deux sèbres sur la 30° rue
deux sèbres sur la 30° rue © Radio France / Marc Michel-Amadry

Pour remplacer ses zèbres morts de faim, Mahmoud Barghouti, directeur du modeste zoo de Gaza, se résout à peindre des rayures à deux ânes. James, correspondant du New York Times au Moyen-Orient, s’empare de ce fait divers insolite, porteur d’un message d’espoir et de paix. Une chronique dont les échos dépassent les frontières et qui bouleverse des destins.

Entre Paris et Berlin, New York et Gaza, d’un ambitieux consultant à une artiste peintre branchée, d’un intrépide journaliste de guerre à une volcanique DJ, deux couples sont réunis grâce à la magie de ces zèbres pas comme les autres. Bijou d’optimisme, sésame vers le bonheur, Deux zèbres sur la 30e Rue est une incitation à oser vivre à la hauteur de ses rêves. Un livre qui fait du bien, à mettre entre toutes les mains.

28 boulevard des capucines
28 boulevard des capucines © Radio France / David Mc Neil

Le 27 janvier 1997, David McNeil donne un concert exceptionnel à l'Olympia avec tous ses copains chanteurs, juste avant que la prestigieuse salle ne fasse peau neuve. Il évoque ici ses souvenirs truculents ou graves qui le lient à chacun d'eux. On ne s'ennuie pas à l'évocation de ces anecdotes (lui révèlent la nature artistique profonde de David McNeil, mais aussi son côté joyeux, sensible, et de fidèle camarade. Ce récit est conçu comme une fête, à l'image de ce concert où chacun amène un peu de sa personnalité, le lecteur est emporté dans son tourbillon. Au fil des pages, on retrouve çà et là une trace de tous les invités : Souchon, Voulzy, Renaud, Charlebois, Julien Clerc, et, un peu plus loin de nous, Montand, Doisneau ou Chagall.

Le pire a de l'avenir
Le pire a de l'avenir © Radio France / Wolinski

L'humour, corrosif et libertin, de Wolinski passe au scalpel nos petites destinées humaines. Son crayon, souvent cruel mais toujours inspiré, a fait grincer des dents et pleurer de rire plusieurs générations. Cette anthologie nous replonge dans l'univers caustique de Wolinski, à travers de nombreux dessins – dont des inédits – mais également des réflexions du dessinateur. De Cuba au Cambodge en passant par Moscou, il livre des morceaux de sa vie et, sans rien sacrifier de son humour noir, laisse entrevoir une personnalité sensible et troublante. Wolinski se raconte enfin en mots. C'est une première !

A partir du 29 juin, une exposition à La BNF, "Wolinski par Wolinski" , retraçant 50 ans de créations, avec plus de 200 dessins, et sortie du catalogue de l'exposition, une coédition BNF / Hoëbecke.

Et le choix de nos libraires:

  • Manon Trépanier , de la librairie "A lire" à Longueuil, au Québec , nous présente "Charlevoix 1970" , un album photgraphique de Gabor Szilasi avec des textes de Marcel Blouin , David Harris et Jean O'Neil , une préface de Bertrand Carrière , publié aux Editions L'instant même.

Inspiré de la tradition du documentaire social américain, Gabor Szilasi a sillonné la région de Charlevoix, à l'automne 1970, en quête des images qui traduiraient une vie rurale sur le point de disparaître. Aux Éboulements et à l'île aux Coudres, à Baie-Saint-Paul et à Saint-Joseph-de-la-Rive, il a su capter avec acuité l'âme de ce coin de pays et l'esprit des individus. Gabor Szilasi, ce « maître, dont le point de vue a guidé une génération de photographes », pose son regard sur l'Autre avec une « curiosité perpétuelle » et un humanisme qui transcendent la pellicule. Ainsi, son portrait de Mme Alexis (Marie) Tremblay dans sa maison de l'île aux Coudres témoigne de ce passé, pas si lointain, où le Québec hésitait encore entre tradition et modernité, entre le passé et l'avenir. Cette « histoire inédite » qu'offre Gabor Szilasi — celle d'une région dont la richesse folklorique a séduit les historiens, les artistes et les amateurs de tradition orale — se manifeste à travers ses photos comme autant de parcelles de vie. Les carrioles tirées par des chevaux, arrêtées devant le café Au boute de toute (M. Adélard Rochefort devant le café Au boute de toute, Saint-Joseph-de-la-Rive), côtoient les Américaines rutilantes (Grange et automobile (Ford) de M. Joseph Leclerc, Baie-Saint-Paul), tandis que Mme Georges Tremblay pose fièrement derrière son métier à tisser (Mme Georges Tremblay et son métier à tisser, Sainte-Marie-de-Charlevoix).

  • Matthieu Colombe , de la librairie "Goulard", à Aix-en-Provence , nous parle de "Danse avec Nathan Golshem" , un roman de Lutz Bassman , publié aux Editions Verdier.

Tous les ans, à la première lune de l’automne, Djennifer Goranitzé se rend au bord de la mer, sur une immense décharge d’ordures où le corps de son mari a été jeté par les militaires. Elle se repose après les épreuves de son voyage qui a duré des semaines. Et ensuite, elle appelle son mari, Nathan Golshem. Elle l’appelle pendant des jours et des nuits, elle frappe la terre avec les pieds, avec des morceaux de ferraille, avec les mains, elle danse.

Elle construit pour eux deux une hutte avec des débris, pour qu’ils soient de nouveau ensemble, pour qu’une fois encore ils se retrouvent et partagent du temps amoureux, des souvenirs inventés et de la mémoire amoureuse.

Elle danse jusqu’au sang, jusqu’à ce que Nathan Golshem revienne du néant et s’allonge sous la hutte. Il n’y a personne sur la côte, seulement quelques chiens et des mouettes.

Très loin le chuchotement des vagues brise le silence. Djennifer Goranitzé et son mari ferment les yeux sous le ciel étoilé et, de nouveau, ils se parlent et ils plaisantent. Avec une bonne humeur qu’aucune lamentation ne vient contrarier, ils évoquent leurs camarades d’infortune, les combats constamment perdus, les martyrs, les déroutes, les crimes dont ils ont été témoins, victimes ou coupables. Ils rient, ils s’aiment, ils ne savent plus très bien à quel niveau de vérité ou de mensonge se situent leurs anecdotes terribles.

Ils échangent tout. Il n’y a plus entre eux ni mémoire, ni absence de mémoire. Seule persiste la danse des corps, des paroles et des morts en face de la nuit. Seule cette obstination de l’amour : la danse de l’éternel retour.

  • Annick Dor , de la librairie "A livre ouvert", à Bruxelles , nous raconte "Les trois saisons de la rage" , un roman de Victor Cohen Hadria , publié aux Editions Le livre de poche.

Formidable catalogue des mœurs, croyances et turpitudes du monde rural, Les Trois Saisons de la rage , qui se situe en Normandie, est autant le roman d'un médecin de campagne au XIXe siècle que l'évocation universelle de ce qui suscite les comportements humains. Tissant une foisonnante intrigue de destins, de situations et de révélations où la naïveté, le cynisme, l'égoïsme, l'avidité et le désir mènent la ronde, il confirme le talent de Victor Cohen Hadria, l’auteur des Chroniques des quatre horizons , dont la vision du monde, lucide, et même impitoyable, n’est pourtant pas dépourvue d'humanité.

  • Nathalie Romanens , de la librairie "Des livres et moi", à Martigny, en Suisse , nous parle de "La mémoire de l'éléphant, une encyclopédie bric-à-brac" , un album de Sophie Strady et Jean-François Martin , publié aux Editions Hélium.

Voici un exceptionnel album avec de grandes illustrations et des planches encyclopédiques emplies de détails surprenants, extraordinaires ou juste farfelus - mais toujours véridiques, sur toutes sortes de thèmes.

Car dans les replis de la mémoire d’un très vieil éléphant, on trouve, pêle-mêle : des animaux rares ou en danger, un planisphère, des mers, des nuages et des courants, des desserts du monde entier, des instruments de musiques, des dates historiques, des vêtements d’ici et d’ailleurs, des gratte-ciels et des objets de design, des arbres et des plantes… tout un fatras de connaissances accumulées au fil des années.

Marcel, l’éléphant d’Afrique qui a roulé sa bosse, a entrepris de consigner tout ce qu’il a appris dans un grand livre illustré.

Sa mémoire ne lui fait pas défaut : il se souvient de tous les événements de sa vie. Pourtant, le vieil éléphant semble avoir oublié que c’est le jour de son anniversaire… et fait mine de ne pas voir que tous ses amis se sont réunis pour lui concocter une fête mémorable ! Mais n’est-ce pas lui, au contraire, qui va surprendre ses amis ?

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