Suite d'un jeu culte du monde indépendant, qui a inspiré des montagnes d'autres créations, "Super Meat Boy Forever" marque le retour de son héros improbable (un petit steak haché coriace), dans un monde étrangement mignon et hilarant. Mais ne vous y trompez pas : ce steak compte bien s'assaisonner avec vos larmes.

Le monde du jeu vidéo Super Meat Boy Forever n'est pas de tout repos
Le monde du jeu vidéo Super Meat Boy Forever n'est pas de tout repos © Team Meat

Et si je vous disais que l'un des personnages les plus populaires du jeu vidéo indépendant était un petit steak haché avec des bras, des jambes, et un pansement sur ce qui lui sert de tête ? Accrochez-vous, ce matin, on va parler de "Super Meat Boy Forever".

"Super Meat Boy Forever", comme son nom l'indique, est la suite de "Super Meat Boy" (tout court), un jeu sorti en octobre 2010 qui a fait la gloire de ses créateurs. En particulier son concepteur Edmund McMillen, devenu, dans les années qui ont suivi, une sorte de pape du jeu vidéo indépendant. Mais aussi le compositeur Danny Baranowsky, lui aussi devenu une référence, dans la musique de jeu vidéo, jusqu'à composer l'an dernier quelques pistes pour un épisode de la série Zelda...

Une déclaration d'amour qui a presque dépassé ses maîtres

Pourtant personne n'aurait pu prévoir un tel succès : sur le papier, "Super Meat Boy" était un jeu de plateforme tout ce qu'il y a de plus classique, consistant à aller d'un bout à l'autre d'un niveau en évitant des pièges. Ce qui a fait son succès, c'est l'amour perceptible de ses créateurs pour les jeux vidéo en général et ce genre en particulier.

Le jeu multipliait les clins d'œil aux vieux jeux Nintendo des années 80 et 90, en particulier le plus célèbre d'entre eux, puisque les initiales de "Super Meat Boy" (SMB) sont volontairement les mêmes que "Super Mario Bros", épisode fondateur de la série Mario.

Il a aussi marqué (voire traumatisé) les joueurs par sa difficulté, une véritable claque à une époque où, au contraire, on tentait de rendre les jeux vidéo plus accessibles. Le périple de Meat Boy a repopularisé un genre oublié du jeu vidéo, le "die and retry", ces jeux où l'on passe son temps à mourir, à recommencer, puis à mourir encore jusqu'à maîtriser parfaitement le déroulé du niveau.

Une suite qui modifie joyeusement la recette d'origine

Dix ans plus tard, il a enfin droit à une suite particulièrement attendue...  Une suite sans Edmund McMillen ni Danny Baranowsky, partis vers d'autres rivages, mais qui respecte totalement leur esprit complètement barré, avec une ambiance digne des meilleurs cartoons.

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Dans la peau de Meat Boy (un petit steak haché bondissant, donc, rappelons-le) ou de sa compagne Bandage Girl, vous allez à nouveau passer une bonne partie du jeu à mourir des dizaines, des centaines de fois, dans des niveaux construits aléatoirement mais remplis de gouffres immenses, scies circulaires, rayons laser, verre brisé, flaques d'acide et autres caisses de dynamite.

Contrôler Meat Boy est d'une simplicité enfantine (il court tout seul et vous devez juste appuyer sur un bouton de temps en temps), mais le jeu est atrocement difficile. Il va donc falloir recommencer, encore et encore, jusqu'à trouver la bonne méthode pour avancer, et sans laisser le jeu vous faire perdre votre sang-froid.

S'il n'atteint le niveau de perfection de l'original, qui est encore aujourd'hui l'un des meilleurs jeux de plateformes jamais conçus, "Super Meat Boy Forever" a de quoi retenir les joueurs les plus persévérants (ou les plus masochistes). Pensez juste à éloigner tout objet fragile avant de commencer une partie.

🎮 "SUPER MEAT BOY FOREVER" - Disponible sur PC et Switch (prochainement sur Xbox One, PlayStation 4, iOS et Android)

Merci à Julien Baldacchino pour le doublage des voix

Bonus : les premières minutes du jeu en vidéo

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