Cette semaine, comme la Game Boy fêtait ses 30 ans le 21 avril, on a décidé de laisser parler notre nostalgie. Voici donc une chronique sur l'un des meilleurs jeux de la console, sorti en 1993 et qui aura droit fin 2019 à un remake : "The Legend of Zelda: Link's Awakening".

"Link's Awakening", épisode culte de Zelda, une saga tout aussi mythique
"Link's Awakening", épisode culte de Zelda, une saga tout aussi mythique © Nintendo

On ne pouvait décemment pas ignorer l'anniversaire de la Game Boy dans cette chronique, occasion rêvée de parler de mon jeu préféré de a console portable de Nintendo. Et de retomber en enfance pendant quelques minutes.

Nous sommes le 8 décembre 1993, un jour important dans ma chronologie personnelle. Je me souviens parfaitement du moment où, rentré à la maison avec mon cartable sur le dos, j'ai découvert sur le petit meuble qui faisait face à la porte d'entrée une petite boîte dorée, ornée de cinq lettres en rouge transpercés par une épée. Un simple nom : Zelda. Car le 8 décembre 1993, c'est le jour où j'ai découvert l'une des séries les plus mythiques du jeu vidéo, "The Legend of Zelda", avec son épisode Game Boy, "Link's Awakening" ("Le Réveil de Link").

Une fois la console allumée, vous vous retrouviez en pleine mer avec Link, le héros de la série, sur un petit voilier secoué par une énorme tempête. Frappé par la foudre, Link échoue, inconscient, sur une plage inconnue, et une petite île nommée Cocolint. Il y est recueilli et soigné par une jeune fille, Marine, dont les traits lui rappellent tout de suite ceux de Zelda, princesse du royaume d'Hyrule dont il est désormais bien loin. Il se lance alors dans une quête pleine de poésie pour réveiller le Poisson-Rêve, une créature mythique seule capable d'aider le naufragé à rentrer chez lui.

Grande aventure sur petit écran

"Link's Awakening" parvenait à transcender les limites imposées par la technologie de l'époque. Il parvenait à rendre attachants des personnages de 15 pixels de large, à donner l'impression d'être un explorateur en découvrant écran par écran les 272 cases (et pas une de plus) que comptait la carte de l'île, ou à nous faire frissonner lorsqu'on pénètre dans l'un des 8 donjons du jeu.

Surtout, le jeu parvenait habilement à développer un scénario assez sombre et dramatique, derrière son apparence enfantine. Même 26 ans après, on ne dévoilera rien ici pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui n'ont pas encore essayé le jeu, mais sachez que sa dernière ligne droite est teintée d'une douce mélancolie. D'ailleurs le sourire final de Link, dans les dernières secondes, est resté gravé dans les mémoires de ceux qui ont terminé le jeu.

Game Boy, limonade et tartines au chocolat

Si l'on évoque ce jeu aujourd'hui, c'est aussi parce qu'il va bientôt être remis au goût du jour sur Switch...  Et c'est une excellente nouvelle parce que cela permettra de le faire découvrir à un nouveau public. Les nostalgiques y joueront sans doute eux aussi, mais ce ne sera pas tout à fait pareil. Pour les enfants ou ados de 1993, l'aventure de Link sur une île étrange et inconnue avait forcément une résonance particulière. L'épisode développe d'ailleurs une idée qui imprègne toute la série Zelda : que le passage à l'âge adulte est une aventure, parsemée d'épreuves mais exaltante.

Les jeux Zelda, et Link's Awakening tout particulièrement, soulignent parfaitement cette nécessité parfois cruelle d'abandonner une certaine naïveté, une forme d'innocence, pour avancer dans la vie. Ils nous rappellent que le monde magique que l'on parcourt en culottes courtes est confortable mais fragile, qu'il faut un jour le laisser partir en fumée... Mais qu'il nous accompagnera toujours, précieusement rangé dans un coin de notre esprit d'adulte.

🎮 THE LEGEND OF ZELDA: LINK'S AWAKENING - Disponible sur Game Boy et Switch (en décembre 2019)...

Bonus

Tous les mardis, en plus de la chronique radio, nous vous proposons de découvrir en vidéo les premières minutes du jeu de la semaine. Avec les commentaires d'un nostalgique éclairé (qui galère un peu)...

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