Portrait de Nicolas Fouquet, surintendant des finances, à l’époque de Mazarin. Il sera l'employeur de Jean de La Fontaine

Portrait de Nicolas Fouquet par Charles Lebrun
Portrait de Nicolas Fouquet par Charles Lebrun © AFP / Josse / Leemage

Nicolas Fouquet vient au monde appuyé sur de solides ancêtres.

Du côté de son père on est membre de parlement à Paris ou en Province. La famille de sa mère est Maupeou, vieille noblesse de robe.

Une éducation chez les jésuites, au célèbre collège de Clermont lui apprend les fondamentaux du savoir en même temps qu'une certaine habileté dialectique plus tard fort utile en société.

Il n'a pas 30 ans que le voilà tout proche du sommet, conseiller de Mazarin.

Rien de tel qu'une semblable position pour se familiariser avec le cœur du pouvoir et pour découvrir les deux ressorts qui meuvent les hommes : la vanité et l'avidité.

Dans le cabinet de Mazarin se trouve également un certain Colbert. 4 ans plus jeune que Fouquet et personnalité contraire : sévérité, austérité, absence totale de charme.

Il est à parier qu'entre les deux conseillers, forcément concurrents dans l'estime du cardinal de Mazarin, l'inimitié fut immédiate

ce qui fit dire à Voltaire :

Il ne faut jamais être la dupe de ces réponses méditées, de ces discours publics que le coeur désavoue ; Colbert paraissait modéré, mais il poursuivait la mort de Fouquet avec acharnement

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