Cette semaine, on en a eu marre des jeux avec des histoires profondes et des personnages complexes : direction l'univers coloré, enfantin et joyeusement naïf de Katamari, une série de jeux dont le premier épisode vient d'arriver en France depuis le Japon.

La série Katamari est bien connue dans le monde du jeu vidéo pour son ambiance absurde
La série Katamari est bien connue dans le monde du jeu vidéo pour son ambiance absurde © Bandai Namco Entertainment

Quand on veut trouver un jeu vidéo bizarre, étrange, voire complètement barré, la meilleure solution c'est souvent de se tourner vers le Japon. Un pays qui a vu naître bon nombre de références du monde du jeu, avec des aventures formidables dans des univers détaillés, mais où l'on aime bien aussi donner leur chance à des créateurs aux idées un peu décalées.

Une idée qui a fait du chemin

C'est ce qui est arrivé en 2004 à un trentenaire japonais, Keita Takahashi. À l'époque, il donne des cours de programmation à des étudiants, et décide de leur proposer un exercice : un moteur de jeu vidéo tout simple, consistant à faire rouler un amas d'objets pour le faire grandir, un peu comme le ferait un bousier (vous savez, ce petit insecte qui se promène en poussant des boulettes deux fois plus grandes que lui). Une idée qui plaît beaucoup à l'éditeur Namco, un des géants de l'industrie, qui propose à Takahashi d'en faire un vrai jeu vidéo. Et c'est ainsi qu'est né : "Katamari Damacy".

Sorti en 2004 au Japon, il n'avait jusqu'ici jamais atteint nos vertes contrées et nos consoles. Injustice réparée tout récemment avec la sortie d'un remake, Katamari Damacy Reroll.

Le jeu nous propose d'incarner un petit personnage sobrement nommé "le Prince", pour la simple et bonne raison qu'il est le fils du Roi, et pas n'importe quel Roi : "le Roi du tout le Cosmos", un être de la taille d'une planète, avec un melon de la taille d'une petite galaxie, et dont l'élégance et la noble apparence n'ont d'égales que son égoïsme et sa maladresse. La preuve : comme il s'ennuyait, il vient de démolir toutes les étoiles.

Tout roule pour le Prince

Le minuscule Prince (oui, il n'a pas eu les gênes de son père) va donc se retrouver sur Terre, chargé de faire rouler un Katamari, une sorte de boule magique bien trop grande pour lui, qui devient de plus en plus grosse en agglomérant tout ce qui passe. Et quand je dis tout ce qui passe, je veux bien dire TOUT : plus le Katamari grandit, plus il peut absorber de nouvelles choses. Des allumettes, on passe aux morceaux de sucre, puis aux chaussures, aux pots de peinture, aux télévisions, aux chats, aux chiens, aux vaches, aux éléphants, aux humains, jusqu'à carrément faire rouler des maisons, ou des immeubles... Tout ça pour pouvoir fabriquer de nouvelles étoiles pour remplacer celles qui ont été cassées. Bref, une escalade réjouissante dans le n'importe quoi. Le tout sur une bande-son pimpante et ensoleillée.

Katamari Damacy est un jeu délicieusement naïf, au sens le plus noble du terme. Même si techniquement, il est très loin des ancêtres du jeu vidéo (avec son style en 3D ultra-coloré), il est le digne héritier de leur recette : une idée toute simple, un concept qu'on comprend en quelques secondes, et un seul objectif, s'amuser. De quoi se rappeler que dans "jeu vidéo", le mot "jeu" n'est pas là pour faire joli.

KATAMARI DAMACY REROLL - Disponible sur PC et Switch

Merci à Julien Baldacchino pour le doublage du Roi.

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