Jacques Weber , pour "La brûlure de l'été" , publié auxEditions Stock

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weber © Radio France

Un couple, deux jeunes enfants, vivant pauvrement dans une gare désaffectée et à qui, faute de paiement, on coupe l’eau, en plein été... Ce terrible fait-divers, qui a défrayé la chronique dans les années 1980, a inspiré à Jacques Weber un récit bouleversant, à la fois âpre et tendu, jusqu’au drame final. Un récit où il serait question d’une France en marge, de cirque, de tigre échappé, de bistrots, de rêves, d’amour, de désespoir et d’idéaux.

Jacques Weber déploie ses talents de conteur dans une langue inventive et puissante, précise et évocatrice. Il nous livre un premier roman humaniste.

Véronique Ovaldé , Yahia Belaskri et Ramon Chao , pour la revue "IntranQu'îllités" , aux Editions Zulma

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iles © Radio France

Luxuriante revue littéraire et artistique, conçue comme une boîte noire pour capter les vibrations du monde, IntranQu’îllités est animée et dirigée par James Noël (poète/écrivain) et Pascale Monnin (artiste plasticienne).

IntranQu’îllités propose au fil des numéros des voix de poètes, d’écrivains, de musiciens, de journalistes, de peintres, de photographes, de slameurs, pour favoriser l’enracinement dans l’imaginaire et le déploiement perméable des espaces humains. Ce beau rêve déguisé en revue vient d’une Haïti qui toutes voiles dehors s’échappe vers des rives inédites.

Ce volume double rassemble dans une maquette entièrement revue des iconographies et textes issus des numéros 1 & 2 (à présent épuisés) ainsi que des inédits.

Jean-Pierre Orban et Sami Tchak pour "Les mille et une bibles du sexe" deYambo Ouologuem , publié aux Editions Vents d'Ailleurs

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yambo © Radio France

Faisant mine de n’être que le rewriter du manuscrit original, Yambo Ouologuem en retouche le texte, complète, affine, dit-il. Et ajoute aux « étonnantes confessions » les « arrière-mondes dont elles étaient lourdes ». Cela donne un texte audacieux, Les Mille et une Bibles du sexe , qui raconte, sans fard, une comédie érotique mais aussi sociale . Un portrait sans complaisance d’une société à la recherche deson seul plaisir . Une époque révolue des années insouciantes autour de 1968 ? Pas sûr. On voit les personnages de cette société revivre sans cesse…

Et les chroniques des libraires :

Annick Dor , de la librairie La Mazarine , à la Hulpe, en Belgique , pour « Tu seras un raté mon fils ! » , une biographie de Frédéric Ferney , publié aux Editions Albin Michel

Des grands personnages qui ont façonné le XXe siècle, Churchill apparaît comme le plus sûr de son destin et de son génie. Pas une once de doute chez ce fils de famille, célèbre à vingt-cinq ans, tour à tour officier, aventurier, journaliste, ministre, écrivain, peintre… Jusqu’à l’apothéose de la seconde guerre mondiale, qui en fera de son vivant plus qu’un homme d’Etat : un mythe.

Pourtant, ce touche-à-tout égocentrique et généreux, cynique et rêveur, fantasque et indomptable, cachait un secret, une blessure intime que nous dévoile, d’une plume éblouissante, le journaliste et écrivain Frédéric Ferney : le mépris absolu dans lequel le tenait son père.

Ce père trop tôt disparu, Winston cherchera toute sa vie à l’épater et à lui donner tort. En faisant revivre les grands moments d’une existence menée au galop, cette traversée d’une vie extraordinaire explore l’insondable lien entre un père et un fils.

Laura Sanchez , de La librairie du Boulevard , à Genève , pour « Absence prolongée » , un recueil de nouvelles de Francine Wohnlich , publié aux Editions des Sauvages

Les nouvelles d’« Absence prolongée » parcourent la géographie intérieure d'une dizaine de personnages appartenant à un même réseau d'amitiés, de relations professionnelles ou familiales. Ensemble, ils tissent un paysage humain et fraternel dans lequel chacun se trouve à un moment où sa vie trébuche. Le lecteur est invité dans l'intime de chaque trajectoire, dans ses interrogations, son envie de relever la tête ou de prendre la tangente.

Subtilité de la langue, rouages dentelés de la guerre des sentiments et art de l'ellipse forment la palette que Francine Wohnlich déploie dans un travail d’écriture exigeant et non dénué d’humour.

Manon Trépanier , de la librairie Alire , à Longueuil, au Canada , un poche de Métis Beach , publié aux Editions Boréal

« Croyez-vous en Dieu, monsieur Carr ? » Cette question, on me la poserait souvent désormais, et toujours avec un air entendu. Comme si, déjà, on cherchait à débusquer en moi l'imposteur. Après tout : ne pas croire en Dieu dans ce pays n'est-il pas antiaméricain ?

À cinquante ans, le scénariste Roman Carr est au sommet de sa gloire. Sa série télévisée In Gad We Trust, satire cinglante de l'Amérique et de sa relation avec Dieu, fait un tabac. Roman Carr, né Romain Carrier, se taille une place enviable à Hollywood, aboutissement d'un long parcours tortueux pour ce Gaspésien qui a fui son village dans des circonstances troubles en 1962, à l'âge de dix-sept ans.

Matthieu Colombe , de la librairie Goulard , à Aix-en-Provence , pour « Les Nouvelles Enquêtes de Ric Hochet Tome 1 – R.I.P, Ric ! » , une bande dessinée de Zidrou et Simon Van Liemt , publiée aux Editions Le Lombard

En rentrant un soir chez lui, Ric Hochet est surpris par un homme embusqué qui l'abat sans sommation. Cet homme, c'est le Caméléon. Il vient de consacrer les deux années qui ont suivi son évasion à se métamorphoser en Ric Hochet : chirurgie esthétique, sport intensif, entraînement à la conduite,... Le lendemain, c'est à un Ric Hochet aux réactions très surprenantes qu'auront affaire Bourdon, Nadine... Mais aussi les criminels. découverte scientifique de nouveaux mondes, conjugue la beauté d’images inédites et fascinantes

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