Un procès, c'est souvent de la passion, de l'humanité, des moments de tensions, et parfois quelques rebondissements. La série des "Ace Attorney" contient tout ça, démultiplié par un style manga délirant et des personnages rocambolesques. Incontournable !

Incarnez un avocat rebelle aux postures aussi impressionnantes que son argumentation
Incarnez un avocat rebelle aux postures aussi impressionnantes que son argumentation © Capcom

Oubliez la robe austère de la justice, ces jeux vidéo ne misent pas du tout sur le réalisme : on nage plutôt en plein style manga, avec des affaires rocambolesques, des rebondissements délirants et des personnages hauts en couleur. "Phoenix Wright" ("Ace Attorney" en anglais, "Gyakuten Saiban" en japonais) est une série de jeux toujours en cours (un nouvel épisode doit arriver cette année sur Switch), dont les trois premiers épisodes sont réédités aujourd'hui.

Phoenix Wright, c'est le nom du personnage principal, jeune avocat à la mèche et aux attitudes rebelles, tout juste diplômé du barreau dans un pays imaginaire où l'erreur judiciaire est une sorte de sport national, où les procès ne durent que trois jours, et sont suivis par un public digne des plus grandes pièces de théâtre.

Un "manga dont vous êtes le héros"

Sur la forme, le jeu est basé sur le concept du "visual novel", un type de jeux extrêmement populaire au Japon, ce qui se rapproche le plus de nos "Livres dont vous êtes le héros". C'est donc un jeu où l'on passe beaucoup de temps à lire (des centaines voire des milliers de lignes de dialogue) avec des choix de temps en temps pour faire progresser l'intrigue.

Austère ? Objection ! Phoenix Wright part certes d'une base très classique, mais il a une carte maîtresse : ses moments de procès, incroyables de dynamisme. Chaque affaire charge le pauvre avocat de défendre un innocent injustement accusé, et va permettre au joueur de sauver sa peau en utilisant ses propres déductions. Au fur et à mesure que les témoins à charge défilent, il va falloir écouter attentivement ce qu'ils racontent, pour y déceler des contradictions et faire s'effondrer leurs arguments.

L'idée étant, au fur et à mesure que vous présentez des arguments ou des pièces à conviction, non seulement de prouver que votre client est innocent, mais aussi d'identifier le vrai coupable, souvent le principal témoin, d'ailleurs... Mais un peu comme dans un épisode de Columbo, ce qui compte ce n'est pas l'identité du meurtrier, c'est la manière dont on va le prendre à son propre piège. La musique s'emballe alors autant que les échanges et que votre propre tension nerveuse...

Entre Agatha Christie et Detective Conan

"Phoenix Wright" part facilement dans le n'importe quoi, mais un n'importe quoi drôle, enlevé, épique, bourré de suspens et terriblement prenant. On peut aussi bien le conseiller aux fans de mangas qu'à ceux d'Agatha Christie : pour peu qu'on adhère à ce côté délirant, "Phoenix Wright" est une friandise fluo et acidulée tout à fait rafraîchissante. Ses personnages sont tous extrêmement attachants, ils alternent entre mimiques loufoques cartoonesques et véritables enjeux dramatiques. Et surtout le jeu est vraiment accessible à tous, même les joueurs occasionnels : pour s'en sortir, il suffit de savoir lire et réfléchir un peu.

Notez que la réédition qui sort ce mardi proposera dans les semaines qui viennent une version française. Il n'y a donc plus aucune objection à le faire découvrir au plus grand nombre.

🎮 PHOENIX WRIGHT: ACE ATTORNEY TRILOGY - Disponible sur PC, PlayStation 4, Xbox One et Switch

Merci à Julien Baldacchino, Emmanuel Grabey, Gaudéric Grauby-Vermeil et Thomas Schonheere pour le doublage des voix.

Bonus

Comme chaque semaine, plongez avec nous dans les premières minutes du jeu vidéo dont on vient de vous parler, avec notre "Let's Play" dans l'univers de Phoenix Wright: Ace Attorney...

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