Nathalie Kuperman , pour"La loi sauvage" , publié aux Editions Gallimard

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kuperman © Radio France

« Camille ne croit pas en Dieu. Sa meilleure amie croit en Dieu, et elles naviguent ensemble entre croyance et non-croyance. Sa meilleure amie est très forte en classe. Elle a des parents, des grands-parents, des oncles, des tantes, des cousins et des cousines. Camille n’a rien, et je verrais d’un bon œil qu’elle croie en Dieu. Mais elle n’y croit pas. C’est comme ça, me dit-elle en laissant tomber les bras le long de son corps et en levant ses yeux très beaux, grands et marron noisette, vers le ciel. Aux rares enterrements où je l’ai emmenée, elle reste grave et sans émotions apparentes. Elle ne supporte pas que j’aie les larmes aux yeux quand l’homme qui chante Ma liberté de Georges Moustaki fait la manche sur la ligne 5, le mercredi matin. Camille est une résistante. Elle va lui donner une pièce pour me faire plaisir, et j’imagine un instant qu’elle partage ce plaisir avec moi. Je l’aime tant, ma petite fourmi, mon espèce de souffle, ma biscotte, mon rat, ma merveille, mon aventure personnelle, ma révélation, ma seule histoire intéressante. La maîtresse s’approche d’elle, dangereuse, terrible, très grande et très ventrue. »

Catherine Mavrikakis , pour "La ballade d'Ali Baba" , publié chez Sabine Wespieser Editeur

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ali © Radio France
LA BALLADE D’ALI BABA. Dédiée « aux quarante voleurs », La Ballade d’Ali Baba est un hommage ébouriffant au père disparu. De Key West, où il conduit ses filles dans sa Buick Wildcat turquoise afin de saluer la naissance de l’année 1969, à Kalamazoo, où il les dépose pour une semaine et où il ne viendra jamais les récupérer, en passant par Las Vegas où il prétend utiliser son aînée de dix ans, Érina, comme porte-bonheur près des tables de jeu, Vassili Papadopoulos donne le change et veut épater la galerie. De ce père fantasque et séducteur, qui très tôt usa la patience de sa femme, et qu’elle ne revit que sporadiquement après le divorce de ses parents, Érina, la narratrice du roman, n’a pas été dupe longtemps.
braque
braque © Radio France
Et un reportage au [**Musée Guggenheim** ](http://www.guggenheim-bilbao.es/fr/ "guggenheim") de Bibao sur "**L** 'art francophone à Bilbao". A l'occasion d'une exposition majeure sur [**Georges Braque** ](http://www.guggenheim-bilbao.es/fr/expositions/georges-braque-4/ "braque") qui se tient en ce moment au musée Guggenheim. _**"Braque"**_ : **[Editions Réunion des Musées Nationaux](http://www.eyrolles.com/Accueil/Editeur/2844/reunion-des-musees-nationaux-rmn.php "braque")** ### **LES CHRONIQUES DES LIBRAIRES :** **Deborah Damblon** , de la librairie _"La Licorne"_ , à **Bruxelles** , pour **_"A la proue"_** , un essai de**Muriel Claude** et **Pierre Mertens** // Avant-dire de Guy Goffette, publié aux **Editions CFC** Aimée a tout pour plaire aux notables de Bléville : jeune, belle et veuve, elle s'intègre rapidement dans la sociabilité de cette ville de province rongée par l'habituel cocktail d'histoires de fesses et d'histoires de fric qu'on garde entre soi. Aimée observe. Elle attend la crise inévitable, celle qui finit toujours par éclater. Alors elle pourra enfin jouer franc jeu avec tous ces pourris, et les faire payer, dans tous les sens du terme. Car ce que personne ne sait, c'est qu'Aimée est une tueuse professionnelle...Une adaptation fidèle et magistrale du roman de Manchette, dont on retrouve le sens implacable de la narration et une finesse psychologique qui range Fatale parmi ses romans les plus sombres et les plus marquants. Après La Princesse du sang, Max Cabanes poursuit son travail d'adaptation d'une oeuvre qu'on ne se lasse pas de redécouvrir, et à laquelle il donne une dimension inédite.**Matthieu Colombe** , de la librairie _"Goulard"_ , à **Aix-en-Provence** , pour **_"Fatale"_** , une bande dessinée de **Cabanes** , d'après le roman de **Jean-Patrick Manchette** , publiée aux **Editions Dupuis** Aimée a tout pour plaire aux notables de Bléville : jeune, belle et veuve, elle s'intègre rapidement dans la sociabilité de cette ville de province rongée par l'habituel cocktail d'histoires de fesses et d'histoires de fric qu'on garde entre soi. Aimée observe. Elle attend la crise inévitable, celle qui finit toujours par éclater. Alors elle pourra enfin jouer franc jeu avec tous ces pourris, et les faire payer, dans tous les sens du terme. Car ce que personne ne sait, c'est qu'Aimée est une tueuse professionnelle...Une adaptation fidèle et magistrale du roman de Manchette, dont on retrouve le sens implacable de la narration et une finesse psychologique qui range Fatale parmi ses romans les plus sombres et les plus marquants. Après La Princesse du sang, Max Cabanes poursuit son travail d'adaptation d'une oeuvre qu'on ne se lasse pas de redécouvrir, et à laquelle il donne une dimension inédite.**Manon Trépanier** , de la librairie_"Alire"_ , à Longueuil, au **Québec** , pour _**"L'empire du Scorpion"**_ , un polar de **Sylvain Meunier** , publié chez **Guy Saint-Jean Editeurs** Régnant dans les hautes sphères de la politique canadienne, bien à l’abri derrière une fortune colossale et des lois qu’il interprète à son avantage, un être ignoble magouille à satiété, fait chanter en toute impunité, et signe une flopée de crimes sordides.Que sait-il de Marie Doucet, la femme de Percival Imbert, disparue mystérieusement un soir de décembre 1977 ?De Montréal à Ottawa, Jacynthe Lemay enquête.**Céline Besson** , de la librairie _"l'étage"_ , à Yverdon-les-Bains, en **Suisse** , pour **_"Bye Bye Elvis"_** , un roman de **Caroline de Mulder** , publié aux **Editions Actes Sud** Graceland, 16 août 1977, Elvis Presley disparaît et laisse derrière lui des millions d’adorateurs éperdus. Crépuscule du Roi du Rock. Jusqu’à la fin, la longue fréquentation du désastre ne lui avait pas fait perdre toute sa candeur.Dix-sept ans plus tard, Yvonne entre au service de John White, un vieil Américain au physique fragile. Elle va passer vingt ans à ses côtés, tissant une relation de dépendance avec cet homme dont elle ne sait rien et qu’elle s’efforce de sauver d’une fin misérable. La vie de White et celle d’Elvis s’entrelacent, dessinant des créatures identiques dans leur difformité et leur isolement. Entre les deux, il est possible qu’un lien existe – à moins qu’ils ne se soient croisés que dans ce roman…Portrait impitoyable et tendre en miroir d’une fiction, Bye Bye Elvis est un roman mélancolique et venimeux, rythmé par une métrique impeccable.
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