• Françis Weygergans vient nous parler de son dernier livre"Royal romance" publié aux Editions Julliard
Royal romance
Royal romance © Radio France / François Weyergans

Daniel Flamm est en train de vivre, entre Montréal et Paris, une de ces histoires d'amour innocentes et sans conséquences comme il en avait jusqu'à présent l'habitude. Il ne s'est pas méfié, il a oublié qu'on ne sait jamais jusqu'ou va vous conduire une rencontre : "J'ai une histoire à raconter, dit-il. Je ne peux plus la garder pour moi." Il se souvient de la première fois ou il a vu sur scène à Montréal une jeune actrice, Justine, et du coup de foudre qui les a réunis malgré leur différence d'âge : "J'adorais passer mes journées avec elle. On ne faisait rien d'autre qu'être ensemble." Le Royal Romance est le cocktail préféré de Justine... Les années passent. On propose de moins en moins de rôles à Justine. Daniel travaille pour une importante papeterie finlandaise et publie des romans qu'il vient régulièrement présenter au Salon du livre de Montréal. Il continue de vivre avec sa femme Astrid et leurs deux filles. Les choses se compliquent lorsque Justine vient s'installer à Paris en cassant le rythme de leurs rencontres dont la rareté faisait le charme. Leurs sentiments s'exprimaient par SMS et envois de cassettes enregistrées. Justine ignore que Daniel est tombé entre-temps très amoureux d'une autre femme, ce qu'il n'ose pas lui dire. Elle s'appelle Florence et le rend, dit-il, "monogame"... Daniel part pour Strasbourg, sa ville natale, près de sa soeur psychiatre. C'est là qu'il apprend la nouvelle qui va l'anéantir.

+Michel Nuridsany vient nous présenter son dernier livre "Andy, Andy" , publié auxEditions Flammarion .

Andy, Andy
Andy, Andy © Radio France / Michel Nuridsany

Évidemment, tout le monde me prend pour un gigolo. Ça m'amuse. Si l'on savait…Oui : j'avais une vie avant de connaître ce cher Andy. Étudiant à l'école du Louvre et voleur amateur, formé ensuite, plus sérieusement, par un collectionneur du quai Voltaire, marchand de faux qu'il savait admirablement rendre vrais, trafiquant d'armes proche des renseignements généraux que j'appelais Monsieur X, je suis devenu un excellent faussaire et un riche marchand.Au Japon, qui était un Eldorado pour des gens comme moi dans les années 60, j'ai fait fortune et rencontré Warhol. On l'appelait, alors, le survivant.C'est un peu après, alors que nous revenions de Giverny, qu'il m'a fait la proposition qui allait changer ma vie et la sienne : prendre sa place, continuer son œuvre, entrer en possession de la marque, comme il m'a dit.Et lui ? Incroyable. Vous n'imaginez pas ce qu'il m'a demandé. »

  • Christian Lutz et Patrick de Saint Exupéry nous présentent le numéro 3 de la revue "6 mois" .
6 mois
6 mois © Radio France / 6 mois

Le numéro 3 de la revue "6 mois" nous présente un essai photographique de Christian Lutz au Nigeria dans l’univers clos des protagonistes du monde des affaires liées au pétrole et au gaz. Son regard incisif révèle un sentiment malsain découlant de l’impact des intérêts économiques sur les populations civiles. Le photographe dresse un constat amer des rapports de forces inégales entre les dominants et les dominés et dépeint un tableau sombre de l’exploitation d’un sous sol africain trop riche. Lors de trois voyages successifs au Nigeria, en 2009 et 2010, Christian Lutz documente le commerce du gaz et du pétrole chez les dominants comme chez les dominés. Il photographie d’un côté les hommes d’affaires expatriés de la capitale Abudja...

Et le choix des libraires:

  • Nathalie Romanens de la librairie "Des livres et moi" àMartigny , en Suisse , nous présente "La guerre des mots", un album de Frédéric Marais et Thierry Dedieu , une coédition Sarbacane et Amnesty International .

Depuis quelque temps, les chiffres sont partout. À la bourse, à la météo, à l’école, dans les journaux… et les mots sont déprimés. Un beau jour, c’en est trop ! Les lettres se révoltent, remplaçant les chiffres arrogants. D’abord un peu perdus – comment vivre sans chiffres ? –, les hommes retombent bientôt amoureux des mots… Un traité en bonne et due forme réconciliera tout le monde, dans la joie et la bonne humeur !

  • Deborah Damblon de la librairie "La Licorne", à Bruxelles , nous parle du livre "Les assoiffées" de Bernard Quiriny , publié aux Editions Points/Seuil .

Qu’il fait bon vivre en Belgique ! Les femmes y sont reines depuis le putsch d’Ingrid, la Bergère, féministe endurcie. Du moins, c’est la version officielle. Les frontières étant fermées, les rumeurs enflent : les hommes seraient parqués dans des camps, esclaves de ces dames, les enfants mâles éliminés. Pour la première fois depuis vingt ans, des journalistes pénètrent sur le territoire belge…

  • Georges-Marc Habib , de la librairie "L'Atelier" à Paris , nous présente "Ce qu'il advint du sauvage blanc" , un livre de François Garde , publié aux Editions Gallimard .

Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom.

Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu'on surnomme désormais le « sauvage blanc ».

  • Ghislain Chouinard , de la librairie Chouinard, à Charny , au Québec , nous présente "Hollywood et la politique" , un essai de Claude Vaillancourt , publié aux Editions Ecosociété .

Hollywood règne sur les salles de cinéma, tant aux États-Unis qu’ailleurs dans le monde. Bien qu’ils vendent du rêve et du divertissement, les films hollywoodiens traitent aussi de questions sociales et politiques. Comment décoder les messages politiques véhiculés par cet imaginaire ? Hollywood et la politique est un guide critique du cinéma étatsunien des années 1980 à aujourd’hui, illustré par de nombreux exemples, de V for Vendetta aux documentaires de Michael Moore, en passant par les blockbusters les plus significatifs.

Forgé au cœur même de l’empire américain, le cinéma hollywoodien est une industrie puissante qui carbure au capitalisme et a tout intérêt à le défendre. Dans ce contexte, les artisans du septième art jouissent-ils de la liberté de créer des œuvres réellement critiques ou sont-ils condamnés à produire des films de propagande ? Traitant du politique dans son sens large, Claude Vaillancourt classe les films en trois grandes catégories : le cinéma du statu quo, qui se contente de répéter les discours officiels ; le cinéma du questionnement, qui dénonce certains problèmes, mais sans remettre en cause l’ordre social ; et le cinéma subversif, où le documentaire occupe une place de premier plan.

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.