peters
peters © Radio France

Les trous noirs sont des régions de l’espace où la matière est si concentrée que rien n’échappe à son attraction, pas même la lumière. Tout ce qui gravite dans les parages d’un trou noir y tombe et disparaît à jamais. Le disque recouvrant l’orifice du trou noir est appelé « horizon des événements ».En voyage d’affaires à Dubaï, un cinquantenaire désabusé voit son monde s’effondrer. Comme aspiré par un trou noir, dans un état second, il vit une brève parenthèse au Yémen, d’où il confie à son ordinateur portable ses regrets, ses doutes et ses délires. Il s’y adonne au qat, une plante chiquée pour son effet euphorisant et véritable institution en cette contrée.Critique féroce (et férocement drôle) des dérives du capitalisme et « observatoire » d’un Moyen-Orient tout en contrastes, le récit passe d’un monde à l’autre : entre folies modernistes de Dubaï et mode de vie traditionaliste du Yémen, entre réalité et délires psychotiques.

deville
deville © Radio France

Henri Mouhot poursuit un papillon, son filet à la main, se cogne la tête, lève les yeux, découvre les temples d’Angkor. C’est l’année zéro de ce récit.

Pavie fait élever le tombeau de Mouhot à Luang Prabang, ouvre à Paris l’École cambodgienne, conseille le futur roi Monivong auquel succède Sihanouk, renversé par Lon Nol, lui-même chassé par Pol Pot. C’est une histoire brève, et française, de Mouhot jusqu’aux Khmers rouges.

Pour l’écrire, le narrateur entreprend de remonter le fleuve Mékong sur les traces du La Grandière , depuis son delta jusqu’aux frontières de la Chine.

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rykiel © Radio France

Sonia Rykiel dévoile son parcours, sa vie, sa vision de la mode et du monde au travers de mots clés : amour, poésie, parfum, rayures, robe, etc.

Le choix des libraires:

  • A Bruxelles , pour la librairie "La Licorne" Déborah Damblon nous parle de "Belle du Seigneur" de Albert Cohen , un livre publié aux Editions Gallimard / Folio

«Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient.»

  • A Paris , pour la librairie "L'Atelier", Georges-Marc Habib nous parle de "L'homme inépuisable" un livre de Denis Lachaud (dessins d'Ulrika Byttner) un livre publié auxEditions du Chemin de Fer

« Jean essaie d’imaginer la maison sur le terrain. Il a vu les plans. Il essaie d’imaginer le sol transparent, il y parvient. Il voit alors la maison posée sur de fins pieux métalliques aussi longs qu’elle est haute (douze mètres), la maison vole dans un ciel blanc, prête à se visser sur une immense table de salle à manger.

Jean se concentre. La table disparaît. La maison survole le terrain et l’homme inépuisable bondit au-dessus des ronces. Jean se détend. »

Jean a une personnalité complexe. Il est sans cesse ballotté entre l’homme inépuisable qui régule ses journées et l’homme imprévisible qui les perturbe. Sur les conseils de son praticien, il participe à la construction d’une maison collective écologique. Ainsi débute une thérapie originale…

Denis Lachaud poursuit son exploration de la schizophrénie, et nous livre la chronique d’une tentative de reconstruction de cet édifice délicat qu’est l’équilibre psychique.

Les dessins d’Ulrika Byttner se superposent, s’entrelacent, forment une nuée de messages où l’œil se perd, tandis que notre esprit réinvente le sens des choses et les liens qui les animent.

  • En Suisse , de la librairie "Des livres et moi" à Martigny, Nathalie Romanens nous parle de "BD Reporter. Du Printemps arabe aux coulisses de l'Elysée" de Patrick Chappatte , publié aux Editions Glénat

Dessinateur de presse travaillant pour des grands journaux comme le "International Herald Tribune" et "Le Temps de Genève", Patrick Chappatte explore depuis 1995 le reportage en bande dessinée. Voyageant au centre du pays où la révolte est née et sur ses côtes d'où partent les barques de clandestins vers l'eldorado européen, il nous emmène aux sources de la révolution arabe, fin janvier 2011. Ses autres récits, de Gaza pendant la guerre de 2009 aux coulisses du palais de l'Elysée avant l'élection de 2007, en passant par les bidonvilles de Nairobi et les rebelles de Côte d'Ivoire, racontent le monde avec la simplicité du dessin, et donnent à voir l'humanité derrière l'actualité.

  • Au Québec , à Longuueuil, Manon Trépanier nous parle de "Ce que le SIDA a changé" un livre de Jean-Pierre Routy , publié aux Editions Héliotrope .

« Depuis maintenant presque trente ans, je participe aux soins des personnes atteintes par le VIH-sida. J’ai vécu la sombre époque où ce mal d’origine inconnue n’avait même pas de nom, j’ai vu des patients aussi jeunes que je l’étais mourir dans des conditions terribles et le plus souvent rejetés par leur famille. J’ai aussi été le témoin de moments extraordinaires d’entraide et de solidarité.

Avoir croisé le chemin de personnes souffrant du sida m’a profondément marqué. Les leçons qu’elles m’ont données et la confiance qu’elles m’ont accordée pendant ces trente années m’ont permis de tenir le cap. »

Ce livre en forme d’abécédaire est né du point d’équilibre entre la période sombre du début de l’épidémie et ce printemps de l’espérance, où un premier patient a pu être officiellement déclaré guéri du sida grâce à une greffe de cellules souches. Nous vivons un moment unique : le plateau de la balance semble désormais pouvoir pencher du côté de la vie. »

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