Sauf que le nœud du truc c’est la valeur par le travail, donc la fierté par le travail, voire l’identité par le travail.

Si je bosse beaucoup c’est que quelque part, je dois être une bonne personne. Donc même si on sent bien que ça a de moins en moins de sens, faut continuer pour ceux qui ont la chance d’avoir du boulot à mouliner comme des dingues.

Sauf que selon les secteurs c’est pas toujours nécessaires donc tu te retrouves à justifier ton taff par des contorsions mon ami. Je le sais parce que moi avant de faire de l’entertainment, j’ai bossé dans la comm, dans la prod, dans l’event et ce que tous ces métiers ont en commun c’est qu’a priori … Si le descriptif de ton métier peut se faire avec mot anglais ou un diminutif… t’es pas en train de sauver des vies.

Quand quelqu’un fait un malaise dans un lieu public personne crie “y a-t-il un consultant en medicining dans la salle ? Un doc ? Quelqu’un qui bosse dans le care ?”

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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