Marina Rollman est allée voir le dernier volet d'Avengers, "Avengers Infinity War", et nous en donne ses impressions.

Récemment, j’ai appris qu’il existait sur la planète environ 500 000 longs métrages. Dingue hein ? Alors oui y’a les franchises dans le tas … 

Mais disons, même sans compter les fast and furious, ça fait encore près de 80 films…Ce qui est déjà énorme et c’est très beau, mais le problème, c’est qu’avec tous ces films qui existent déjà…Ça devient compliqué de réussir à raconter les choses d’une manière inédite.

Et je l’ai senti en allant voir le dernier opus de la série Avengers, Avengers Infinity War. Donc pour les gens qui ne voient pas, ce sont des films de super-héros qui tendent à réunir un maximum de héros de l’univers de comics Marvel pour se battre contre… les huissiers ou le glyphosate.

Et donc le dernier Avengers : Infinity War, j’étais obligée d’y aller.Avec un titre comme ça, moi ça m’interpelle forcément.

Mais ça vaut pour tout, autant “le rêve de Daniel Morin” ça me parle pas trop, autant si vous l’annonciez en disant : Et maintenant Daniel Morin… THE AGE OF COMEDY! Là j’écoute clairement.

Et donc avec ce film et le suivant la franchise Avengers est en train de clore un cycle. Infinity war, c’est l’avant-dernier film avant la fin d’une époque si vous voulez. Et donc tu sens que c’est symphonique, ça monte en puissance, là en l’occurrence y’a quasiment 30 super-héros en un seul film, c’est dingue : 

Iron man, Spider man, les gardiens de la galaxie, Doctor Strange, Benny Hill, Marthe Villalonga, Jean-Claude Juncker, y’a TOUT LE MONDE.

Et donc ça devrait être dingue et pourtant … je trouve qu’ils peinent à t’investir émotionnellement…Attention j’ai aucun snobisme envers les films d’action ou de super-héros…Moi un soir je suis devant un truc qui s’appelle…“Demain je te dirai hier” un film kurdo-belge, qui raconte l’histoire d’un reporter de guerre qui découvre que son chat a une tumeur au cerveau. 

Une fable néoréaliste qui parle de la fin d’une certaine idée de la presse autant que de la déconfiture des rapports amoureux dans une post modernité déchirée tant par le spécisme que le néolibéralisme, œuvre que Leila Kaddour-Boudadi qualifie “de pudique mais exigeante”. Autant le lendemain je m’enfile des doritos au surimi devant des super héros qui s’envoient des lasers, ce n’est pas un problème.

Mais là, ce qui me laisse un peu de marbre actuellement, c’est le côté superlatif dans les enjeux.

Là depuis un moment les films de super héros ce n’est pas ils doivent se battre contre un méchant, sauver une ville ou arriver à l’heure pour un rdv blablacar…A chaque fois depuis quelques années l’enjeux c’est L’UNIVERS. Tout entier. A chaque fois c’est un gars qui veut niquer TOUT L’UNIVERS.

Les méchants dans les films de super héros aujourd’hui, ils ont les mêmes objectifs que des mecs qui sortent de boîte bourrés et qui racontent des bastons hypothétiques…“Franchement le gars il te regardait encore une fois comme ça… Je le prenais lui, je le faisais rerentrer dans sa mère… Tous les deux je les momifiais et je les envoyais par fedex pour qu’ils aillent niquer sa grand-mère. Je te jure j’étais à deux doigts de le faire.”

Avengers c’est pareil : personne n’y croit mais t’écoutes jusqu’au bout par curiosité. Et donc, ça se finit dans des scènes de baston tu comprends rien, les types ils se lancent littéralement des planètes dessus… Moi j’ai du mal à m’identifier. 

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