Aujourd’hui je voulais vous parler d’amour parce que l’autre jour j’étais à l’opéra et à un moment donné j’entends ça… Me infelice, s'ella accetta! Disperato io morirò.

On comprend pas bien parce qu’il crie…

T’as envie de leur dire dans les opéras, on comprend, parle normalement… déjà parle pas allemand ou je sais pas quoi…

Mais en gros c’est Nemorino dans l’elisir d’amore de donizetti qui dit d’Adina. 

“Si elle accepte (de se marier avec le sergent) je mourrai de désespoir”

Et je me suis dit waow… On meurt plus beaucoup d’amour en ce moment.

Autant aujourd’hui, ce qu’on boit, mange, respire, nous bute… Autant l’amour… Beaucoup moins cause de mortalité qu’à certaines époques.

Parce qu’à en croire l’histoire de l’art c’était la méga épidémie pendant des siècles. L’amour c’était la grippe porcine !

Et quand je dis l’amour c’était pas faire l’amour. Parce que ça aussi ça nous tue aujourd’hui, mais nan, là ils se font encore plus carotte. C’est aimer de loin. C’est ça qui te tuait.

Moi jamais si t’es pas là je me tue. A part en parlant de tiramisu. “Ouais s’ils en ont plus je me tue”

Mais jamais d’une personne. Faut dire que pendant longtemps le monde, c’était pas hyper tendre.

T’avais pas Instagram. Tu pouvais pas envoyer des cœurs à brûle pourpoint à des inconnus avec un pouce.

En vrai on se donne plein d’amour virtuellement aujourd’hui. Tu pouvais t’aimer que en direct ou à la limite par lettre.

Le reste le monde c’était aride. T’imagines y’avait pas chauffage au sol. T’IMAGINES

Forcément t’avais envie de prendre quelqu’un dans tes bras. Toi ou rien… Plus possible.

Trop de choses aujourd’hui. Entre uber, deliveroo et tinder, c’est jamais toi ou rien. En vrai quand ça se passe pas bien…

Au pire tu finis une main dans le slip devant Netflix à manger des pizzas mais c’est pas une question de vie ou de mort.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.