Antoine Wauters , pour "Nos mères" , publié aux Editions Verdier

Antoine Wauters
Antoine Wauters © Radio France

Dans un pays du Proche-Orient, un enfant et sa mère occupent une maison jaune juchée sur une colline. La guerre vient d’emporter le père. Mère et fils voudraient se blottir l’un contre l’autre, s’aimer et se le dire, mais tandis que l’une arpente la terrasse en ressassant ses souvenirs, l’autre, dans le grenier où elle a cru opportun de le cacher, se plonge dans des rêveries, des jeux et des divagations que lui permet seule la complicité amicale des mots.Soudain la guerre reprend. Commence alors pour Jean une nouvelle vie, dans un pays d’Europe où une autre mère l’attend, Sophie, convaincue de trouver en lui l’être de lumière qu’elle pourra choyer et qui l’aidera, pense-t-elle, à vaincre en retour ses propres fantômes.Ce texte, cruel et tendre à la fois, est avant tout le formidable cri d’un enfant qui, à l’étouffement et au renoncement qui le menacent, oppose une affirmation farouche et secrète de la vie. C’est ce dur apprentissage, fait d’intuition et de solitude, qui lui ouvrira plus tard des perspectives insoupçonnées.

Santiago Amigorena , pour "Des jours que je n'ai pas oublié" , publié aux Editions POL

Santiago Amigorena
Santiago Amigorena © Radio France

Peut-on aimer deux personnes à la fois ? La question est si simple et la réponse inévitablement si compliquée. Surtout lorsqu’elle n’est pas formulée par celui qui a doublement aimé mais par l’un de ceux qui devaient se contenter de la moitié d’un amour.Les quelques jours de ce voyage en Italie racontent ce qu’a vécu un homme qui n’était plus aimé qu’à moitié.

Mathias Malzieu , pour "La mécanique du coeur : l'album du film Jack et la mécanique du coeur" , publié aux Editions Flammarion .

Mathias Malzieu
Mathias Malzieu © Radio France
Le jour de la naissance de Jack, en 1874 à Edimbourg, il fait si froid que son coeur en reste gelé. La sage-femme qui l'a mis au monde remplace l'organe défectueux par une horloge qu'il ne faut pas oublier de remonter tous les matins. Le garçon doit aussi éviter toute émotion, mais il va rencontrer une chanteuse de rue au regard de braise. Une édition spéciale en marge de la sorite en salle de l'adaptation à l'écran par l'auteur du roman parut en 2008 chez Flammarion le scénario du film et des photographies du tournage. A l'occasion de la sortie du film, le service culture met en place sur le site de France Inter un dispositif spécial que vous pouvez découvrir [ici](http://www.franceinter.fr/dossier-mathias-malzieu-le-roman-dun-reveur "Pages Spéciales Mathias Malzieu"). ### **Et Les chroniques des libraires:** **Manon Trépanier** de la librairie _"Alire"_ à Longueuil, au **Québec** , pour _**"L'enfant qui savait parler la langue des chiens"**_ , un livre de poche de **Joanna Gruda** , publié aux **Editions Boréal Compact** . En nous racontant sous forme romanesque l’histoire véridique de son père, Joanna Gruda dépeint une enfance hors du commun, qui commence à Varsovie à l’orée de la guerre et qui s’achève dans Paris libéré. Ce récit captivant est d’abord l’histoire d’un enfant qui garde sa capacité d’étonnement devant les tours et les détours du destin. Animé d’un espoir inextinguible, il nous donne une extraordinaire leçon de survie. **Deborah Danblon** , de la librairie _"La Licorne_ ", à **Bruxelles** , pour _**"Benny, Sammy, Lulu et autres nouvelles"**_ , un recueil de nouvelles de **Geneviève Damas** , publié aux **Editions Luce Wilquin** . Douze nouvelles, douze trajectoires de vie, douze moments où des êtres atteignent leur point de rupture. L’occasion de regarder les choses en face et, pourquoi pas, de prendre une trajectoire inexplorée, d’affronter ce qui fait peur, de larguer les amarres. Élisabeth quitte précipitamment une réunion de famille pour aller acheter du wasabi, ‘Ma trottine le long d’une grand-route avec Benny, Jonas est sous l’emprise de son chat, Alice choisit d’enfoncer ses talons aiguilles dans la neige, Samy cherche quelqu’un à qui parler, un jeune professeur de français défend un projet théâtre face à un conseil de classe… Tour à tour, ces personnages prennent la parole, à leur manière, l’occasion de murmurer une vérité qui jamais n’a été dite. **Florence Bourdin** , de la libraire _"Mot de passe"_ , à Neuchâtel, en **Suisse** , pour _**"Je n'ai pas fait mes devoirs parce que..."**_ , un livre jeunesse de **Benjamin Chaud** et **Davide Cali** , publié chez **Hélium Editions** . Une histoire qui démarre par une question toute simple : Dis-moi, pourquoi n’as-tu pas fait tes devoirs ? Un jeune élève va laisser libre court à son imagination, et s’inventer les excuses les plus folles !... Voici un livre bien pratique quand on n'a pas fait ses devoirs. Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains (surtout pas entre celles des parents ou des professeurs !). Un livre précieux où puiser des excuses toujours plus folles. Mais attention, chaque excuse ne pourra être utilisée qu’une seule fois ! **Grégoire Courtois** , de la librairie _"Obliques"_ , à Auxerre, pour**_"Sade vivant"_** , une biographie de **Jean-Jacques Pauvert** publié aux **Editions Le Tripode** . Quelle était donc cette façon de penser ? Qui était vraiment Sade ? Voici les questions essentielles auxquelles cette monumentale biographie tente de répondre. Fruit de décennies de recherches et de réflexions, enrichie de nombreux documents, dont plusieurs inédits, Sade vivant libère l’écrivain et ses écrits des fantasmagories qu’ils ont bien souvent suscité. Et suscitent encore. Jean-Jacques Pauvert a été le premier éditeur au monde à avoir publié officiellement Sade, sous son nom. C’était en 1945. Depuis, celui qui allait devenir un des éditeurs les plus aventureux du XXe siècle n’a jamais cessé d’interroger cette œuvre qui fait de Sade « l’un des cinq ou six génies universels de très grande dimension ». Cette édition de _Sade vivant_ peut être considéré comme la conclusion de ce long compagnonnage.
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