Ariane Lefort , pour "Au plaisir, François" , publié aux Editions du Seuil

Au plaisir, François
Au plaisir, François © Radio France / Ariane Lefort

Marie, professeur d'histoire de l'art à Bruxelles, est tombée amoureuse d'un mécanicien qui vit à l'autre bout du monde. Cette liaison insolite n'est pourtant pas la seule nouveauté de sa vie: son père, François, lui avoue qu’il a un amant et se mère, loin de vouloir divorcer, semble prête à accepter ce tardif coming out.

Au carrefour de toutes les confidences, Marie va devoir mener de front la nouvelle donne familiale : la fragilité de son lien pourtant passionnel avec son nouvel amant, les préjugés de son frère embourgeoisé, la solitude de sa mère et le nouveau visage que lui offre son vieux père, soudain rajeuni par un amour inattendu et exposé en plein jour. Sur un ton léger, mais non dénué de profondeur psychologique, l'auteur nous fait partager, avec humour et émotion, les étrangetés d'une vie moderne, où tragédies et cocasseries se côtoient.

Adrien Bosc , Denis Grozdanovitch et William Klein pour la revue "Desports"

Desports
Desports © Radio France / Desports

Après le succès du premier numéro Desports n°2, le premier magazine sportif à lire avec un marque-page!

Un petit beau livre à la croisée du journalisme et de la littérature

Les plus grandes plumes du journalisme et de la littérature au service du sport: David David Foster Wallace, Geneviève brisac, Paul Fournel, Anne Nivat, Jérôme Cazadieu, Denis Grozdanovitch et William Klein, etc...

Un numéro plus particulièrement consacré au tennis!

Les Ogres de Barback et Anne Sylvestre pour "pitt Ocha et la Tisane de couleurs" , publié aux Editions Irfan

Pitt o cha
Pitt o cha © Radio France

Les Ogres de Barback, c'est une histoire de famille. On pourrait affirmer que le groupe existe depuis la naissance des quatre frères et soeurs Burguière, qui le composent. Sam, Fred puis Alice et Mathilde, jumelles, nés à Cergy Pontoise de parents mélomanes et musiciens issus de l'immigration arménienne se révèlent dotés d'un don certain pour la musique et n'envisageront jamais de vivre autrement que par elle. Bercés par les chansons de Brel, Brassens, Férré et Pierre Perret. Sam s'entiche du violon et Fred de l'accordéon. Tous deux jouent dans la rue, où ils se perfectionnent en faisant la manche et les quatre cent coups. Les deux jumelles plus conformistes, optent, elles, pour l'enseignement du conservatoire. Ce sera le violoncelle pour Alice, le piano et la flûte traversière pour Mathilde.

Et les chroniques des libraires:

Damien Malfait , de La Librairie du Boulevard , à Genève, en Suisse , pour "La nostalgie: quand donc est-on chez soi?: Ulysse, Enée, Arendt" , un essai de Barbara Cassin , publié aux Editions Autrement.

Au départ, il y a une question émouvante : pourquoi, se demande Barbara Cassin, suis-je en proie à la nostalgie dès que je mets les pieds en Corse, alors que je n'y ai pas mes racines ? C'est peut-être que cette île appartient à la Méditerranée, mer de l'Odyssée et de l'impossible retour. Dans cette enquête cheminant en compagnie d'Ulysse, d'Enée et d'Hannah Arendt, la philosophe montre, avec une érudition polyglotte, que la nostalgie est moins une affaire de sol, que de langue natale.

Déborah Damblon , de la librairie La Licorne , à Bruxelles , pour "Animal lecteur t4: Le jour le pilon" , une bande dessinée de Libon (dessin) et Salma (scénario), publié aux Editions Dupuis.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le fan de BD sans oser le demander enfin révélé par Libon et Salma. Depuis quatre ans, ils livrent en effet dans les pages de Spirou, tous les trucs à savoir pour repérer le fan de BD : ses manies, ses travers, ses obsessions, ses codes lexicaux... On rit beaucoup sur le dos de cet étrange animal qui peuple les rayons des librairies de BD, et ce d'autant plus qu'on reconnaît tout ! Quand on ne s'y reconnaît pas carrément...

Matthieu Colombe , de la librairie Goulard , à Aix-en-Provence, pour "L'évasion" , un polar de Dominique Manotti , publié aux Editions Gallimard , dans La Série Noire.

1987, Paris. Filippo Zuliani, jeune délinquant italien évadé de prison, se réfugie en France. S’il se met à écrire, c’est pour séduire une femme, pour retrouver les souvenirs d’un ami, pour exister tout simplement, et sortir de l'extrême solitude dans laquelle il se trouve. Il se raconte sa vie en prison, son évasion, la suite. Finalement, à travers ce travail de création, il devient écrivain. L’écriture est sa vie, lui construit une personnalité, lui bâtit sa propre vérité. Et il se trouve pris à son corps défendant dans un jeu très complexe entre réfugiés politiques, police et services secrets italiens. Vrai ou faux, son roman? En tout cas, un genre d’histoire dont on peut mourir…

Matthieu Langlois , de la librairie "Carcajou" , à Laval, au Québec , pour "La courte année de Rivière-Longue" , un roman d'Elise Lagacé , publié aux Editions Hurtubise.

À Rivière-Longue, personne ne se parle, personne ne se raconte à l’autre. À Rivière-Longue, l’impromptu est redouté et l’ailleurs, rejeté. À Rivière-Longue, la passion n’est pas souhaitable. Après tout, l’amour, c’est si imprévisible… Et pourtant. L’une des leurs est partie, laissant sa fille derrière elle. Tout le monde sait pourquoi, mais personne ne dit ni ne fait rien. Un étrange, Roland, s’installe un jour à Rivière-Longue et tous les marginaux du village se regroupent autour de lui dans la réalisation d’un grand projet : celui de construire une maison pour Aline, celle qui est partie. C’est ainsi que Mario le simple d’esprit, Martin le pêcheur dit Le Grand, Gitane l’avocate non-pratiquante, la petite Simone trop brillante pour ses trois ans et Marcelle la fille d’Aline, deviennent peu à peu… une famille. Sans compter Verlaine, le chat. Et L’Ours.

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