Le Mexique est confronté à un phénomène nouveau dans le pays : l'arrivée Massive de migrants. Emmanuelle Steels est allée à la rencontre de ces migrants africains et haïtiens.

Les gens attendent en ligne pour franchir la frontière de Tijuana, du Mexique aux États-Unis
Les gens attendent en ligne pour franchir la frontière de Tijuana, du Mexique aux États-Unis © Getty / Sandy Huffaker

Emmanuelle Steels, qui s'est rendue à Tijuana, ville frontière entre le Mexique et les États-Unis. Une jeune Congolaise lui raconte son parcours :

J’ai laissé le Congo, jusqu’au Brésil, du Brésil au Pérou, puis l’Équateur, la Colombie, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala et le Mexique.

Depuis le Brésil jusqu’à Tijuana, c’est LA route empruntée par des milliers de migrants qui tentent désormais de gagner les États-Unis en passant par l’Amérique du sud.

La plupart d’entre eux sont originaires de Haïti, mais il y a aussi des petits groupes de migrants venus du Congo, du Cameroun, de Guinée, du Sénégal, du Ghana et même de Somalie.

Depuis plusieurs semaines les refuges pour migrants de Tijuana, la ville mexicaine située sur la frontière avec les États-Unis, alertent d’une véritable crise liée à l’arrivée de ces nouveaux migrants. Ils évaluent à plus de 5000 le nombre de Haïtiens et d’Africains qui sont passés par cette frontière depuis trois mois.

Au micro d'Emmanuelle Stells, la responsable d'un refuge pour migrants Mary Galvàn :

Les migrants eux-mêmes nous racontent qu’il y en a beaucoup d’autres qui sont en chemin. Cela ne fait que commencer.

Elle ajoute :

Certains restent au Brésil, quelques mois ou plusieurs années, et maintenant ils décident de rejoindre les Etats-Unis.

Qu’ils viennent de Haïti ou d’Afrique, ces migrants ont bénéficié de visas de travail octroyés par le gouvernement brésilien. Ils ont travaillé sur des chantiers avant les Jeux Olympiques ou la Coupe du monde de football et, lorsque la situation économique s’est dégradée, ils ont rassemblé leurs économies et ravivé le rêve américain qu’ils avaient toujours dans un coin de leur tête

De l'autre coté, les États-Unis ferment encore plus leurs frontières : "Dans un premier temps, on disait qu’ils laissaient passer cent personnes sans problème, mais ils ne les laissent plus passer" témoigne Michel Kinkino, migrant congolais.

Il faut aussi préciser que des milliers de migrants sont aussi bloqués actuellement en Amérique centrale, où certains pays comme le Nicaragua, refusent de les laisser passer.

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