En nous plongeant dans un Londres post-attentats en plein basculement vers un système semi-fasciste, ce nouvel épisode de la série "Watch Dogs" offre paradoxalement l'une des expériences de jeu les plus amusantes depuis bien longtemps. Fun, pimpant et décomplexé.

Une plongée dans une Angleterre dystopique où tout le monde peut devenir résistant
Une plongée dans une Angleterre dystopique où tout le monde peut devenir résistant © Ubisoft

Cette semaine, on se révolte à la maison avec un jeu qui, bien que produit par l'une des plus grosses sociétés de jeux vidéo au monde, prône joyeusement la rébellion contre le système, les actes de désobéissance civile, et même le piratage comme règle de vie !

Ce nouvel épisode de la série de jeux "Watch Dogs" (inspirés autant de GTA que d'Edward Snowden) commence comme un James Bond, en vous mettant dans le costume en tweed de Dalton, membre distingué de Dedsec, un collectif de hackers qui tente d'empêcher un attentat. Sauf que toute cette opération est en fait un piège tissé par une inquiétante organisation concurrente et nihiliste : Zero Day.

"London falling"

Zero Day fait exploser trois sites majeurs de la capitale anglaise, faisant des centaines de victimes. Et toutes les preuves semblent accuser Dedsec. L'organisation est qualifiée de terroriste, et ses membres sont impitoyablement pourchassés, arrêtés, ou exécutés. Pire : une société de protection privée, Albion, est chargée par le gouvernement d'assurer la sécurité des Londoniens. L'attaque terroriste va servir de prétexte opportun à des lois plus répressives, une politique ouvertement xénophobe et à l'établissement d'un système de surveillance généralisé...

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Dans la peau d'un des rares agents encore actifs de Dedsec, jusqu'ici un citoyen sans histoire, vous allez être chargé par le groupe de constituer une nouvelle équipe, de plus en plus vaste, pour tenter d'inverser la vapeur.

Ensuite, c'est à vous de jouer, en toute liberté : Londres appartient à ses citoyens, et il va falloir les convaincre de reprendre leur ville, quartier par quartier, ou plutôt "borough" par "borough".

Un jeu au contexte grave... mais tout sauf déprimant

C'est tout l'inverse : "Watch Dogs: Legion" est l'un des jeux "bac à sable" les plus distrayants depuis longtemps. Vous êtes libre d'explorer de fond en comble cet étrange Londres en plein basculement dans un régime semi-fasciste, et le fait de pouvoir pirater à peu près tout ce que vous trouverez sur votre chemin pour en détourner l'usage ajoute une touche d'originalité rafraîchissante.

Mais le plus réjouissant, c'est la galerie de personnages : il n'y a qu'à Londres qu'on pouvait imaginer combattre l'oppression dans la peau d'une ouvrière en bâtiment spécialiste en piratage de drones, d'une statue vivante capable de se camoufler en pleine rue, d'une mamie punk et fan d'informatique, d'un développeur de jeux qui a sombré dans la drogue ou d'un banquier quinquagénaire anar en manque de sensations. Un casting qui fait de "Watch Dogs: Legion" le plus barré des jeux de son genre.

🎮 "WATCH DOGS: LEGION" - Disponible sur PC, PlayStation 4 et Xbox One

Bonus : les premières minutes du jeu en vidéo

L'équipe