Michel Claise vient nous parler de son dernier roman "Larmes du crime" publié aux Editions Luce Wilquin .

Larmes du crime
Larmes du crime © Radio France

Trois cadavres de personnalités internationales liées à la gestion de l’Eau et au combat écologique retrouvés dans trois lieux d’exploitation de la société Vivaqua. L’arme du crime : l’eau ou… son manque. Leur point commun : ils logeaient tous trois à l’hôtel Plaza et devaient participer à Bruxelles à une importante réunion au niveau européen.Le commissaire Lenonce et son équipe vont explorer toutes les pistes possibles pour élucider ces assassinats. Mais ils se heurteront à forte partie… une organisation secrète, l’Arche universelle, des dossiers compromettants, un détective privé et deux tueurs moyen-orientaux chargés d’un règlement de compte (dans une piscine !).Le commanditaire de toute cette affaire sera finalement démasqué en une semaine, et c’est bien sûr celui que l’on soupçonnait le moins…

Un polar bien ficelé, désopilant et bourré de clins d’œil

François Plassat vient de publier "The Beatles Discomania" aux Editions JBz & Cie

The Beatles Discomania
The Beatles Discomania © Radio France

Pour les amateurs de rock, l’année 2012 sera à marquer d’une pierre blanche :on y célèbrera officiellement le 50e anniversaire de la naissance du groupe le pluspopulaire et le plus influent de la planète. En 1962, les Beatles publiaient Love Me Do, leur premiersingle ; dès lors, toute la production musicale allait subir l’onde de choc provoquée par ces quatre natifsde Liverpool. John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr seront les infatigablesartisans de la plus importante révolution culturelle du xxe siècle, dont l’écho et l’influence persistantenous parviennent encore aujourd’hui.C’est l’ensemble de cet immense corpus musical que l’auteur nous propose deparcourir à travers cinq décennies durant lesquelles, ensemble, en solo ou avec de nouveauxgroupes, Lennon, McCartney, Harrison et Starr ont continué à enregistrer des disques sans jamaispouvoir faire oublier tout à fait leur illustre pedigree. Parfois malgré eux, ils ont continué à brandirleur étendard commun en s’efforçant de ne pas en ternir les couleurs.Le moins qu’on puisse dire est qu’ils y sont parvenus, comme en témoigne le singulier kaléidoscopediscographique que les pages de cet ouvrage nous invitent à faire tourner, à travers le recensementchronologique de plus de 170 références d’albums et de dizaines de singles.

L'auteur de Fort Saganne et d'Indochine, Louis Gardel présente "Le scénariste" publié aux Editions Stock.

Le scénariste
Le scénariste © Radio France

François est romancier. Il deviendra scénariste à la suite de circonstances qui lui paraîtront relever du hasard. Il n’est pas quelqu’un qui dirige sa vie. Il s’arrange avec ce qui se présente. Ce sont les milieux littéraires et ceux du cinéma qui servent de cadre au roman. La jeune fille de province dont François tombe amoureux travaille aujourd’hui à Paris, dans l’édition. Pour vivre avec François, elle interrompt brutalement une liaison avec un vieil écrivain que cet abandon rend à peu près fou. Mais François ignorera toujours chantages et menaces. Une partie du roman se déroule aussi en Algérie, où François est né. Sa mère s’y était installée après l’indépendance, par conviction idéologique, pour se mettre au service de ce peuple neuf. Elle est revenue en France en 1974, quand son petit garçon avait cinq ans.François n’a jamais su qui était son père. Sa mère ne le lui a jamais révélé. C’était une femme qui ne parlait pas. De ce secret François a pris son parti. Il a un grand appétit de bonheur. Ses tourments, il les met dans les histoires qu’il écrit. Ce ne sont pas des transpositions de la vie réelle, plutôt une quête de ce qui est peut-être arrivé ou qui aurait pu arriver, une sorte de monde parallèle. Dans le quotidien des jours François ne calcule rien. Il se laisse porter par ses désirs et par la chance : la vie n’est pas sérieuse. Ce qui est sérieux, c’est ce qu’il invente.

La chronique des libraires:

  • Marion Trépanier de la librairie "A lire" à Longueuil, au Québec , nous parle de "Histoires de mots solites et insolites" , u livre de Gaétan St-Pierre St-Pierre , publié aux Editions Septentrion.

SOLITE (1944) est un mot inventé par Jacques Prévert dans le poème «Lanterne magique de Picasso». Un mot solite, ce devrait être le contraire d'un mot insolite, donc un mot habituel, familier, banal, sans surprise? Et pourtant le mot solite n'est-il pas, par sa nature même, la négation de l'habituel?

INSOLITE (fin XVe) est un emprunt au latin insolitus «inhabituel, inusité, bizarre», formé de in (préfixe de négation) et de solitus, participe passé de solere «avoir coutume de».

Les mots français les plus anciens sont-ils tous des mots latins déformés? Le français a-t-il emprunté à plusieurs langues étrangères à part l'anglais? Comment les mots nouveaux sont-ils fabriqués? D'où viennent les changements de sens?

Le vocabulaire est la composante de la langue la plus mobile, la plus changeante, la plus malléable: des mots meurent, d'autres naissent, d'autres subissent des changements phonétiques, des changements de forme, et la plupart connaissent des changements de sens. Gaétan St-Pierre propose à la fois une histoire du vocabulaire français (incluant les mots et les expressions du français québécois) et des centaines d'histoires de mots qui retracent leur origine, souvent étonnante, leur formation et leur évolution. Histoires de mots solites et insolites nous convie à une sorte de voyage dans le monde des mots; des mots familiers ou recherchés, des mots voyous ou bien élevés, des mots très vieux ou nouveaux, des mots héréditaires ou immigrés, des mots sérieux ou pour jongler.

  • Déborah Damblon de la librairie La Licorne, à Bruxelles , nous raconte un polar: "Braine Blues" de Isabelle Bary , publié aux Editions Luc Pire.

Les émissions politiques de Nine Paulus lui ont taillé une réputation de femme brillante et moderne. Idéale. Et pourtant… Ballottée entre la radio, une maman tentaculaire, sa vie de célibataire et sa fille Lilou – qu’elle élève seule dans une jolie maison de Braine-l’Alleud –, Nine aimerait être insouciante et drôle.

Un jour, enfin, un brin de folie la prend. Nine saute dans un train pour Charleroi, rejoindre l’homme dont elle est séparée depuis cinq ans.

Mais la fantaisie la saisira là où elle ne l’attendait pas, dans ce wagon immobilisé pour raisons obscures, au milieu de nulle part. Un endroit figé et confiné où une vieille dame suspecte, une jeune femme enceinte, une couguar étrange, une adolescente boudeuse, un apollon et un homme bien mystérieux vont épousseter ses a priori sur la légèreté de la vie.

  • Georges-Marc Habib de la librairie "L'Atelier", à Paris, dans le XX° siècle, nous parle du livre "Le roi n'a pas sommeil" de Cécile Coulon , publié aux Editions Viviane Hamy.

« Ce que personne n'a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n'a pu savoir, c'est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras lui avait passé les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise. »

Tout est là : le mutisme, le poids des regards, l'irrémédiable du destin d'un enfant sage, devenu trop taciturne et ombrageux. Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons - les mêmes qui torturaient déjà son père.

Quand a-t-il basculé ? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite ?

La sobriété du style de Cécile Coulon - où explosent soudain les métaphores - magnifie l'âpreté des jours, communique une sensation de paix, de beauté indomptable, d'indicible mélancolie.

  • Laura Sanchez de "La Librairie du Boulevard" à Genève nous présente une BD: "Oui, mais il ne bat que pour vous " de Isabelle Pralong , publiée aux Editions L'Association.

L’originalité et la sensibilité de cette jeune dessinatrice suisse passe un cap supplémentaire avec ce deuxième livre, encore plus atypique et audacieux : Oui, mais il ne bat que pour vous est la strophe finale du poème « Pièce de coeur » de Heiner Müller, dont chaque strophe forme l’intertitre de chaque chapitre. L’ouvrage alterne des scènes autobiographiques de la « vraie vie », réalistes et croustillantes, et des scènes fantasmatiques de la « vie imaginaire » qui elles, se basent sur la fable bouddhiste selon laquelle pour se réaliser, il faut attraper son « singe intérieur » et pouvoir s’asseoir et boire le thé avec lui.

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