Jean-Claude Carrière , pour « Petites histoires du monde » , publié auxEditions Bulles de savon

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carriere © Radio France

« Depuis toujours, partout dans le monde, les hommes se racontent des histoires. Des histoires belles, drôles, philosophiques, qui n’appartiennent à personne, qui deviennent populaires au fil du temps. Le vrai et le faux se mêlent, comme dans la vie. Une histoire inventée doit paraître vraie, une histoire vraie doit paraître inventée. Pendant 25 ans, dans tous les pays où je suis allé, j’ai découvert de nouvelles histoires. Je les ai patiemment collectées. Aujourd’hui je vous les lis. J’espère que vous aurez autant de plaisir à les entendre que j’en ai eu à vous les raconter. »

Charly Delwart , pour « Chut » , publié aux Editions du Seuil

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delwart © Radio France

Dans la Grèce plongée au cœur de la crise, une jeune fille de quatorze ans décide d’arrêter de parler et se met à écrire sur les murs d’Athènes, au milieu des inscriptions qui se multiplient dans la ville pour dénoncer le système qui a conduit à l’effondrement. Ses slogans a? elle sont tournés vers l’après, car elle est de la génération qui devra reconstruire, croire. Ses parents se séparent, sa sœur ne veut rien savoir, son frère s’est exile?, son entourage est perplexe. Mais elle tient bon.

Bernard Lavilliers , pour une rencontre exceptionnelle avec Jean-Claude Carrière et un live acoustique

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bernard © Radio France

Après "Baron Samedi" , Bernard Lavilliers est de retour avec l'album "Acoustique" où il reprend 14 chansons de son répertoire dans un style épuré et avec des invités de prestige.

Vous retrouverez les titres mythiques qui ont jalonné la carrière du Stéphanois comme "St-Etienne" , "La grande marée" , "Les mains d'or" , "Fensch Vallée" , "Attention Fragile" , ou encore "Noir et Blanc" .

Bernard Lavilliers a invité d'autres artistes à l'accompagner sur cet album : Catherine Ringer , Oxmo Puccino , Jean-Louis Aubert et Faada Freddy . Découvrez les clips avec Catherine Ringer et Jean-Louis Aubert .

Et les choix des libraires

Déborah Damblon , de la librairie « La Licorne » , à Bruxelles , pour « Les Crocodiles » , une bande dessinée de Thomas Mathieu , publié auxEditions Le Lombard

Thomas Mathieu illustre des témoignages de femmes liés aux problématiques comme le harcèlement de rue, le machisme et le sexisme ordinaire. Son travail s'inscrit dans un mouvement plus large de prise de conscience et d'une nouvelle génération de féministes qui utilisent internet pour réfléchir et informer sur des concepts tels le "slut-shaming " ou le "privilège masculin". Dans ses planches, les décors et les personnages féminins sont traités en noir et blanc de manière réaliste tandis que les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles verts. Le lecteur ou la lectrice est invité à épouser le point de vue de la femme qui témoigne et à questionner le comportement des crocodiles particulièrement quand ils endossent le rôle stéréotypé de dragueurs/prédateurs/dominants

Florence Bourdin , de la librairie « Mot de passe » , à Neuchâtel, en Suisse , pour « La Garçonnière » , un poche d’Hélène Grémillon , publié aux Editions Folio

Ce roman est inspiré d’une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987. C’est l’hiver. Les saisons ne sont pas les mêmes partout.

Grégoire Courtois , de la librairie « Obliques » , à Auxerre , pour « Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française » , un essai d’Eliane Viennot , publié chez iXe Editions

Le long effort des grammairiens et des académiciens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique.

La domination du genre masculin sur le genre féminin initiée au XVIIe siècle ne s’est en effet imposée qu’à la fin du XIXe avec l’instruction obligatoire. Depuis, des générations d’écolières et d’écoliers répètent inlassablement que « le masculin l’emporte sur le féminin », se préparant ainsi à occuper des places différentes et hiérarchisées dans la société.

Ce livre retrace l’histoire d’une entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques. Riche en exemples empruntés aux deux camps, il nous convie à un parcours plein de surprises où l’on en apprend de belles sur la « virilisation » des noms de métier, sur les usages qui prévalaient en matière d’accords, sur l’utilisation des pronoms ou sur les opérations « trans-genre » subies par certains mots.

Manon Trépanier , de la librairie « Alire » , à Longueuil, au Québec , pour « Blues nègre dans une chambre rose » , un roman de Jennifer Tremblay , publié chez VLB Editeur

Pour se défaire de son amour pour lui, Fanny écrit à Bobo dans des cahiers qu'elle ne lui fera jamais lire. Sa plume, mimant le désir, s'emballe et s'interrompt comme une musique insensée. Alors que Fanny croyait lui avoir échappé, son amant, fuyant mais insatiable, la rattrape encore.

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