Une légende de la disco et des DJs, une merveilleuse transmission Togolaise et la terrible histoire d'un homme soumis à sa femme...

Cerrone et Emmanuel Kherad
Cerrone et Emmanuel Kherad © Radio France / Jean-Philippe Veret

Cerrone pour "Paradise - Autobiographie", publié aux Éditions E/P/A : Octobre 1976 – Marc Cerrone  craint de devoir renoncer à vivre de sa passion, la musique. Après avoir connu un beau succès avec  son premier groupe, Kongas, il vient de se faire claquer la porte au nez par toutes les maisons de disques françaises en présentant son premier album solo. Par un incroyable concours de circonstances, son disque, Love In C Minor, arrive outre-Atlantique et les DJs s’en emparent. Il n’en sait encore rien, mais une simple petite erreur a scellé son destin… Printemps 2018 – Celui que l’on surnomme volontiers le «  roi du disco  », le «  papa de la French touch  » et que l’on qualifie souvent de pionnier de la dance music, continue de faire danser les foules aux quatre coins de la planète, sur scène avec sa batterie, dans les clubs derrière ses platines, ou mixé et remixé par quatre générations de DJs. L’histoire de Marc Cerrone est un roman palpitant et inspirant. Sa vie, entre la France et les Etats-Unis, est émaillée d’expériences poussées toujours plus loin et de rencontres extraordinaires.  Son parcours est une succession de rebondissements haletants, de coups de chance saisis au vol et d’obstacles  subtilement transformés en tremplins vers de nouveaux paradis.

Claire Castillon, pour"Ma grande", publié aux Éditions Gallimard : «La vérité, c’est : je t’ai tuée et c’est tout. J’ai sans doute pas raison. Je regrette rien, et c’est mal.» Ils se sont rencontrés à la piscine. Ils se sont aimés pas longtemps. Ils se sont acheté une maison. Il n’a jamais cessé de subir et malgré tout un enfant est né. Il n’était pas vraiment un homme battu : pas de bleus, rien de visible. Et pourtant des coups il y en a eu. Alors on se demande pourquoi il est resté.

Sami Tchak pour "Ainsi parlait  mon père", publié aux Éditions Jean-Claude Lattès : Sami Tchak est le premier enfant de sa famille à avoir appris à lire et à écrire. Après une licence de philosophie à Lomé, il termine ses études à Paris par un doctorat de sociologie. Il écrit des essais puis des romans. Mais c'est dans la forge de son père qu'a commencé son éducation. Le charbon, les soufflets, le feu, l'enclume, le fer rougi et le marteau ont précédé les pages et la plume. Et surtout les histoires de son père. Sami Tchak l'écoutait sans cesse. Ce dialogue, cette écoute, a duré plus de quarante ans et ne s'est interrompu que par la mort du père en 2003 mais Sami Tchak continue à entendre sa voix, à percevoir ses mots et sa sagesse. Ces « leçons de la forge » que le père adressait à ses fils, à ses filles, aux hommes et aux femmes du village, Sami Tchak ne les a pas oubliées : elles sont un bien inestimable, des leçons d'humanité, d'humilité et d'amour.

Les coups de cœurs et les coups de gueule des libraires: 

Un coup de gueule de Déborah Danblon, de la Librairie La Licorne, à Bruxelles, à propos des auteurs publiés à compte d’auteurs. Pour Déborah, les auteurs, de plus en plus nombreux, publiés à compte d’auteur pensent l’être à compte d’éditeur. Ce qui impliquerait une distribution dans les librairies. Or ce n’est pas le cas et Déborah pousse un coup de gueule contre cette situation qui fait qu’elle croise nombre d’entre eux déçus et énervé après les libraires parce qu’ils n’ont pas leur livre.

Un coup de cœur de Claire Renaud, de La Librairie Atmosphère, à Genève, en Suisse, pour « Adieu les enfants » une bande-dessinée de Hélène Becquelin, publié aux Éditions Antipodes : Sœur cadette du génial et regretté Mix & Remix, dont le décès au cours de l'hiver 2016 nous a tous touchés, elle a soulagé son chagrin avec le dessin et retrouvé leur enfance dans une série d'illustrations très tendres mettant en scène sa sœur, son frère et elle-même. Ces dessins, qui ont été exposés en septembre 2017 à la Galerie RichterBuxthorf à Lausanne dans le cadre du Festival off de BD-Fil, ont été rassemblés et complétés par d’autres croquis, dans cette bande-dessinée intitulée Adieu les enfants. On y retrouve les trois gamins attablés côte à côte usant ensemble leurs neocolors ou grimpant joyeusement aux branches du magnolia. Le bonnet de ski bleu blanc rouge du Crédit suisse, le velours côtelé bleu préféré, la robe de chambre du père avec laquelle les enfants se déguisent en curé, la tirelire cantonale dotée de dents qui empêche de récupérer les petits sous... Un amusant inventaire d'objets de ces années 60-70 réveille les souvenirs, tout comme des attitudes, des scènes, d'un quotidien à la fois singulier et commun à tous. Dans un dessin subtil et plein d'esprit, cet ouvrage tend un miroir à nos enfances, telle une série d’instantanés du temps passé.

Un coup de gueule de Matthieu Colombe, de la Librairie Goulard, à Aix-en-Provence sur « Ticonderoga », une bande dessinée d’Hector Oesterheld, avec des dessins d’Hugo Pratt, publié aux Éditions Casterman : De la guerre de conquête à la guerre de l'Indépendance américaine, le fort de Ticonderoga, français puis britannique, fut le siège de batailles épiques entre Français, Anglais et Américains sans tenir compte de la population native : les Indiens. Réédition des pages dans la version originale du feuilleton publié de 1957 à 1962.

Un coup de cœur de Marie-Hélène Vaugeois, de la Librairie Vaugeois, à Québec, pour « Grosse » un roman de Lynda Dion, publié aux Éditions du Septentrion, dans la collection Hamac : On dit qu'une image vaut mille mots. Huit dessins émergent du passé de la narratrice pour lui rappeler le drame jamais résolu de son corps tenu à la pointe d'un couteau. Trente ans plus tard, la ronde des régimes n'a rien changé à sa situation de femme aux prises avec l'obsession du corps parfait. Résultat: elle est devenue plus grosse que jamais. L'urgence de ne pas mourir la pousse dans ses derniers retranchements. Le corps est disséqué, dépecé, exposé sans pudeur, avec des mots qui dévoilent une vérité pas toujours belle à regarder. À cause de la honte qui étrangle. L'enfance, l'adolescence, le début de l'âge adulte. Les premières expériences sexuelles. Elle revisite son passé sans jamais détourner les yeux. Affronte le miroir déformant du regard des autres pour se donner le droit d'exister. Dans un duel ultime avec la mort.

La programmation musicale: 

  • Etienne Daho - Le jardin - Mercury
  • Africando / Shoubou - Scandalo - Sonodisc
  • Thousand - La vie de mes soeurs - Talitres
  • Elise - Tiare maori - Oceane Production
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