Plongez dans un monde de complots, de patience, de déguisements et d'assassinats, sur les traces d'un des personnages les plus énigmatiques, sombres et fascinants de l'histoire du jeu vidéo. Ou quand la noirceur se pare d'une glaçante élégance.

Dans la série Hitman, la mort est avant tout une question d'élégance
Dans la série Hitman, la mort est avant tout une question d'élégance © Warner Bros. Interactive Entertainment

Grand, chauve, des traits taillés à la serpe, et un simple code-barre sur la nuque en guise d'identité : voici l'agent 47, un personnage apparu pour la première fois en 2000, et qui hante les consoles de jeu depuis. En 2016, sa série "Hitman" a connu une refonte complète, particulièrement réussie, dont la suite vient tout juste de sortir. Deux jeux complètement imbriqués, et qui s'ouvrent sur une rencontre glaciale dans un bunker en haut d'une montagne.

C'est là que se trouve la mystérieuse Agence, qui a pris le parti d'utiliser des mesures radicales contre la criminalité internationale : une armée d'assassins, chargés d'éliminer discrètement ses plus dangereux représentants. Le job idéal pour notre anti-héros, brillant dans son domaine, sans que lui-même ne sache pourquoi : quelques semaines plus tôt, il s'est réveillé amnésique, dans un hôpital désaffecté.

La réponse est 47

Lorsque vous commencez à jouer, 47 est tout sauf un novice : son nom est de ceux que l'on chuchote avec crainte, presque une simple rumeur. Rares sont ceux qui ont pu constater son existence et rester vivants pour le raconter. Mais encore plus profondément caché dans les ombres, il y a un autre homme, tout aussi mystérieux que 47, qui semble garder un œil mi-admiratif, mi-méprisant sur sa carrière d'assassin. 

Un personnage principal froid et élégant, un adversaire qui construit sa toile autour de lui... Le décor est posé, et l'intrigue se jouera le plus souvent dans les coulisses. Ici, on est à des kilomètres du jeu d'action rempli d'explosions et d'action spectaculaire. Dans "Hitman", les deux mots essentiels sont "discrétion" et "élégance". La série a construit son excellente réputation en plaquant la stratégie d'une partie d'échecs sur un contexte de film d'espionnage.

Faire du monde son arme

Les missions vous plongent dans des univers variés (une réception parisienne, une jungle tropicale, les stands d'une course automobile...), au milieu de la foule, visage anonyme parmi tant d'autres... qui devra le rester. Vous pouvez pour cela vous déguiser, crocheter une serrure, vous fondre parmi les passants. Tout est possible ou presque, et le jeu vous encourage à chercher une entrée de service, à écouter aux portes, à faire du moindre objet du décor une arme, à analyser le comportement d'un garde, d'un invité, d'un passant, pour trouver la meilleure manière de s'infiltrer sans que personne ne se doute de rien...

Dans "Hitman", une mission réussie, c'est une mission sans dommage collatéral, où tout laissera à penser que votre cible a été victime d'un tragique accident. Ici, la patience est la vertu reine, l'inventivité la meilleure des armes, et le jeu se permet même de jouer avec votre propre noirceur... Jusqu'à vous faire culpabiliser de ressentir un délicieux frisson dans le dos, lorsqu'un piège que vous avez patiemment élaboré se referme, impitoyable, sur une proie qui ne se doute de rien. Machiavélique.

HITMAN 2 - Disponible sur PC, PlayStation 4 et Xbox One

Merci à Hélène Fily, Laurent Kramer et Adrien Toffolet pour le doublage des voix.

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