Le système Victoria
Le système Victoria © RF

"Le système Victoria" d'Eric Reinhardt. Editions Stock

« Si David Kolski, architecte reconverti en directeur de travaux, avait renoncé à adresser la parole à cette inconnue croisée dans une galerie marchande, s’il lui avait dit : «Excusez-moi, je suis désolé, je vous ai pris pour quelqu’un d’autre », s’il avait su qu’en abordant une femme de cette stature il entraînerait son existence dans une direction impossible, Victoria de Winter n’aurait pas trouvé la mort onze mois jour pour jour après leur rencontre. Aujourd’hui, elle serait encore vivante, David ne vivrait pas retiré dans un hôtel de la Creuse, séparé de sa femme et de ses filles. Il n’aurait pas été détruit par le rôle qu’il a joué dans ce drame ni par les deux jours de garde à vue qui en ont découlé. Seulement, le visage de Victoria s’est tourné vers le sien et David a aussitôt basculé dans sa vie. »

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skoda © Radio France

"Skoda" Olivier Sillig. Editions Buchet Chastel

Un homme reprend conscience. Autour de lui, ses camarades d'infortune gisent. Tous sont morts. L'histoire se passe aujourd'hui dans un pays qui n'est pas nommé. L'homme s'éloigne. A quelques mètres, une voiture, une Skoda, est à l'arrêt. Elle aussi était dans la cible du raid aérien. Un homme et une femme sont affalés à l'intérieur. Morts. Seul un tout petit bébé respire encore. Après quelques hésitations, l'homme prend l'enfant avec lui et part sur la route.Une fable sur la guerre dans notre monde. En Europe ou ailleurs. L'absurdité et l'horreur du quotidien. Contrebalancées par la beauté du lien qui se crée entre l'homme et l'enfant. La vie contre la mort.Né en 1951, Olivier Silig est romancier et cinéaste. A publié plusieurs romans, dont Bzjeurd, (Folio SF). Il vit à Lausanne.

Heroïques loosers d'Edika,Editions Fluide Glacial

<img src="https://www.franceinter.fr/s3/cruiser-production/2011/09/729e16ec-d561-11e0-b8ee-842b2b72cd1d/640_66459782858159581_cg.jpg" alt="Edika" width="127" height="170" />
Edika © Radio France
On ne résume pas un album d’Édika. C’est d’ailleurs écrit dans le dossier de presse : « ce qui est bien avec les albums d’Édika, c’est qu’ils sont impossibles à résumer ». On ne sait pas si c’est bien, mais c’est comme ça. Lequel dossier ajoute : « Dit-on d’ailleurs INrésumables ou IRrésumables ? » Excellente question, merci de l’avoir posée. Mais revenons à nos moutons. Donc, disions-nous, on ne résume pas un album d’Édika. De toute façon, avec lui, à chaque fois c’est la même chose. Dès le premier volume de la série, le titre annonçait la couleur : Debiloff Profondikoum. Tout était dit. Et depuis, ça ne s’est pas arrangé. Pour peu qu’il aime l’humour absurde et (profondément) débile, le lecteur ne s’en plaindra pas. Dans ce 33e titre, Édika fait du Édika, soit un savant panachage de situations pleines de nonsense, de dialogues interminables à faire pâlir de jalousie Edgar P. Jacobs lui-même (pour ceux qui ne liraient que du Édika , Jacobs était le créateur de Blake & Mortimer), de chutes qui n’en sont pas et de créatures aux poitrines protubérantes (très). Et, en prime, il y a même de belles couleurs : du « rouge à la con » et du « bleu ringard » (c’est marqué sur les encriers). Que dire de ce nouvel album ? Il y a un caméléon équilibriste virtuose sur un vélo à une seule roue, un magicien (rapport au caméléon équilibriste), une Renault 4L, un TGV, un type qui cherche à acheter du Viagra dans une boulangerie, une femme nue (c’est une blague : en fait, il y en a plusieurs) et plein d’autres belles choses. Mais arrêtons-là cette énumération, on dirait la couverture de d’Astérix et Cléopâtre. Le nouvel Édika ? Comme d’habitude, un véritable chef-d’œuvre dans sa catégorie. De toute façon, il est le seul à concourir : Édika est inimitable, comme la Suze, mais bien moins dangereux pour la santé. En d’autres termes, comme dirait Clark Gaybeul, le chat du dessinateur, à la page 43 : « waooof, ça dégage » !

Les libraires : Canada: Manon Trépanier: pour "Le sermon au Poissons" de Patrice Lessard aux Editions Héliotrope.Les vacances se terminent et Antoine a décidé de ne pas rentrer dans son pays. Il aimerait que Clara, sa femme, reste avec lui. Il souhaite recommencer sa vie avec elle ici, dans Lisbonne où tout lui paraît à nouveau possible. Mais Clara préfère rentrer à Montréal. Pour Antoine, Lisbonne prendra alors la forme d'un labythinthe où les visages des femmes se confondent, se mêlent et le ramènent sans cesse à celui de Clara, dont le souvenir l'obsède....Suisse- Nathalie Romanens pour "Le monde d'Archibald" d'Anne Brécart, chez Zoé Poche.Une maison de famille au bord d'un lac où se réunissent chaque été oncles et tantes, cousins et cousines. La narratrice y est déposée par sa mère partie rejoindre son père au loin. Des présences obsédantes règnent sur les lieux. L'initiation amoureuse de la jeune fille, la mort d'Henri, le jeune cousin préféré, les secrets d'Idriss, le Kosovar en charge de la ferme, vont en amorcer la destruction...Belgique: Annick Dor pour "Zombillenium - tome 2 - ressources humaines" d'Arthur de Pins aux Editions Dupuis.Un deuxième tome qui vient étoffer le casting de Zombillénium avec Astaroth, le démon adolescent, et qui confirme, s'il en était besoin, le talent tout particulier d'Arthur de Pins à manier un hmour noir totalement jubilatoireParis - Georges-Marc Habib pour "Un même monde, parcours documentaire (1956-2008) de Jacques Windenberger et Jean-> Marie GuillonEn 2007, le photographe marseillais Jacques Windenberger fait donation de l'intégralité de sa production aux Archives départementales des Bouches-du-Rhô,e.Parallèlement à cette donation, les éditions Images En Manoeuvres publient un ouvrage rassemblant près de 400 photographies sélectionnées et organisées par l'artiste....

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