Hommage au dessinateur Fred , co-fondateur de Hara-Kiri et créateur de Philémon , disparu cette semaine.

Philémon
Philémon © Radio France / Fred

En 2011, Fred était l'invité de La Librairie Francophone. Nous vous proposons de réécouter une partie de l'entretien réalisé alors.

Vous entendrez également les témoignages croisés de deux complices de pinceaux, témoins de deux générations distinctes, Gotlib et Manu Larcenet.

> (ré)écoutez l'intégralité de l'entretien avec Fred (Avril 2011)

Jean-Luc Outers pour son roman De jour comme de nuit,__ publié auxEditions Actes Sud.

De jour comme de nuit
De jour comme de nuit © Radio France / Outers

L’ouverture de l’école des Sept-Lieues se déroula, comme prévu, le 1er septembre, date fixée par le ministère pour la rentrée scolaire, une journée spéciale, cela va sans dire, que, pour rien au monde, chacun, qu’il figurât ou non à l’horaire, n’aurait voulu manquer. L’émotion était palpable quand ils se retrouvèrent le matin à huit heures devant la bâtisse enveloppée d’une brume légère qui lui donnait des allures de maison hantée. Ils n’en croyaient pas leurs yeux de se retrouver là tous ensemble après deux années de palabres et de démarches, non pour participer à une réunion de plus, mais pour assister, en tant que témoins et acteurs, à la réalisation de leur rêve le plus fou. Lorsqu’ils s’embrassèrent pour se saluer, certains avaient les larmes aux yeux.

Francis Huster pour Et Dior créa la femme , publié aux Editions Le Cherche-Midi.

Et Dior créa la femme
Et Dior créa la femme © Radio France / Francis Huster

Un portrait de Christian Dior ? Oui, mais aussi un miroir dans lequel Francis Huster se regarde et regarde les femmes. Dans ce roman à la fois vrai et fantasmé, où l'on croise son copain d'enfance Patrick Dewaere, Jean-Louis Barrault ou Jean Marais, le comédien s'intéresse aux dernières années de Christian Dior, celles qui ont vu le succès d'un homme, d'un style et d'une marque. En se racontant au travers de l'histoire de Dior, Francis Huster évoque sa mère couturière, ses souvenirs de théâtre, ses rencontres, ses rêves et le parfum envoûtant des années 1950.C'est surtout, dans un style très personnel, enthousiaste et inventif, le prétexte à un éloge de la folie créatrice, de l'excellence française dans ce qu'elle a de plus admirable, de plus élégant, mais, avant toute chose, c'est une déclaration d'amour à celles sans qui Christian ne serait jamais devenu Dior et qui, sans Dior, ne seraient pas tout à fait les mêmes : les femmes.

A l'occasion de la sortie du livre, La Librairie Francophone en a profité pour visiter La Maison Dior, 30 Avenue Montaigne, à Paris, avec Francis Huster et Philippe Le Moult , Secrétaire Général du Musée Dior à Granville .

Deuxième épisode du reportage initié le samedi 30 mars.

Et les chroniques des libraires :

> Annick Dor , à Bruxelles , pour Fatman (tome 4 de la série La Grande évasion ), une bande dessinée de David Chauvel et Denys parue aux Editions Delcourt :

Aucune cellule, aucune prison ne résistent à Carl Douglas, alias Fatman, le roi de l'évasion. Ce talent brut au flegme tout britannique et à la carrure XXL est recruté de force par des gros bras venus de New York. Ces derniers le somment de faire évader le parrain de leur famille mafieuse, emprisonné à perpétuité dans un établissement de haute sécurité. Ils ignorent que Fatman n'obéit qu'à lui-même...

> Grégoire Courtois , de la librairie "Obliques" à Auxerre , pour Têtes de Maures , un polar de Didier Daeninckx publié aux Editions L'Archipel :

Melvin Dahmani, un désœuvré qui vit de petites escroqueries sur le Net, se rend en Corse pour l'enterrement d'une jeune femme. Là, il apprend que Lysia Dalestra, l'amour d'un été qu'il a connue dix ans plus tôt, s'est suicidée. Que quelques mois plus tôt son frère, Orso, a été déchiqueté par la bombe qu'il destinait à une villa construite trop près des plages. Lors des obsèques, un inconnu qui tente de parler à Melvin est abattu. Chacun des quinze jours qu'il passe sur l'île de Beauté est marqué par une disparition brutale. Lysia a laissé derrière elle quelques indices, à la manière du Petit Poucet : un cahier, et surtout deux têtes de poupées maures. Ils conduisent Melvin à s'intéresser à l'histoire du domaine de Corto-Bello où vivent les Dalestra. Un épisode inconnu de l'histoire insulaire se dévoile : l'expédition militaire organisée en 1931 par Pierre Laval, président du Conseil et ministre de l'Intérieur. Il faudra qu'il risque sa tête pour faire le lien avec le suicide de Lysia...

> Matthieu Langlois , de la librairie "Carcajou" à Laval, Québec , pour Voyage au centre de Paris , roman d'Alexandre Lacroix édité chez Flammarion :

Jardin du Luxembourg. Un homme s'adresse à une femme qu'il s'apprête à rejoindre : il lui raconte l'histoire des mythiques chaises du Jardin, lui parle de La Nausée de Sartre, fait un détour par la Fontaine Médicis... Puis il poursuit «en sa compagnie» une exploration sentimentale et savante de Paris. À chaque rue traversée sont convoqués des anecdotes méconnues, des auteurs oubliés et célèbres ou des souvenirs personnels, du temps où le narrateur visitait de nuit les catacombes, escaladait les toits de Paris ou rencontrait à la bibliothèque la femme qui l'attend aujourd'hui. Dans ce récit aussi érudit qu'accessible, Alexandre Lacroix réussit à partager sa connaissance époustouflante de la ville et à mettre en scène un Paris intime et éternel. Et, ce faisant, il transforme ce roman géographique en un singulier voyage amoureux.

> Nathalie Romanens , de la librairie "Des livres et moi" à Martigny, Suisse , pour Les Habits de la nature , Beau-Livre de Hans Silvester paru aux Editions de La Martinière :

Ce livre n'est pas un reportage mais un poème en images dont le thème est l'homme dans la nature. Le désir de s'embellir, de changer la réalité en un jeu de séduction est au cœur de ces photographies. Ici un visage blanchi ou un sein parsemé d'étoiles, là un torse peint ou une tête coiffée d'herbe. Au foisonnement des couleurs, à la diversité des motifs, répond l'abondance de la nature : branchages, écorces, fruits, fleurs ou graines, tout est matière à habiller, à décorer et à magnifier les corps. Très loin de notre monde moderne, dans le pays des Mursi et des Surma en Ethiopie, les parures, saisies dans toute leur fraîcheur et leur originalité par le talent d'Hans Silvester, sont un élément important de la vie.

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.