• Didier Daeninckx vient nous parler de son dernier recueil de nouvelles "L'espoir en contrebande" publié auCherche Midi Editeur
L'espoir en contrebande
L'espoir en contrebande © Radio France / Didier Daeninckx

L'Espoir en contrebande ou comment faire le tour du monde en vingt-six nouvelles, du canal de l'Ourcq à Ostende, d'Aubervilliers à Nouméa, de La Rochelle au Québec, de Bordeaux aux Antilles, de Granville au Mexique, de Nantes au Gabon, du Périgord au Danemark, de Saint-Benoît-du-Sault à Stettin... Histoires vraies ou histoires inventées ? En fait, Didier Daeninckx se plaît à jeter « des passerelles de fiction entre deux blocs de réalité». Pour lui, vie et littérature ne font qu'un. Dans ses « nouvelles noires », comme dans la vie, chacun est confrontéà toutes sortes de situations : des moments d'émotion, des scènes violentes, des instants désopilants, des événements historiques. Et tout le monde croise ou rencontre des individus de tous genres : des flics, des voyous, des salauds, des paumés, des chômeurs, des couples d'amoureux, des rebelles...

Métisse palissade
Métisse palissade © Radio France / Eugène Ebodé

La désunion entre mon père et ma mère m'a longtemps paru impossible à raconter.Le premier gisait plus qu'il ne vivait parmi nous entre Aix-en-Provence et Gardanne. La seconde évitait plus qu'elle n'invitait ta lointaine Afrique à la table de nos conversations. Sous le couvercle familial, crépitait le feu des silences, bouillonnait la marmite des désaccords. Entrez donc, amis promeneurs, dans ces pages qui diront comment j'ai secoué mes pleurs et affronté l'épreuve du souvenir. Tous les couples sont mixtes, me suis-je laissé convaincre, mais il y en a qui le sont davantage que d'autres...Métisse palissade est ce mur de verdure, à la fois protecteur et sombre, construit sur une terre de bruyère et de garrigue où les ronces, grimpant entre pieux et planches, côtoyaient tilleuls, saules, hêtres, platanes et pins embroussaillés. Il m'a fallu l'enjamber, pour rechercher l'absent, ce père dont les affrontements avec un voisin nostalgique de l'Algérie m'ont marqué. J'ai rallumé la lampe de la mémoire et taillé, grâce à sa lueur tamisée, la haie qui danse sous les étoiles pour repousser la cohorte de fantômes.

  • Cédric Rassat et Emre Orhun viennent nous parler de leur dernier album "La malédiction du Titanic" publié aux Editions Glénat .
La malédiction du Titanic
La malédiction du Titanic © Radio France / Cédric Rassat et Emre Orhun
En avril 1912, le plus grand paquebot jamais construit, le Titanic, fait sa première traversée de l'Atlantique nord, à destination de New York. A son bord, le concepteur Bruce Ismay s'enorgueillit de son colosse des mers lors des mondanités qui ponctuent la majorité des soirées entre gens de bonne compagnie. Lors d'une d'elle, il invite le millionnaire JJ Astor, qui revient d'Egypte avec moult anecdotes. Le lendemain, au large de terre Neuve, un petit navire de reconnaissance découvre une flottille d'icebergs et tente de prévenir le Titanic par radio. Mais personne ne répond : c'est soirée costumée à bord. JJ Astor y est convié et devise avec un autre invité sur le roman de Morgan Robertson, dans lequel un pareil paquebot géant appelé _le Titan_ fait naufrage. Tandis qu'ils espèrent que la malédiction ne va pas s'abattre sur eux, un cambrioleur s'introduit dans la cabine d'Astor et dérobe un médaillon dans un énorme coffre. Au même moment, le capitaine demande à ce que les machinistes mettent plein gaz et le matelot au poste de vigie s'aperçoit qu'il a oublié ses jumelles. C'est le moment que choisit une sombre créature pour sortir de son antre... La chronique des libraires: + **Nathalie Romanens** de la librairie **_"Des livres et moi"_** à Martigny, en **Suisse** , nous parle de **_"Latham"_** , le dernier livre de **Christine Lapostolle** , publié aux [**Editions Flammarion** ](http://editions.flammarion.com/ "Flammarion"). Dans une exposition à Paris, une femme tombe sous le charme d’une photographie : un jeune homme fume une cigarette au loin sur les fl ots, sur un étrange radeau. C’est Hubert Latham, un des pionniers de l’aviation, dandy et aventurier du siècle dernier, perdant superbe qui échoua, sourire aux lèvres, dans la traversée de la Manche. Le « livre autour du rêve de voler » peut s’écrire. Les recherches de la narratrice autour deLatham, qui l’accompagne comme un ami intime, vont la conduire à Sangatte. Sangatte d’où Latham avait choisi de s’envoler, devenu aujourd’hui le symbole du destin contrarié, de l’impossibilité de traverser, du sort cruel des migrants condamnés à l’immobilité. + **Deborah Damblon** , de la librairie _**"La Licorne"**_ à **Bruxelles** , nous présente _**"Big memory. Cinéastes de Belgique"**_ , un livre de **Richard Olivier** , avec une préface de Jean-Michel Frodon, aux [**Editions Les Impressions Nouvelles** ](http://www.lesimpressionsnouvelles.com/ "Impressions Nouvelles"). Big Memory est d'abord un projet cinématographique, un film composé d'entretiens avec 170 cinéastes belges. Cet ouvrage est constitué d'extraits de ces entretiens parmi lesquels Luc et Jean-Pierre Dardenne, Felix Van Groeningen, Jaco Van Dormael, Bouli Lanners, etc. Ces regards croisés composent un panorama du cinéma belge. + **Georges-Marc Habib** de la librairie **_"L'Atelier"_** , à **Paris** , nous présente **_"Danbé"_** un livre de **Aya Cissoko** et **Marie Desplechin** , publié aux [**Editions Points** ](http://www.lecerclepoints.com/ "Point") Une petite fille immigrée grandie heureuse à Ménilmontant, frappée par une série de deuils familiaux, devient championne de boxe puis étudiante à Sciences Po : le parcours hors du commun d’Aya, raconté avec force et justesse par Marie Desplechin. Danbé est le résultat d’une longue conversation entre Aya Cissoko et Marie Desplechin. + **Manon Trépanier** de la librairie _**"A lire"**_ à Longueil, au **Québec** nous parle de **"Tu me prends en photo"** , un album de **Jean-Luc Trudel** et **Marie-Francine Hébert** , publié aux [**Editions Les 400 coups** .](http://www.editions400coups.com/ "les 400 coups") Tu me prends en photo est dédié, comme on peut le lire sur la page de garde : «Aux enfants dont on prend la photo quand la guerre leur a déjà tout pris ; aux photographes sans lesquels le reste du monde ignorerait leur existence.» Tout est là du rapport entre le photographe et son sujet. Alors que le sujet a tout perdu et que le photographe s'avère impuissant à compenser la moindre perte. Le photographe n'a rien d'autre à offrir qu'un témoignage de la dévastation, comme un appel lancé à la cantonade au reste du monde. ## Evénement(s) lié(s) [Vernissage de l'exposition Emre Orhun, à l'occasion de la sortie de La Malédiction du Titanic](/evenement-vernissage-de-lexposition-emre-orhun-a-loccasion-de-la-sortie-de-la-malediction-du-titanic)
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