Ce samedi, rencontre avec Cheikh Hamidou Kane et Pascale Kramer au salon du Livre de Genève, entretien aéroportuaire avec Alexandre Friederich pour son livre easyJet , discussion avec Catherine Millet qui publie Une Enfance de rêve .

Rencontre avec Cheikh Amidou Kane etPascale Kramer , auteure et programmatrice du Salon Africain au Salon du livre de Genève. Plus de cinquante ans après sa parution initiale, retour sur L'Aventure ambiguë et panorama des littératures africaines.

L'Aventure ambiguë
L'Aventure ambiguë © Radio France / 10-18

Entre récit classique et réflexion philosophique, ce texte oppose la pensée technique de l'Occident, tournée vers l'action, et la pensée de l'islam, repliée sur elle-même, mais s'attache finalement au problème de l'existence et de l'angoisse d'être homme.

Alexandre Friederich pour easyJet aux Editions Allia

easyJet
easyJet © Radio France / Ed. Allia

Écrire, c'est d'abord s'asseoir. Plutôt que de s'asseoir devant un bureau, l'auteur a choisi de s'asseoir dans un avion. Cinquante millions de personnes sont transportées chaque année par la compagnie low cost easyJet. Vacances ou travail, toutes entreprennent le voyage dans un but donné. Pour l'auteur au contraire, le transport lui-même a pris le pas sur la destination. Alexandre Friederich a décidé de rejoindre en vingt jours dix-sept destinations, ainsi reliées de façon arbitraire. Son objectif : passer le plus de temps possible à bord des avions. Avec l'acuité du sociologue et la verve réjouissante de l'ironiste, il relate dans easyJet cette expérience, met en évidence le caractère aberrant d'un système qui infantilise l'homme, le transforme en marchandise ou l'humilie au nom de sa sécurité. Lire easyJet , c’est peut-être se prémunir mais c'est aussi entrevoir la fin d'un modèle, celui du low cost et, avec lui, du voyage.

Catherine Millet pourUne enfance de rêve aux éditions Flammarion

Une Enfance de rêve
Une Enfance de rêve © Radio France / Flammarion

Catherine Millet a entrepris ce récit où elle raconte son enfance, son père et sa mère, pour essayer de comprendre comment on peut grandir sans se fabriquer une morale, et comment peut naître le désir d'écrire. Un récit d'apprentissage qui commence par une confession du père de l'auteure de La Vie sexuelle de Catherine M . et qui nous plonge dans un "enfer familial" ayant comme décor une banlieue petite-bourgeoise dans les années 1950.

  • Et les chroniques des libraires

Déborah Damblon , de la librairie "La Licorne" à Bruxelles, pour le policier Là où la lumière se posedeVéronique Biefnot (Editions Héloïse d’Ormesson) :

Séparée de sa sœur quand elle avait 8 ans, Naëlle désire savoir ce qu'elle est devenue. Elle retrouve sa trace dans une communauté isolée des Ardennes. Intriguée et désireuse de faire la connaissance de celle-ci, elle s'introduit dans leur monde mais elle est rapidement horrifiée par les dérives sectaires du groupe.

Laura Sanchez , de la « Librairie du Boulevard » à Genève, pou le roman Tourner la page (avec Balzac) d’Arielle Meyer MacLeod(Editions Zoé) :

Dans la douleur d’une séparation amoureuse, la narratrice retrouve un article qu’elle avait écrit sur une nouvelle de Balzac. Au récit intime, auquel s’ajoute une enquête sur l’écriture de soi, vient alors se nouer l’analyse littéraire, dans un rapport de quasi nécessité. Récit, enquête, analyse s’enrichissent, se soutiennent, s’expliquent. Car à chaque fois il est question d’image, d’images volées, envolées, brisées.

Grégoire Courtois , de la librairie « Obliques » à Auxerre, pour le livre jeunesse Sirocco : mission kakapod’Emmanuelle Grundmann illustré parPing Zhu (Editions Hélium) :

Aujourd’hui, il reste 126 kakapos en Nouvelle-Zélande. Ces « perroquets-hiboux » sont les derniers représentants d’une espèce incroyable, qui abondait autrefois, avant que les hommes ne les déciment après avoir transporté avec eux, sur les îles, dans les cales de leurs navires, rats, chiens, chats, belettes… 1997. Un jeune kakapo, perroquet à l’air un peu démodé qui ne sait pas voler et donc très vulnérable, naît sur une petite île. Don et Deidre, scientifiques spécialistes des kakapos, décident de retirer l’oisillon en danger à sa mère pour lui sauver la vie. Fortement imprégné, Sirocco parviendra-t-il un jour à retrouver un statut semi-sauvage, lui qui n’a jamais pu se nourrir tout seul et a grandi sous les lumières artificielles d’un incubateur ? Et surtout, comment vivra-t-il le fait d’être transporté contre son gré, comme les autres kakapos, sur une île vierge de tous prédateurs ? En effet, leur extinction par les kiore, terribles rats néo-zélandais, semble inéluctable... Le perroquet trouvera-t-il des amis, et une compagne qui l’acceptera comme il est, lui, si proche des hommes ? Bien que quelques libertés aient été prises pour narrer leurs aventures et mésaventures, un grand nombre d’évènements décrits dans ce roman ont bel et bien eu lieu.

Manon Trépanier , de la Librairie « Alire » à Longueuil, pour l’essai Ce qui dit l’écorce, de__Nicolas Lévesque et Catherine Mavrikakis(Editions Nota Bene) :

Explorer la multiplicité des aspects liés au thème de la peau, du vêtement au tatouage, de la blessure aux soins, de l'érotisme à la mort, tel est l'objectif de cette entreprise singulière qui confronte deux écritures et deux pratiques de la pensée.

D'un texte à l'autre, Nicolas Lévesque et Catherine Mavrikakis varient le ton, le style et la forme, passant de l'essai au récit, du journal intime au récit de rêve, dans une composition libre d'alternances, d'échos et de séquences. Appuyant constamment la réflexion sur l'autobiographie, élargissant le propos à l'éducation, à la politique, à la société, à l'histoire, la complexité de la vie se manifeste ici et propose une expérience inédite de la différence.

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