Kim Thuy pour son livre "Man" , publié aux Editions Liana Levi

Man
Man © Radio France / Kim Thuy

«Maman et moi, nous ne nous ressemblons pas. Elle est petite, et moi je suis grande. Elle a le teint foncé, et moi j’ai la peau des poupées françaises. Elle a un trou dans le mollet, et moi j’ai un trou dans le cœur.»

Didier Decoin , pour son roman "La pendue de Londres" , publié aux Editions Grasset

La pendue de Londres
La pendue de Londres © Radio France / Didier Decoin
Allemagne, 1945. L'exécuteur en chef du Royaume Britannique, envoyé en mission, pend la gardienne de camps nazis Irma Grese. Même s'il éprouve un réel dégoût à exécuter des femmes, surtout si elles sont jeunes et jolies, le bourreau fait son devoir : c'est un as dans l'art de la longueur des cordes, un expert dans le minutage de la mise à mort. Pourtant, le reste du temps, c'est un homme comme un autre, époux modèle, bon citoyen. Londes, immédiat après-guerre. Ruth Ellis ressemble à Betty Boop, enjouée et désirable, elle plaît aux hommes, et sans doute les choisit-elle fort mal. Mais derrière son sourire et sa bouche trop maquillée, que cache-t-elle ? Dans le Londres charbonneux de l'après-Blitz, d'entraîneuse, Ruth devient prostituée. Un jour, malheureuse, jalousée, violentée, mais toujours belle, et mère de famille, elle tue son amant, à bout portant. La voici condamnée à la pendaison. Bourreau, fais ton œuvre ! Et si le bourreau avait une âme ? Et s'il répugnait soudain à supprimer une innocente aux boucles blondes ?Dans ce roman envoûtant, reconstitution en cinémascope d'un Londres luisant de « fog » et de pluie, théâtre de vices cachés dans une société bien-pensante, Didier Decoin alterne le chant du bourreau et de la victime. Saisissant. **N.T Binh** , pour l'ouvrage _**"Musique & Cinéma"**_ , une coédition des **[Editions Actes Sud](http://actes-sud.fr/ "Actes sud")** et de [**La Cité de la Musique** ](http://www.citedelamusique.fr "cite de la musique").
Musique & Cinéma
Musique & Cinéma © Radio France / binh
Cet ouvrage constitue un véritable événement pour les cinéphiles et les mélomanes. C’est le premier beau livre qui se propose d’explorer les liens unissant ces deux arts et de révéler le rôle de la musique à toutes les étapes de la vie d’un film. Si, pendant le tournage, se pose la question de “filmer la musique”, c’est à l’étape du montage que la relation entre les deux arts est la plus cruciale : au moment où se décide la composition d’un morceau original ou l’emploi de partitions préexistantes sur la bande-son. Lorsqu’un film vient à sortir, la musique joue souvent un rôle capital dans le lancement et la promotion ; à l’inverse, le cinéma a réussi populariser des musiques inconnues ou à transformer des chansons en tubes planétaires, comme _Love Story_ , _La Chanson de Lara_ ou _Bagdad Café_ . Ainsi, pour analyser ces différents aspects, les textes de ce catalogue ont été confiés aux meilleurs spécialistes de la question. Plusieurs interviews inédites avec des compositeurs légendaires (Nino Rota, Lalo Schifrin), des cinéastes (Alain Resnais) ou des professionnels du son (Jean Goudier) complètent le propos. L’iconographie, spécialement riche, compte de nombreuses photographies et affiches de films, mais aussi des reproductions de partitions mythiques (_Touchez pas au grisbi, À bout de souffle, Le Parrain…_ ), de documents inédits (correspondances, dessins préparatoires, notes manuscrites), des images rarissimes d’orchestres pendant les sessions d’enregistrement pour le cinéma ou de tandems cinéastes-compositeurs au travail. Tout ce matériel est complété par des dessins originaux signés d’un artiste de story-boards pour le cinéma, par une bibliographie commentée et par un index. **Du 19 mars au 18 août 2013, [Musique et cinéma: le mariage du siècle?](http://www.citedelamusique.fr/minisites/1303_musique_cinema/index.aspx "Musique et Cinéma") Une exposition à la Cité de la Musique** Que serait la magie du cinéma sans l’émotion de la musique ? L’exposition « Musique et cinéma, le mariage du siècle ? » a l’ambition de dévoiler ce qui se joue dans cette rencontre sensible entre deux arts. Destinée à tous les publics, aux cinéphiles comme aux mélomanes, elle est l’occasion de se plonger dans les coulisses de la fabrication des grands films qui ont marqué l’histoire du cinéma, en rendant perceptible le rôle de la musique dans leur élaboration. ### **Et les chroniques des libraires:** **Matthieu Colombe** de la librairie "Goulard", à **Aix-en-Provence** , pour _**"33 leçons de philosophie par et pour les mauvais garçons"**_ , un essai d'**Alain Guyard** , publié aux [**Editions Le Dilettante** ](http://www.ledilettante.com/ "Le Dilettante") Nom: Guyard; prénom: Alain; vocation: Socrate des parloirs, Bergson des centrales. Si Hammett, comme l’a écrit Chandler, a ôté le polar de son vase vénitien pour le jeter dans la rue, Guyard, lui, a extrait l’art de philosopher des hauteurs sacrées de la chaire pour le fourrer en tôle, soumettre la dialectique à l’écoute des incarcérés. La chose n’est d’évidence pas fort aisée ; en témoigne son précédent opus, _La Zonzon_ ou les soubresautantes avanies du philosophe Lazare Vilain, parti philosopher entre quatre murs, et ce qu’il en advint. Mais initier à l’art du concept les écroués, s’il se fonde sur le talent de l’orateur, se doit aussi d’en passer par l’art du manuel, d’où ces 33 leçons que publie le Dilettante. Partant du constat que «_l’histoire de la philosophie ressemble plus à une cour des Miracles qu’à un court de tennis_ », Guyard narre l’histoire de la métaphysique comme elle doit l’être: avec l’encre des faits divers, éclairant les aventures du concept à la lumière des réverbères. Socrate se fait «_philosophe de comptoir_ », Épicure écope de l’étiquette demi-sel, Ockham joue du rasoir dans les contre-allées de la théologie, Machiavel vire au serial killer, Descartes au mercenaire ; quant à Spinoza, c’est carrément «_Ramdam à Amsterdam_ ». Cossery, «_dernier des pharaons_ », ferme cette «_parade sauvage_ ». Sont joints à ces coruscantes méditations canailles des travaux pratiques, utiles pour l’évaluation des sujets. 33 leçons pour rendre à la philosophie, aujourd’hui si populaire mais si inoffensive, son maquis et sa bonne odeur de poudre, de fer chauffé à blanc, et de vin rouge .**Déborah Damblon** de la librairie "La Licorne", à **Bruxelles** , pour _**"Le géranium de monsieur Jean"**_ , un roman de **Michel Torrekens** , publié aux [**Editions Zellige** ](http://www.zellige.eu/ "Zellige")« Je ne peux plus me déplacer sans aide. La plupart du temps, c'est une soignante qui se porte à mon secours. C'est bien le mot : secours. Je suis en situation continuelle d'assisté, obligé de me plier au bon vouloir d'une autre personne. Cela m'a appris l'humilité. Bien malgré moi. Après avoir dirigé des années durant une équipe de quinze personnes, je ne suis plus maître de moi-même. Vous avez beau penser que cela risque de vous arriver un jour, vous vous bercez le plus longtemps possible d'illusions". Comment vivre dans un espace de quelques mètres carrés ? Son confinement conduit Monsieur Jean à retrouver des petits bonheurs oubliés : le toucher d'une peau aimée, la saveur d'un verre d'eau, l'odeur de l'herbe coupée, la vision fugitive d'un vol de martinets... Et puis il y a Axelle, encore alerte, elle, et qui lui rapporte tous les petits potins et événements qui agitent la résidence. Car il refuse de rencontrer les autres pensionnaires, et surtout de participer à leurs activités qu'il juge débilitantes. L'existence ne l'a pas épargné- ce n'est qu'à la fin du livre que s'éclaircira le mystère de la disparition de sa femme au Pérou -, mais Monsieur Jean espère encore secrètement une ultime réconciliation. Avec lui-même et avec ses proches... Récit simple et pudique, Le Géranium de Monsieur Jean pourrait faire sienne la phrase de Jean-Jacques Rousseau : "J'ai retrouvé la sérénité, la tranquillité, la paix". **Florence Bourdin** , de la librairie **_"Mot de passe",_** à Neuchâtel, en **Suisse** , pour _**"Le loup qui voulait être un artiste"**_ , un livre de jeunesse, avec des textes d'**Orianne Lallemand** et des illustrations d'**Eléonore Thuillier** , publié aux [**Editions Auzou** ](http://auzou.fr/ "auzou") Un jour, Loup se réveille avec l'envie de peindre et de sculpter mais aussi d'être comique, acteur ou rockstar. Il découvre qu'il est difficile de trouver sa véritable vocation. Le cinquième tome des aventures de Loup, enfin en format "Mes p'tits albums" !Cette fois, Loup, qui s'ennuie dans sa forêt, décide de voyager ! Il parcourt de nombreux pays et en admire les merveilles. Reviendra-t-il intact de ce tour du Monde ?Le récit d'un beau voyage autour du monde, où Loup rencontrera plein de nouveaux amis et découvrira plein d'autres endroits !On craque pour cette nouvelle histoire de Loup, qui ravira les petits comme les plus grands ! **Manon Trépanier** , de la librairie "Alire", à Longueuil, au **Québec** , pour _**"Le discours sur la tombe de l'idiot"**_ , un poche de **Julie Mazzieri** , publié aux **[Editions Boréal](http://www.editionsboreal.qc.ca/ "Boréal"), dans la collection Compact** Scandalisés par l’idiot du village, le maire de Chester et son adjoint conspirent sa mort. Un matin de printemps, les deux hommes l’enlèvent et vont le jeter dans un puits. Or, au bout de trois jours, l’idiot se met à crier au fond de sa fosse.Si le récit possède une « essence policière » incontestable, il s’agit d’abord et avant tout d’un roman de la culpabilité.
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