Gloira
Gloira © Radio France / Pascale Kramer

« Je n’ai accepté de venir que parce que Naïs est malade, insista-t-il une fois encore comme pour lui signifier que son affection n’allait pas de soi maintenant qu’elle n’était plus à la rue. Vous savez n’est-ce pas que j’ai dû partir parce que j’ai eu de gros ennuis ? » Michel a presque tout perdu en voulant désespérément aider Gloria. Il a été renvoyé du centre d’accueil où la jeune femme avait été placée, et ne l’a plus revue. Trois ans plus tard, elle le rappelle. Et il consent à la revoir. Très vite, le comportement de Gloria envers sa petite fille, Naïs, l’inquiète et le pousse à s’immiscer dans leur vie. Mais qui cherche-t-il vraiment à sauver ? Chez Pascale Kramer, les enfants sont au centre des histoires, agissant comme des révélateurs. Dans ce dernier roman, l’auteur a su admirablement mettre en scène l’ambivalence au cœur des relations humaines et la solitude de chacun face au jugement des autres. À quoi finalement se mesure la normalité?"

Je suis un homme
Je suis un homme © Radio France / Marie Nimier

«J'aime les femmes. J'envie leur aptitude à jouir plusieurs fois d'affilée, même si avec moi, il faut l'avouer, ce n'est pas arrivé souvent. Est-ce ma faute si je m'endors tout de suite après l'amour ? Je suis beau, tout le monde s'accorde à le dire, de cette beauté rugueuse que je tiens de mon père. Zoé et Delphine prétendent que je suis un macho, dans le bon sens du terme (sic), et les voilà qui dressent l'inventaire de mes petits défauts. Si elles ont tant de choses à me reprocher, pourquoi parlent-elles de moi avec des étoiles dans les yeux ? À leur place, je me serais quitté depuis longtemps.»

  • Frédéric Schiffter pour "La Beauté, une éducation esthétique" , publié aux Editions Autrement .
La beauté
La beauté © Radio France / Frédéric Schiffter

"La beauté naît du flirt intime entre le monde et l'imagination." Aussi fugace soit-elle, la rencontre avec la beauté est une expérience bouleversante. Partant d'un souvenir personnel ? l'apparition d'une femme ?, Frédéric Schiffter invite le lecteur à une méditation philosophique sur la beauté des paysages et des oeuvres qui ont marqué sa vie. Une flânerie érudite à travers les films, les livres, les oeuvres d'art, qui nourrit avec délicatesse notre éducation esthétique.

Et la chronique des libraires:

  • Manon Trépanier , de la librairie "A lire", à Longueil, au Québec , pour "Admissions: courts métrages photographiques" de Jocelyn Michel , publié chez Cardinal Editions .

Sur plus de huit années (de 2003 à 2012), le photographe Jocelyn Michel a réussi le tour de force de réunir les plus grands acteurs du cinéma québécois dans des compositions originales se déclinant en plus de 40 planches uniques et inédites. C'est ainsi que, pour la première fois dans la même publication, Karine Vanasse, Guillaume Lemay-Thivierge, Xavier Dolan, Gilles Renaud, Guy A. Lepage, Guylaine Tremblay, Roy Dupuis, Rémy Girard, Claude Legault et des dizaines d'autres acteurs et actrices se sont prêtés au jeu imaginé par le photographe et ont pris part à des mises en scène extraordinaires qui peignent le paysage cinématographique québécois comme on ne l'avait jamais vu auparavant.

  • Deborah Damblon , de la librairie "La Licorne", à Bruxelles , pour "Soit dit entre nous... j'ai peur de tout: (mais je fais des efforts)" , de Corinne Jamar avec des illustrations de Muriel Logist , publié aux Editions du Castor Astral .

L'écrivain a peur de tout depuis son plus jeune âge, de la vie comme de la mort, des talons hauts, d'une pomme en train de pourrir, de l'icône couper de l'ordinateur, des médecins, des serrures, de son jardin ou des hommes du groupe sanguin B mais elle se soigne.

  • Laura Sanchez , de la librairie du Boulevard, à Genève, en Suisse , pour "L'année où j'ai appris l'anglais" de Catherine Safonoff , publié aux Editions Zoé .

Une femme s’éprend de son thérapeute, le Docteur Ursus. Une situation qui, d’emblée, empêche l’expression simple des sentiments et des désirs. Aussi bien est-ce, pour cette femme, l’occasion idéale d’aimer. Dans ce cadre protégé, surveillé, rien de malheureux ne peut lui arriver. Enchantée au sens fort du terme, la patiente écrit. Dérivé en récit, l’amour imaginaire se trouve ainsi conforté, amplifié.

Tout de cet homme plaît à la narratrice, son regard, sa voix, ses vêtements, sa bienveillante et imparable logique. Elle l’écoute, le dévore des yeux, le respire. Il suffit, ici, que la bonne distance soit observée et l’amour impossible ira à l’infini…

Mais un livre doit finir, et le récit lui-même, qui a longtemps porté la narratrice, l’avertit de revenir à la « vraie vie ». Quant au canari, son symbole vient d’une ancienne tradition. Naguère, on emportait au fond du puits de charbon un petit oiseau chanteur, qui avertissait du grisou mortel son compagnon le mineur.

  • Matthieu Colombe de la librairie "Goulard", à Aix en Provence, pour "Texas cowboys: the best wild west stories published" , de Lewis Tronheim et Mathieu Bonhomme , publié aux Editions Dupuis

Au Far West comme ailleurs, entre vengeance, fortune et amour, il faut parfois choisir… Harvey Drinkwater, un journaliste de Boston, est envoyé au Texas pour faire un reportage sur le "Hell's Half Acre", le coin le plus dangereux du pays. Il décide de profiter de l'occasion pour se venger de l'ex-mari de sa mère, s'enrichir et trouver une femme. Mais, comme le dit Ivy, l'homme du cru, on ne peut pas venir dans l'Ouest pour la vengeance, la fortune et l'amour. Ça fait trop. Il faut choisir.

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