Cette semaine,La Librairie Francophone s'est installée au Festival "Le livre sur les quais", à Morges, en Suisse avec Tatiana de Rosnay, Présidente d'honneur du Festival et les auteurs Metin Arditi , David Bosc et Amélie Nothomb

Metin Arditi pour son roman "La Confrérie des moines volants" , publié aux Editions Grasset.

La confrèrie des moines volants
La confrèrie des moines volants © Radio France / Metin Arditi
  1. Le régime soviétique pille, vend et détruit les trésors de l’Eglise russe. Il ferme plus de mille monastères. Des centaines de milliers de prêtres et de moines sont exécutés. Les plus chanceux s’échappent, vivant cachés dans les forêts.Voici l’histoire de Nikodime, qui, avec l’aide d’une poignée de moines-vagabonds, tente de sauver les plus beaux trésors de l’art sacré orthodoxe. Où l’on rencontrera un ancien trapéziste, un novice de vingt ans et quelques autres fous de Dieu. De l'avant-guerre à nos jours, de la Russie bolchévique à la Moscou des milliardaires et des galeries d’art, l’étourdissante histoire de quelques hommes de courage.Et puis, bien sûr, il y a Irina. Elle fuit l'Enfer, traverse l'Europe, arrive à Paris, change d'identité... Elle est au cœur de cette lumineuse histoire de résistance et de rédemption.

David Bosc , pour son livre "La Claire Fontaine" , publié aux Editions Verdier.

La Claire Fontaine
La Claire Fontaine © Radio France / David Bosc

L’homme qui venait de franchir la frontière, ce 23 juillet 1873, était un homme mort et la police n’en savait rien. Mort aux menaces, aux chantages, aux manigances. Un homme mort qui allait faire l’amour avant huit jours.En exil en Suisse, Gustave Courbet s’est adonné aux plus grands plaisirs de sa vie : il a peint, il a fait la noce, il s’est baigné dans les rivières et dans les lacs. On s’émerveille de la liberté de ce corps dont le sillage dénoue les ruelles du bourg, de ce gros ventre qui ouvre lentement les eaux, les vallons, les bois.Quand il peignait, Courbet plongeait son visage dans la nature, les yeux, les lèvres, le nez, les deux mains, au risque de s’égarer, au risque surtout d’être ébloui, soulevé, délivré de lui-même.De quel secret rayonnent les années à La Tour-de-Peilz, sur le bord du Léman, ces quatre années que les spécialistes expédient d’ordinaire en deux phrases sévères : Courbet ne peint plus rien de bon et se tue à force de boire ?Ce secret, éprouvé au feu de la Commune de Paris, c’est la joie contagieuse de l’homme qui se gouverne lui-même.

Amélie Nothomb , pour son roman "La nostalgie heureuse" , publié aux Editions Albin Michel.

La nostalgie heureuse
La nostalgie heureuse © Radio France / Amélie Nothomb

« Tout ce que l’on aime devient une fiction. » Amélie Nothomb

Et les chroniques des libraires:

Nathalie Romanens , de la librairie "Des livres et moi", à Martigny, en Suisse, pour "Le sous-bois" un roman d'Anne-Frédérique Rochat , publié aux Editions Luce Wilquin.

C’est l’été. Le début du mois de juillet. Les membres d’une même famille, où les rôles semblent s’être inversés, partent en vacances pour la première fois de leur vie. La fille aînée, quarante ans, qui habite encore chez ses parents et s’occupe avec beaucoup de zèle de son « petit monde », a loué pour l’occasion une maisonnette perdue au milieu d’une forêt de hêtres. Elle emmène donc sa sœur cadette de vingt ans, son père et sa mère, en voyage vers l’inconnu; histoire de bousculer un peu leurs habitudes et de découvrir de nouveaux horizons. Mais cette bouffée d’air engendrera des bouleversements beaucoup plus importants que ceux qu’elle avait prévus. Quand «se sacrifier» pour sa famille relève en fait de l’égoïs­me et de la peur, et saccage des vies. Un conte cruel à l’atmosphère mystérieuse et inquiétante, à la frontière du rêve

Déborah Damblon , de la librairie "La Licorne", à Bruxelles, pour "Sauvez Mozart" , un poche de Raphaël Jerusalmy , publié chez Actes Sud / Babel.

De juillet 1939 à août 1940, le journal d'Otto J. Steiner, critique musical salzbourgeois reclus dans un sanatorium en déshérence au cœur d’un monde qui tombe en miettes. En orchestrant la vengeance de la musique contre l’Histoire, Raphaël Jerusalmy signe le roman irrésistiblement cruel et drolatique d’un destin à deux doigts de changer celui du siècle.

Manon Trépanier , de la librairie "Alire", à Longueuil, au Québec , pour "Québec Western: villes après villes" , un beau-livre de Jacques Blondin , Marie-Hélène Lebeau-Taschereau & Mélissa Maya Falkenberg , publié aux Editions Les Malins.

Robert Charlebois a déjà joué dans un film de Sergio Leone. Paul Daraîche n’aimait pas le country. Un Québécois a partagé la scène avec Elvis Presley. Le Wild West Show de Buffalo Bill s’est arrêté à Montréal. Un rodéo s’est tenu au Complexe Desjardins. Isabelle Boulay a enregistré avec Dolly Parton. Les négociations entre Kenny Rogers et le Festival Western de St-Tite ont failli achopper sur une question de cuisson d’ailes de poulet... De l’écho des montagnes, où le yodel est né, au célèbre festival de Saint-Tite, Québec Western vous amène faire un tour de char (ou de calèche, si vous préférez) à la découverte d’une culture trop souvent méprisée. Portrait de cow-boys de toutes sortes, ce livre se veut une traversée des différentes contrées westerns : le cinéma, la musique, la danse, la littérature, le rodéo, la mode, l’histoire et l’imaginaire. Le mythe ayant voyagé bien au-delà de l’Ouest, fans et néophytes sauront certainement y trouver leur compte...

Matthieu Colombe , de la librairie "Goulard", à Aix-en-Provence, pour "Temudjin" , une bande dessinée d'Antoine Carrion et Antoine Ozanam , publié aux Editions Daniel Maghen.

Le chaman Ozbeg l’a vu pendant sa transe, l’enfant à naître sera exceptionnel. Tous les signes sont là : un caillot au creux du poing, un troisième oeil, la protection et le soutien des esprits. Il accomplira de grandes choses, mènera ses hommes à la victoire… S’il peut réunir à nouveau les clans mongols déchirés par des luttes intestines, son nom est tout trouvé : il sera un nouveau Temudjin, prénom chargé d’histoire et d’espoir. Sa destinée sera similaire à celle de Gengis Khan, qui porta le même prénom il y a de cela bien des générations. Fruit de l’union d’une mortelle avec un esprit de la forêt, il sera un nouveau khan, un des plus grands. Quand l’histoire rejoint l’Histoire, elle sublime la quête initiatique d’un jeune homme se débattant entre destin et libre arbitre… Tous les Temudjin deviennent-ils vraiment des khan ?

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