Akli Tadjer , pour "La reine du tango" , publié aux Editions JC Lattès

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tango © Radio France

Suzanne a grandi seule avec sa mère, La Reine du tango, une danseuse magnifique qui a connu tous les succès, toutes les gloires. Disparue trop jeune, elle a laissé à sa fille sa passion de la danse, des souvenirs éblouissants et une peur immense de l’abandon. De cette enfance, Suzanne n’a gardé que le tango qu’elle enseigne sans oser le danser, et un vieil ami de sa mère, qui s’éteint à l’hôpital. Pour vivre pleinement et enfin danser comme la Reine du tango, Suzanne doit retrouver les clés de cette enfance, comprendre qui était sa mère, apaiser ses peurs et surtout rencontrer un homme capable d’être son partenaire dans la vie et sur scène.Lorsqu’elle croise Yan, un petit voleur, elle est prête à tout.

Guy Gofette , pour "Petits riens pour jours absolus" , publié aux Editions Gallimard

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guy © Radio France

"Les grands sentiments qui marquent la mémoire collective nous donnent le sentiment de vivre au-dessus de notre taille, de sortir de notre condition un moment. C'est une illusion. La poésie, qui souffle où et quand elle veut, se nourrit de détails de l'existence, tous ces petits riens où l'émotion a fait son nid et qui restent à fleur de peau longtemps. C'est à peine un battement d'ailes, un rayon de soleil dans une chevelure, l'arrivée de la neige, un cri de joie, la sourde montée des larmes, la beauté d'un vers, tout, rien. Mais ces riens-là, que le poète habille de sa langue, sont un soutien de poids, une compagnie sensible pour les jours absolus que tous nous traversons : la petre d'un être cher, l'effroi de souffrir, la solitude extrême, le souvenir de notre mort prochaine, bref, tout ce qui tient l'homme par le coeur au plus près de lui-même et des autres."

Marc Dugain et Christophe Labbé , pour"L'homme nu" , publié aux Editions Robert Laffont & Plon

homme nu
homme nu © Radio France

On les appelle les Big Datas. Google, Apple, Facebook ou Amazon, ces géants du numérique, qui aspirent à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies. Derrière cet espionnage, dont on mesure chaque jour l'ampleur, on découvre qu'il existe un pacte secret scellé par les Big Datas avec l'appareil de renseignement le plus puissant de la planète. Cet accouplement entre les agences américaines et les conglomérats du numérique, est en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau. Une puissance mutante, ensemencée par la mondialisation, qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité. La prise de contrôle de nos existences s'opère au profit d'une nouvelle oligarchie mondiale. Pour les Big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une nouvelle dictature qui nous menace. Une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother. Si nous laissons faire nous serons demain des « hommes nus », sans mémoire, programmés, sous surveillance. Il est temps d'agir.

Et le choix des libraires:

Dominique Bressoud , de La Librairie Une petite prose , à Boudry, en Suisse pour « Parti voir les bêtes » , un roman de Anne-Sophie Subilia , publié aux Editions Zoé

Il arpente campagne, forêts et bitume ; il hume, écoute, observe. Réinstallé dans le village de son enfance, il fréquente une poignée de paysans, s’occupe de Cyril, son filleul, s’éprend de Claire, bricole des meubles. Il parle peu, parle mal. La modernité et l’urbanisation de sa contrée le rongent. Quant au chantier qui s’érige non loin, il en a peur. Mais ce molosse le subjugue aussi, le hante et l’emplit d’une étrange colère. Dans une langue traversée d’oralité, Parti voir les bêtes parle d’un amour sans bornes pour une terre condamnée à disparaître. Ce roman fait entrer dans le regard de ceux qui éprouvent sans protection la beauté du monde.

Manon Trépanier , de La Librairie Alire , à Longueuil, au Québec , pour « Je suis là » , un livre de poche de Christine Eddie , publié aux Editions ALTO

Angèle voyage sans bagages. Elle croit au destin et ne tourne pas le dos aux miracles. Personne ne lui veut du mal. Pas depuis qu’un tir groupé d’infortunes l’a prise pour cible. Pas depuis que la vie lui a offert le plus grand des bonheurs pour, peu après, le lui arracher et la jeter sur une île déserte. Presque quatre ans plus tard, l’île d’Angèle s’est repeuplée. À Shédiac, où elle vit entourée de voisins parfois turbulents et d’une tribu de meneuses de claques, elle compte les heures et apprivoise le mode d’emploi de sa nouvelle existence. C’est une histoire vraie, mais ce n’est pas tout à fait la vérité. Plutôt un récit à moitié inventé, un refrain consolateur où ailes rime avec embellie et force, avec mémoire. La preuve que l’imagination a toujours le dernier mot.

Annick Dor , de La Librairie de La Mazerine , à La Hulpe, en Belgique , « Écolonomie : Entreprendre sans détruire » , un essai d’Emmanuel Druon , publié aux Editions Actes Sud

“Il est plus économique de produire de façon écologique.” C’est à partir de cette affirmation, à contre-courant de la pensée traditionnelle, qu’Emmanuel Druon, entrepreneur près de Lille, a transformé, avec ses 122 collègues, l’entreprise Pocheco depuis dix-sept ans. Alors que la plupart des entreprises sont encouragées à rechercher la rentabilité à n’importe quel prix, Emmanuel et son équipe font le pari que prendre soin de la planète et des êtres humains assurera une véritable pérennité à leur projet. Car comme il le dit : “Nous, Occidentaux, avons épuisé la lithosphère et ses ressources fossiles, fissibles, minières et halieutiques. Les gens aussi sont épuisés. On peut encore produire et entreprendre mais sans détruire.” Autonomie en eau et en chauffage, panneaux photovoltaïques, recyclage, reboisement, toit végétalisé, phytoépuration, isolation, suppression des produits chimiques et polluants, une stratégie globale est mise en place pour progressivement limiter au maximum l’impact de l’industrie sur la biosphère. Et les résultats financiers sont là. Alors que Pocheco a investi 10 millions d’euros ces quinze dernières années pour réduire son empreinte écologique, elle a, dans le même temps, réalisé 15 millions d’économies.

Grégoire Courtois , de La Librairie Obliques , à Auxerre , pour « Trésor du lac des trois chats » , un livre jeunesse de Mathis , publié aux Editions Thierry Magnier .

Vive les grandes vacances et les longues grasses matinées ! Alex découvre dans une cabane abandonnée un plan pour accéder à un fabuleux trésor datant du Moyen Âge, enterré au pied d’un chêne. Recherches à la bibliothèque, réunions secrètes, l’expédition est vite montée, avec Mimi, le Singe, Anouk et Djamila. Voilà de quoi pimenter les longues journées d’été.

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