L'une des séries de jeux vidéo les plus connues au monde (malheureusement trop souvent à cause de la mauvaise réputation que quelques ligues de vertu lui ont construite) est de retour, et elle propose de quoi vous faire perdre des calories devant votre PC ou votre console. Pour le meilleur, et pour le tir.

Dans "DOOM Eternal", vous parcourez une Terre dévastée (mais promis, ça n'a rien à voir avec le coronavirus)
Dans "DOOM Eternal", vous parcourez une Terre dévastée (mais promis, ça n'a rien à voir avec le coronavirus) © Bethesda Softworks

Ça peut paraître paradoxal, mais créer un bon jeu défouloir demande beaucoup de patience, de minutie, voire de subtilité, oui oui. Des qualités qu'on ne retrouvera toutefois pas dans l'écriture du scénario qui, dans ce nouvel épisode de "DOOM" (comme dans le précédent, sorti en 2016 et qui avait donné une sacrée claque à tout le monde), pourrait tenir sur un post-it, en n'écrivant pas trop gros. Dans les grandes lignes, tout est parti en vrille depuis que les enfers se sont invités sur Terre, et vous allez devoir faire le ménage.

Bref, comme dirait l'autre, c'est l'heure de botter des fesses et de mâcher du chewing-gum, et vous êtes à court de chewing-gum. Ça tombe bien, puisque le héros de "DOOM Eternal", c'est le Slayer, ancien soldat devenu un être surhumain, et la seule chose au monde que craignent les démons qui ont envahi la planète. Dans les bottes du Slayer, c'est vous qui allez devoir annuler l'apocalypse, rien que ça, et ce en utilisant fusils, mitrailleuses lourdes, lance-roquettes ou tronçonneuse sur à peu près tout ce qui bouge.

D'aucuns diront qu'on a déjà évoqué des jeux plus subtils dans cette chronique... Mais souvenez-vous, on a aussi déjà prouvé que les jeux vidéo, même ceux qui ont l'air simple voire simpliste dans leur concept, cachent parfois des trésors insoupçonnés. Et il y a deux éléments très importants qui font que "DOOM Eternal" n'est pas un jeu de tir lambda, mais bien l'un des plus brillants représentants de son genre, peut-être même le meilleur.

Extravagant, flamboyant, metal et... éreintant

D'abord pour son univers extravagant et flamboyant. En mélangeant les enfers à la Terre, le viscéral au béton des villes, les artistes ont façonné un monde gothique impressionnant. Préparez-vous à trembler en regardant passer au loin des démons dont la tête dépasse les plus hauts gratte-ciels ou en parcourant des environnements dignes de l'enfer raconté par Dante. En gros, imaginez vous balader dans une pochette d'album d'Iron Maiden qui aurait pris vie. D'ailleurs, c'est justement dans toute l'imagerie de la musique metal que "DOOM Eternal" puise ses références. Y compris dans son ambiance sonore, grâce au travail galvanisant du compositeur Mick Gordon (qui est allé jusqu'à aller chercher des chanteurs phares de ce style pour constituer une chorale de voix gutturales à souhait).

Mais la plus grande réussite de "DOOM Eternal", c'est sa capacité à vous faire transpirer. Les affrontements sont d'un dynamisme incroyable, au point que vous risquez de devoir reprendre votre souffle après chaque vague d'ennemis. Les développeurs proposent ici une sorte d'aboutissement de toute l'expérience acquise sur les jeux précédents, et tout fonctionne parfaitement : par exemple, en vous permettant de regagner de la santé en abattant vos ennemis au corps à corps, le jeu vous oblige inconsciemment à aller au contact, et à ne surtout pas rester à distance de l'action. Un peu comme au rugby ou à la boxe... On ne le répétera jamais assez : "DOOM" est un sport de combat. Et il pourrait bien vous faire perdre autant de calories que cette séance de running dont vous êtes privé ces temps-ci.

🎮 "DOOM ETERNAL" - Disponible sur PC, PlayStation 4, Xbox One et Google Stadia

Bonus : les premières minutes du jeu en vidéo

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