Shumona Sinha vient de publier "Assommons les pauvres" aux Editions de l'Olivier

Shumana Sinha
Shumana Sinha © Radio France

« Les mots s’ajoutaient aux mots. Les dossiers s’entassaient. Les hommes défilaient sans fin. Ils étaient obligés de mentir, de raconter une tout autre histoire que la leur pour tenter l’asile politique. Évidemment on ne croyait presque jamais à leurs histoires. Achetées avec le trajet et le passeport, elles allaient jaunir et tomber en miettes avec tant d’autres histoires accumulées depuis des années.»Le temps d’une nuit, passée au commissariat pour avoir fracassé une bouteille de vin sur la tête d’un immigré, une jeune femme cherche à comprendre les raisons qui l’ont conduite à une telle fureur. Étrangère elle aussi, elle gagne sa vie comme interprète auprès des demandeurs d’asile, dans les bureaux des zones périphériques de la ville.Assommons les pauvres !, qui emprunte son titre à un poème de Baudelaire, est l’histoire d’une femme que la violence du monde contamine peu à peu.

Marie-Eve Sténuit pour son dernier livre "Un éclat de vie" publié auxEditions "Le Castor Astral"

marie eve stenuit
marie eve stenuit © Radio France

Je n’ai pas compris tout de suite l’ampleur du désastre. J’ai d’abord cru que c’était moi qui étais morte pour la raison que Dieu n’existe pas et qu’au-delà de la mort, il n’y a rien. Or, il n’y avait rien. Plus rien. Sauf la douleur… C’est cela qui m’a mis la puce à l’oreille. Il n’aurait pas dû y avoir de douleur. La douleur ne peut survivre à la mort. Donc je ne suis pas morte. Et pourtant, il n’y a rien. Plus rien. Rideau sur l’univers. Ève se retrouve dans un monde blanc, vide, où il ne reste plus qu’elle, sa douleur, et ses souvenirs. Sans comprendre où elle se trouve ni si le futur existe encore, elle refuse de lâcher prise et, le coeur brisé, décide de survivre au néant. À sa disposition, un trousseau de clés, les clés de son Paradis, ou de son Enfer, qui vont lui permettre de se recréer un monde, à force d’humour et de souvenirs. Quelle solution miracle pourra faire sortir Ève de cet univers étrange ?

Et Jean Rochefort , pour un livre sur l'art équestre "Le Louvre à cheval" publié aux Editions Place des Victoires ... Un moment exceptionnel et privilégié

Jean Rochefort
Jean Rochefort © Radio France

Jean Rochefort, l’une des figures les plus aimées du cinéma, a une passion dévorante : le cheval.Cet amour trouve sa source à l’âge de 30 ans, lors du tournage de Cartouche.Dans un dialogue complice, Jean Rochefort et Edwart Vignot, historien de l’art, nous convient à une promenade au Musée du Louvre au cœur des chefs-d’œuvre qui mettent en scène la figure équine.Ils exaltent l’animal, son mystère et son esthétique, ils analysent la créativité et les connaissances des artistes. Des gros plans révèlent des détails inédits que seul un esthète de l’art équestre peut expliquer.Il en résulte une lecture émouvante, originale, humoristique, poétique mais aussi scientifique de ces chefs-d’œuvre que le public ne regardera plus jamais de la même manière.C’est aussi le plus beau cours d’équitation qui soit. Amoureux du cheval, amateurs d'art, passionnés ou collectionneurs de peinture animalière, chacun trouvera un plaisir immense en feuilletant ces pages.

Le choix des libraires:

  • A Bruxelles , en drect de la librairie la Licorne, Déborah Damblon nous parle de "Meurtre à Waterloo" un livre de Jean-Baptiste Baronian , publié aux Editions Luc Pire.

Son meurtre à Waterloo met en scène un avocat rayé du barreau devenu détective qui enquête sur un meurtre survenu au pied de la Butte du Lion.

  • Au Québec , pour la librairie "A lire" de Longueuil, Manon Trépanier nous parle de "De la ville, il ne me reste que toi" , un livre de Jennifer Tremblay et Normand Cousineau , publié aux Editions de la Bagnole.

L'illustrateur Normand Cousineau est un globetrotter. Il a accumulé, dans une gigantesque valise ancienne, des centaines de dessins à l'aquarelle, réalisés sur le vif lors de ses voyages aux quatre coins du monde. Aussi a-t-il eu la curieuse idée de se poster ces dessins au fil des jours, afin que chaque oeuvre soit timbrée et oblitérée, gardant ainsi le sceau officiel du lieu et du moment qui l'ont inspirée. Jennifer Tremblay, fascinée par cette production, s'est laissée prendre au jeu proposé par Normand : imaginer les textes poétiques qui auraient pu se trouver au verso de ces cartes.

  • Pour la librairie "Goulard, à Aix en Provence , Matthieu Colombe nous parle de "Nos cheveux blanchiront avec nos yeux" , le premier roman de Thomas Vinau , publié chez Alma Editeur.

Le voyage géographique et intime d’un jeune homme qui devient père. Walther quitte la femme qu’il aime pour aller vagabonder du nord au sud, des Flandres laiteuses jusqu’à l’Espagne éclatante. Un voyage qui finira par le ramener, presque par hasard à l’essentiel, vers celle qui a su le laisser partir et attendre leur enfant. Composé d’instantanés d’une grande délicatesse, ce roman est conçu en deux parties : les jours d’errance puis la vie à demeure, les lointains dépaysants et l’art des petits riens.

  • A Genève , pour la librairie du Boulevard, Laura Sanchez nous parle de "Aäma - Volume 1 - L'odeur de la poussière chaude", un livre de Frederik Peeters , publié aux Editions Gallimard .__ Dans un futur lointain... Verloc Nim se réveille amnésique au milieu de nulle part. Grâce à son journal, qu'un singe-robot nommé Churchill lui remet, il se plonge dans son passé. Verloc y apprend qu'il mène une vie misérable, qu'il a perdu travail, famille et amis depuis qu'il a décidé de vivre en marge d'un monde hypertechnologique. Jusqu'à ce que son frère Conrad l'emmène sur une autre planète pour y récupérer une mystérieuse substance nommée aâma...

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