Jérome Meizoz , pour « Haut Val des loups » , publié aux Editions Zoé

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Meimoz © Radio France

Un village de montagne, la nuit. Un étudiant sauvagement battu par trois inconnus. Le Jeune Homme se consacrait à la défense de l’environnement. Un groupe de militants candides soutient la cause qui lui a presque valu la mort. Dans les cafés, chacun y va de son avis. La rumeur galope. Les preuves manquent, l’enquête s’enlise et la justice finit par déclarer forfait. La police a-t-elle examiné toutes les pistes de l’affaire ? Qui n’a pas intérêt à ce que la vérité éclate au grand jour ? Épais comme un roman, le dossier reste secret. Mais parfois le silence ne suffit plus : ici commence la littérature.

Haut Val des loups reconstitue les années ardentes et cocasses de jeunes gens aux prises avec une société close, décidés à sauver la nature et changer le monde…

Alexis Jenni , pour « Son visage et le tien » , publié aux Editions Albin Michel

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jenni © Radio France

« Ce qui est là, et d’une façon très intense, c’est la vie avant la mort, celle où je suis, celle où nous sommes ensemble, celle qui me porte, m’imprègne et m’anime. Cette vie-là a valeur d’éternité. »

Dans une méditation nourrie de souvenirs, Alexis Jenni, Prix Goncourt pour L’Art français de la guerre , compose un hymne à nos cinq sens. Sentir, c’est alors croire, et c’est aimer. C’est encore saisir l’intensité d’une présence qui réside entre deux visages, lorsque l’amour abolit toute distance et révèle l’éternité.

Florence Cestac , Mix & Remix , Louison et Kroll pour la parution de« La BD est Charly »

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charlie © Radio France

Du mercredi 7 janvier au vendredi 9 janvier 2015, une série d’attentats a été perpétrée en France : plusieurs artistes et collaborateurs de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo , ainsi que des membres des forces de l’ordre et de la communauté juive, ont perdu la vie dans des circonstances tragiques. En réponse, des dessinateurs de presse et auteurs de bande dessinée du monde entier ont réagi spontanément à ces événements. Émouvants, poétiques, humoristiques, violents, satiriques… 183 dessins de 173 auteurs ont été rassemblés dans un recueil intitulé La BD est Charlie : hymne à la liberté d’expression permettant de témoigner de l’incroyable solidarité artistique que ce drame a suscité. À l’initiative du groupe BD du Syndicat National de l’Édition, cet ouvrage est réalisé au profit des familles des 17 victimes des attentats, à qui sera reversée l'intégralité des bénéfices. Il a été publié conjointement et solidairement par les maisons d'édition de bande dessinée françaises qui ont offert gracieusement leurs services. Dessinateurs, éditeurs, diffuseurs offrent tous leurs droits et leurs services, imprimeurs, papetiers, distributeurs travaillent à prix coûtant.

Et les chroniques des libraires

Deborah Damblon , de la librairie « La Licorne » , à Bruxelles , pour « Barcelona » , un roman de Grégoire Polet , publié aux Editions Gallimard

Une théorie prétend qu'il suffit de six poignées de main pour relier une personne à une autre, où qu'elles soient dans le monde. Appliquant cette théorie au roman, Grégoire Polet représente Barcelone à travers une vingtaine de personnages, dont les destins se croisent, se tressent, se perdent et se retrouvent. De 2008 à 2012, alors que les Espagnols s'enlisent dans la crise économique, que les indignés se lèvent et que l'indépendantisme commence sa grande remontée, nous suivons la vie privée des personnages, leurs points de vue, leurs soucis et leurs aventures, leurs ambitions, leurs croyances, bien souvent contradictoires. Au centre de cet écheveau d'intrigues, Barcelone en majesté : son architecture, son histoire, son fonctionnement politique, ses atmosphères. Dans la veine de Madrid ne dort pas et de Leurs vies éclatantes , une veine à la fois lyrique et précise, étincelante de vie, Grégoire Polet déploie son art du récit et des dialogues pour rendre à Barcelone toute la joie et la passion qu'elle lui inspire.

Jérome Laniel , de la librairie « Carcajou » , à Romère, au Canada , pour « Une histoire de la pédagogoie, T1 – de Platon à John Dewey » , un essai de Normand Baillargeon , publié aux Editions de Brous

Normand Baillargeon synthétise, avec cette Histoire philosophique de la pédagogie , 25 années d'enseignement et de réflexion sur le sujet. Nous n'avons pas affaire ici à une histoire des techniques pédagogiques ou des institutions, pas plus qu'une simple nomenclature des grands penseurs de l'éducation; ce livre essentiel se veut une histoire du concept ou de l'idée même d'éducation. L'ouvrage se décline à travers les grandes périodes de la pensée humaine (Antiquité, Moyen Age, Renaissance) jusqu'à nos jours en faisant le pari que la connaissance du passé peut nous aider à mieux comprendre la crise actuelle de l'éducation et à dessiner des avenues de sortie. Une histoire philosophique de la pédago­gie déploie ainsi un modèle original qui invite à réfléchir sur la nécessité d'une éducation basée avant tout sur la connaissance globale acquise par l'être humain, plutôt que sur la formation de bons petits citoyens au service de l'économie de marché

Laura Sanchez , de « la librairie du Boulevard » , à Genève, enSuisse , pour « L’oiseau sur la branche » , un livre jeunesse d’Anne Crauzaz , publié aux Editions MeMo

Une année sur la branche, au fil des saisons, 52 oiseaux racontent leur mode de vie : ceux qui migrent, ceux qui restent, comment ils se nourrissent. Un livre grand format, avec plus d’une centaine de pages qu’on tourne comme celles d’une grande encyclopédie, à laquelle on revient sans cesse, en se réjouissant de cette galerie de portraits en plumes…

Matthieu Colombe , de la librairie « Goulard » , à Aix-en-Provence , pour « Le cas Eduard Einstein » , un poche de Laurent Seksik , publié aux Editions j’ai Lu

« Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution . » Albert Einstein. Le fils d’Einstein a fini parmi les fous, délaissé de tous, jardinier de l’hôpital psychiatrique de Zurich. Sa mère, qui l’a élevé seule après son divorce, le conduit à la clinique Burghölzli à l’âge de vingt ans. La voix du fils oublié résonne dans ce roman où s’entremêlent le drame d’une mère, les faiblesses d’un génie, le journal d’un dément. Une question hante ce texte : Eduard a-t-il été abandonné par son père à son terrible sort ? Prêtant sa voix à Eduard,le fils d'Albert Einstein interné dès l'âge de 19 ans en clinique psychiatrique, l'auteur dévoile un drame familial et la part d'ombre d'un savant au coeur des troubles internationaux des années 1930.

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