François Hume-Ferkatadji a suivi une équipe du Samu Social International qui intervient auprès des enfants pour effectuer des soins basiques des maux liés à la vie dans la rue.

Dans l'une des zones rurales du Caire, dans le nord, des enfants vivent dans la plus grande misère ou la pauvreté et l oubli font partie de leur quotidien.
Dans l'une des zones rurales du Caire, dans le nord, des enfants vivent dans la plus grande misère ou la pauvreté et l oubli font partie de leur quotidien. © Maxppp / WOSTOK PRESS

François Hume-Ferkatadji accompagne une équipe du Samu Social International sur le secteur de Maadi, un quartier plutôt huppé du Caire. Dans la camionnette du Samu, il y a quatre hommes : un ambulancier, un médecin, un psychologue et un travailleur social. On y trouve aussi une table de consultation et une petite pharmacie…

Pendant quatre à cinq heures chaque nuit, cette fourgonnette blanche sillonne la ville pour trouver des enfants qui vivent dans la rue.

On avait un problème : on avait un véhicule tout blanc... donc les enfants pouvaient se dire, "ah ça c'est la police"

Ces enfants ont quitté le domicile le plus souvent en raison de maltraitance physique ou morale. Pendant la journée ils travaillent... Ils lavent les voitures ou gèrent des places de parking, vendent des paquets de mouchoirs ou font la mendicité. Systématiquement, ils confient l’argent à un plus grand en échange de sa protection.

Ces enfants se déplacent toute la journée et changent régulièrement de prénom… Impossible d'obtenir des statistiques fiables sur le nombre d'enfants qui vivent sans leur famille dans les rues du Caire ou d’Alexandrie… Les estimations varient : entre 16 000 et 500 000 selon les différents organismes spécialisés.

L'âge moyen des enfants a baissé ; maintenant je vois beaucoup d'enfants de 3 ou 4 ans

Le travaille de l’ONG Banati se concentre sur les petites filles qui sont de plus en nombreuses dans la rue. Cette ONG possède trois centres d’hébergement (250 places en tout). Son but premier est de renouer le contact avec la famille - mais cela arrive rarement… Certains parviennent à s’insérer dans la vie active après leur enfance et bien souvent au sein de l’organisation, aux côtés des enfants des rues.

Et aussi, en Iran

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Arrivé en 2005 pour des études au conservatoire Rachmaninoff à Paris, Leonardo Tajabadi enregistre en octobre de la même année une chanson dénonçant les conditions de vie des femmes en Iran. C'est là que les pressions commencent : lettre de menace à sa mère puis menaces de mort. Depuis, une enquête a été ouverte et la Police lui recommande d'éviter les lieux "soit très fréquentés soit déserts" ,et de changer d'itinéraire...

  • Une brève sur les pèlerins iraniens interdits d’aller à la Mecque ( Khamenei fustige les « traitres saoudiens »)

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