Cette semaine, il n’y a pas de chronique. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas de jeu. Voilà, circulez, il n’y a rien à voir ou à entendre. Vous êtes encore là ?

Comme l’indique le titre de "There is no Game", non, il n’y a pas de jeu
Comme l’indique le titre de "There is no Game", non, il n’y a pas de jeu © Draw Me A Pixel

Mais puisqu'on vous le dit : il n’y a pas de jeu ! En tout cas, c’est ce que dit le jeu… Enfin, le non-jeu, celui dont je ne vais pas vous parler ce matin. D’ailleurs, tout est dans le titre : "There is no game". Énigmatique, non ? Vous me connaissez, je suis curieux, donc j’ai quand même essayé de lancer le jeu. Je suis arrivé devant un menu, avec plusieurs boutons, dont un entouré de grosses flèches rouges clignotantes. J’ai cliqué et… le jeu s’est fermé. Non seulement il s’est fermé, mais en plus, il m’a demandé de le désinstaller !

Mais je ne me suis pas démonté : j’ai relancé le jeu, cette fois j’ai cliqué sur l’icône "Il n’y a pas de jeu par ici"… Et je suis à nouveau tombé sur une impasse. Et le jeu m’a de nouveau parlé.

"J'ai une mauvaise nouvelle", m'a-t-il dit de sa voix grave. "En fait, il n'y a pas de jeu. J'espère que vous n'êtes pas trop déçu ! Vous pouvez toujours regarder la télé, aller dehors; lire un livre... Mais ne demandez pas à être remboursé, si possible. Vous savez, mon créateur doit bien manger. Et nourrir ses 12 enfants. Et sa femme. Qui est malade. Bon, c'était sympa, mais il faut partir maintenant."

Non mais quel culot ! En presque quatre décennies de jeux vidéo et deux ans de chroniques sur le sujet, c’est bien la première fois qu’un programme ose me parler comme ça. Alors j’ai insisté. Et encore insisté. J’ai cliqué un peu partout, j’ai cassé le titre du jeu, j’ai réussi à fabriquer un tournevis de fortune avec les lettres, afin de retirer la plaque vissée sur le bouton de démarrage, j’ai déterré les fichiers que le jeu avait cachés, et j’ai même réussi à l’empêcher de se faire planter lui-même !

C’est là que j’ai compris que ça n’allait pas être facile. Et qu’il allait falloir sacrément lutter contre ce jeu qui ne veut pas que je joue, et sans doute encore moins que j’en parle.

L’un des jeux les plus drôles et malins de ces dernières années

Vous l’aurez compris, le jeu est une énorme mise en abîme. Et surtout, c’est bien plus qu’une simple blague ! On ne va évidemment rien révéler de plus, mais oui, "There is no Game" est bien un jeu. Pas un simple jeu d’ailleurs, mais un des jeux les plus drôles et les plus malins de ces dernières années. Un OVNI qui décortique minutieusement tous les codes du jeu vidéo pour mieux s’en moquer, qui multiplie les clins d’œil subtils à celui qui se trouve devant l’écran, et qui se paye même le luxe de développer une histoire originale, bien ficelée, et même touchante par moments.

C’est tout ce que je peux vous dire, parce qu’évidemment tout repose sur la surprise, sur les nombreuses surprises qui vous attendent : sachez simplement que pendant les cinq heures pendant lesquelles on m’a empêché de jouer, j’ai passé un formidable moment. Donc voilà, désolé, vous avez perdu 4 minutes à m’écouter, puisqu’il n’y a pas de chronique ; et je ne peux pas vraiment avoir un avis, puisqu’il n’y a pas de jeu… C’est donc étonnant qu’il soit aussi réussi.

🎮 "THERE IS NO GAME: WRONG DIMENSION" - Absolument pas disponible sur PC, ni sur Mac

Merci à Frédéric Says pour le doublage des voix

Bonus : rien à voir de plus dans cette vidéo

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