Cette semaine, La Librairie francophone est à la Foire du Livre de Bruxelles.

Armel Job pour son livre "Un bon coupable" , publié aux Editions Robert Laffont

Un bon coupable
Un bon coupable © Radio France / Armel Job

Un dimanche d'été à l'heure de la messe, un village désert. Un homme en état d'ébriété qui le traverse au volant de sa jeep et s'en va finir sa course dans une rivière, non loin de là. Une Jaguar rutilante qui emprunte le même trajet à vive allure. Un accident sans témoins. Une fillette de dix ans tuée sur le coup. Un coupable tout désigné. Un second suspect potentiel - au-dessus, lui, de tout soupçon.La soixantaine débonnaire, Carlo Mazure mène une vie de patachon assez misérable. Tout l'inverse de Régis Lagerman, procureur de son état, jeune fonctionnaire ambitieux, promis à un bel avenir. Deux hommes que tout oppose et dont les destins vont pourtant se confondre.Le bon coupable porte le sceau inimitable de ces contes philosophiques cruels dont Armel Job s'est fait une spécialité. Sur les traces de Mazure et de Lagerman, il nous propose une nouvelle et déconcertante parabole du pharisien et du publicain.

Boris Cyrulnik pour son livre "Sauve toi, la vie t'appelle" , publié aux Editions Odile Jacob

Sauve toi, la vie t'appelle
Sauve toi, la vie t'appelle © Radio France / Boris Cyrulnik

"Lors de ma première naissance, je n'étais pas là. Mon corps est venu au monde le 26 juillet 1937 à Bordeaux. On me l'a dit. Je suis bien obligé d'y croire puisque je n'en ai aucun souvenir. Ma seconde naissance, elle, est en pleine mémoire. Une nuit, j'ai été arrêté par des hommes armés qui entouraient mon lit. Ils venaient me chercher pour me mettre à mort. Mon histoire est née cette nuit-là". C'est cette histoire bouleversante que Boris Cyrulnik nous raconte pour la première fois en détail dans ce livre où l'émotion du survivant se conjugue au talent de l'écrivain, où le récit tragique se mêle à la construction de la mémoire, où l'évocation intime d'une enfance fracassée par la guerre exalte la volonté de surmonter le malheur et de répondre à l'appel de la vie.

Une histoire poignante, hors du commun, qui retentit profondément en chacun d'entre nous.

Rodney St Eloi pour son recueil de poésie "Jacques Roche. Je t'écris cette lettre" , publié aux Editions Mémoire d'Encrier

Jacque Roche. Je t'écris une lettre
Jacque Roche. Je t'écris une lettre © Radio France / Rodney St Eloi

Qu'est ce qui manque quant au petit matin on apprend la mort d'un ami cher. On écrit simplement une lettre pour parler à l'ami disparu. On revient à sa vie,à ses amours et aux choses qui ne se racontent que dans la parenthèse de la nuit. On se souvient alors que tout homme est un arbre qui touche le ciel.

Axelle Red pour son livre "Axelle Red - Fashion Victim" , publié aux Editions Racine

Fashion Victim
Fashion Victim © Radio France / Axelle Red

Axelle Red nous dévoile en étoffes, en élégance et en photos, l'histoire passionnelle et réciproque qui la lie à la mode. Artiste complète et femme à multiples facettes, elle compose depuis pusieurs décennies sa partition personnelle sur toutes les gammes du style. Proche des créateurs belges, fidèle à ses inspirations musicales; elle est parfois muse des faiseurs de Mode les plus célèbrés avant même qu'ils n'occupent le devant de la scène. Axelle Red nous partage aujourd'hui tout l'intime de ces silhouettes qui distinguent une chanteuse d'une icône.

Mais aussi, une exposition "Axelle Red - Fashion Victim" , au Modemuseum Hasselt, jusqu'au 2 jui 2013.

Modemuseum Hasselt

Gasthuisstroot 11

3500 Hasseit

Tel: (32) 11.23.96.21

Outre la mode, l'exposition "Axelle Red - Fashion Victim" présente également des photos et vidéos. Axelle Red choisit méticuleusement des photographes, artistes, collaborateurs de talent qu'elle admire, pour illustrer son travail. Ces rencontres ont également donné naissance à des vraies amitiés comme avec le New-yorkais Paul Ritter, graphiste, qui se chargera de l'aspect graphique de l'exposition.

Tout comme pour sa musique, Axelle Red choisît des âmes soeurs et personnes de talent dans le monde de la photographie comme Georgia Kokolis, Jan Welters, Melodie McDaniel, Sylvie Lancrenon, Alex Salinas, Kurt Serge Leblon, Annette Aurel, Vincent Soyez, Nicol' Andrea et Glen Luchford.

L'exposition "Axelle Red - Fashion Victim" retrace l'histoire très personnelle de cette relation personnelle.

Et encore, un nouveau CD, "Rouge Ardent" , sorti chez Naïve

Rouge ardent
Rouge ardent © Radio France / Axelle Red

Les chroniques des libraires:

Déborah Damblon de la librairie "la Licorne", à Bruxelles , pour "La conséquence de mes actes" , un roman d'Eva Kavia , publié aux Editions Mijade

Je m’appelle Homère Kish. En dehors du départ de Maman‚ je suis responsable de ce qui est arrivé. Qu’il s’agisse de mon amitié avec Sophie‚ de la vie amoureuse pathologique de Papa‚ de mon addiction à l’ordinateur‚ de l’inscription de mes frères dans un mouvement de jeunesse‚ de mon choix de n’aller chez l’orthodontiste qu’avec Maman… chacun de ces choix a eu pour effet que je viens de passer des vacances épouvantables et traumatisantes.

Grégoire Courtois de la librairie "Obliques", à Auxerre, pour "Le gouverneur d'Antipodia" , un livre de Jean-Luc Coatalem , publié aux Edition J'ai lu

Sur l'île Antipodia, loin de tout, celui qui se fait appeler le gouverneur tourne en rond, remâchant sa disgrâce, tandis qu'un mécano cavale, heureux. Son secret ? Une plante mystérieuse, le reva-reva. Celui qui l'absorbe fait entrer aussitôt ses rêves dans la réalité. Mais l'hiver arrive. C'est alors que débarque un naufragé, Moïse, qui se croit sauvé des eaux froides.

Manon Trépanier , de la librairie "Alire", à Longueil, au Québec , pour "100 enfants imaginent comment changer le monde" , un livre jeunesse, d'après une idée de Jennifer Couëlle , avec des illustrations de Jacques Laplante aux Editions de La bagnole.

« Si tu pouvais faire quelque chose pour changer le monde, que ferais-tu ? »

100 écoliers ont répondu à cette question que leur a posée Jennifer Couëlle en les regardant dans les yeux. Elle a écrit toutes les réponses dans un cahier, sans échapper un seul mot, en prenant bien soin de noter le nom et l’âge de chacun des enfants.

Ces 100 réponses ont provoqué des feux d’artifice dans la tête de Jacques Laplante. Il a dessiné des milliers de personnages colorés, d’animaux heureux, de cartes géographiques imaginaires.

Nathalie Romanens de la librairie "Des livres et moi", à Martigny, en Suisse , pour "Gorilles, portraits intimes" ,un album de Florence Perroux , avec des photographies de Sébastien Meys , publié aux Editions Le Pommier.

« Croiser le regard d’un grand singe est une expérience singulière qui laisse rarement indifférent. Pour peu qu’on s’y attarde, une drôle de sensation vous envahit : ce regard induirait-il plus que ce qu’il veut bien laisser paraître ? Quelles pensées insondables peuvent donc cacher ces faciès étonnamment humains ? » Côtoyant et photographiant les anthropoïdes depuis plusieurs années, Sébastien Meys et Florence Perroux ont eu envie de nous faire découvrir – ou redécouvrir – le plus impressionnant mais aussi le plus sensible de nos cousins simiesques : le gorille. Chacun de ces doux géants possède un tempérament et une histoire propres. Abordés ici comme autant d’individus particuliers, ils nous dévoilent aussi les particularités de leur espèce. Menaçant. Dangereux. Agressif. Ces qualificatifs violents, communément associés aux gorilles, révèlent une profonde méconnaissance de ces primates imposants mais si réservés. Altruisme, empathie, rire, utilisation d’outils : voilà qui leur convient mieux ! Entre Homo et Gorilla il n’y a pas de différence de nature, tout juste de forme et de complexité. La plupart des photos ont été prises en captivité ou au Rwanda, en milieu sauvage. Le livre sera complété par une description (sous la plume de Delphine Roullet, du Muséum national d’histoire naturelle) de la condition des gorilles aujourd’hui, dans le monde : leur nombre, leur répartition, leurs conditions de vie, le danger de leur disparition dans certains endroits et les dispositions qui sont éventuellement prises – ou pas.

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