Après près de 2 ans de développement, le nouveau jeu du studio Supergiant Games sort enfin, et il tient toutes ses promesses. Plongée dans une version superbement remaniée de la mythologie grecque, pour un jeu aussi nerveux que prenant, qui donne envie d’y revenir régulièrement quitte à mourir, encore et encore.

"Hades", un jeu où la mort n’est pas une fin, mais une occasion de jouer encore un peu mieux
"Hades", un jeu où la mort n’est pas une fin, mais une occasion de jouer encore un peu mieux © Supergiant Games

Cette semaine, on vous emmène tout droit en Enfer. Pas n’importe quel Enfer : les Enfers, ceux de la mythologie grecque, le royaume d’Hadès, dieu des morts et irascible frère souterrain de Zeus et Poseidon. "Hades", c’est aussi le nom du jeu dont on vous parle ce matin. Et le problème, c’est que vous n’y incarnez pas le tout-puissant maître des Enfers, mais son fils rebelle, Zagreus.

Zagreus veut partir. Partir coûte que coûte. Le jeu ne vous dit pas pourquoi, en tout cas pas tout de suite : ce sera à vous de le découvrir petit à petit. En tout cas, Hadès ne l’entend pas de cette oreille : il va tout faire pour empêcher son fils de fuir. Quitte à envoyer ses légions pour le ralentir, voire le tuer. Mais pour le fils d’un dieu, la mort n’est pas une fin : juste un retour à la case départ, au palais de son père.

Un univers immédiatement attachant

Zagreus est donc un peu comme Sisyphe (un type très sympa, d’ailleurs, puisqu’on peut d’ailleurs croiser dans le jeu) : condamné à sans cesse tenter et retenter de s’évader du labyrinthe des Enfers, jusqu’à tomber sur plus fort que lui. Heureusement, le joueur n’est pas condamné à ne jamais réussir, car au fil des tentatives, le fils d’Hadès va pouvoir compter sur le reste de son influente famille. Les dieux de l’Olympe, qui viennent de découvrir son existence, vont lui envoyer des coups de pouce régulièrement pour l’aider à les rejoindre.

Tant mieux, car vous allez passer beaucoup, beaucoup de temps dans les Enfers, puisque le jeu est particulièrement addictif… D’abord pour son ambiance très particulière, avec une direction artistique à tomber par terre, colorée et fourmillant de détails, qui donne un joli coup de fouet aux figures de la mythologie grecque. Les personnages ont tous un charisme divin, et comme la progression se fait aussi par les interactions et les dialogues avec eux, on est tout de suite happé par l’histoire tragique de Zagreus et de son étrange famille.

Quelques idées malines pour rendre le jeu accessible à tous

Une narration maline qui évite aussi toute lassitude, un défaut fréquent sur ce style de jeux, où vous affrontez des hordes d’ennemis pour avancer et gagner en expérience. Et tant mieux, car c’est un véritable bonheur manette en main. Une expérience nerveuse et redoutablement efficace, avec des tonnes de petites subtilités et de découvertes qui donnent envie d’aller y mourir encore et encore, chaque fois un peu plus loin, au rythme des commentaires cyniques de Zagreus et de son attitude désinvolte. Un héros extrêmement attachant, qui ressuscite comme si de rien n’était, sortant des tréfonds des Enfers en traînant les pieds comme un gosse qui viendrait de se faire attraper pour une simple bêtise.

Enfin, pour les novices qui auraient peur de tomber sur un défi trop ardu, sachez que les développeurs ont eu la bonne idée de proposer un mode spécial où chaque mort vous rend plus puissant. "Hades" s’adapte à la manière dont vous voulez y jouer. C’est ce qui achève de le faire entrer dans mon Panthéon personnel des jeux à essayer absolument.

🎮 "HADES" - Disponible sur PC, Mac et Switch

Merci à Franck Ballanger, Kévin Dufrêche et Joséphine de Rubercy pour le doublage des voix

Bonus : les premières minutes du jeu en vidéo

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