Cette semaine, on tente d'exorciser l'un des démons les plus célèbres du jeu vidéo, qui a donné son nom à une série qui ne montre presque aucun signe d'essoufflement, plus de vingt ans après la sortie de son premier épisode.

En trois épisodes, Diablo est devenu une série de jeux de rôles incontournable
En trois épisodes, Diablo est devenu une série de jeux de rôles incontournable © Blizzard Entertainment

S'il  y a bien un endroit où personne de sensé n'a envie de passer ses  vacances, c'est bien le petit village médiéval de Tristram. Tristram, ses modestes maisons, ses habitants bourrus mais sympathiques, ses paysages bucoliques, ses champs peuplés de vaches (plus ou moins) paisibles, et surtout sa magnifique cathédrale, foyer d'un nombre incalculable de monstres innommables et de morts vivants, puisqu'il s'agit de la prison de Diablo, seigneur de la Terreur, dont même les Enfers ne voulaient plus.

Une créature si emblématique qu'elle a donné son nom à une série de trois jeux vidéo cultes, le dernier (qui vient tout juste de sortir sur Switch après avoir hanté presque toutes les consoles de cette génération et de la précédente) nous entraînant dans la ville de Nouvelle Tristram, construite juste à côté de l'ancienne bourgade détruite (ce qui est sans doute l'une des pires idées de l'histoire du jeu vidéo).

Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'univers de Diablo ne prête pas vraiment à rire. Et d'ailleurs, toute cette histoire d'anges et démons se prend tellement au sérieux qu'elle aurait très bien pu tourner au ridicule.

Un plateau de jeu qui se serait animé

Sauf qu'aux commandes du jeu, il y a un développeur, Blizzard, qui a un talent fou pour créer des ambiances et des univers extrêmement détaillés, où le joueur peut se raconter sa propre aventure.

Diablo III est, six ans après sa sortie, toujours une référence pour son ambiance sonore et visuelle, pour son sens du détail, ses décors changeants, fourmillant d'objets, hantés par des groupes de créatures au design léché et original. Comme si vous déplaciez un pion sur un plateau de jeu de société sans cesse en mouvement, et dont l'unique but est de vous surprendre.

Le succès de Diablo à travers les années vient aussi et surtout du fait qu'il s'agit d'un génial coffre à jouets sans fond. Ça commence par le choix d'un héros (parmi la petite dizaine proposée), un choix qui va instiller un ton et un style de jeu très différent selon que vous aurez choisi d'incarner une nécromancienne zélée, un jeune sorcier ambitieux, une chasseuse de démons qui veut venger sa famille, ou un moine légèrement fanatique et adepte d'arts martiaux...

Aventures aléatoires

La suite de l'histoire, elle dépend en grande partie de vous... et de votre chance. Car Diablo, depuis son tout premier épisode, propose un système particulièrement malin qui renouvelle sans cesse son intérêt, et qui lui a offert un statut à part dans le monde des jeux de rôles vidéoludiques : à l'exception de certaines zones fixes, les endroits que vous explorerez sont construits de manière aléatoire par le jeu, qui va aussi tirer au sort les ennemis que vous rencontrerez et les trésors que vous trouverez. Votre parcours et le héros que vous y aurez construit au fil de ses expériences n'auront donc rien à voir avec celui d'un autre joueur.

Enfin, l'une des principales qualités (ou principaux défauts, selon le point de vue) de Diablo, c'est qu'il est un véritable gouffre à temps libre... Mais après tout, c'est aussi la marque des grands jeux.

DIABLO III - Disponible sur Switch, PlayStation 3, PlayStation 4, XBox One, XBox 360, PC et Mac

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