Daniel De Roulet , pour "Le démantèlement du coeur" , publié aux Editions Buchet Chastel

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roulet © Radio France

Max vom Pokk, architecte newyorkais, tourmenté par d’anciennes amours, revient en France où il a rendez-vous avec son amie d’il y a quarante ans. Il ne l’a plus revue, bien qu’ils aient ensemble un fils, Mirafiori, dont il est sans nouvelles.

Shizuko Tsutsui est née le jour où la bombe a détruit sa ville. Pour cette raison, elle est clouée sur un fauteuil roulant. Scientifique de haut niveau, elle est chargée de surveiller le démantèlement d’un surgénérateur nucléaire au bord du Rhône, à Malville. Elle aussi se prépare avec enthousiasme à retrouver le père de son fils.

Mais ce jour-là, 11 mars 2011, à Fukushima, un tremblement de terre ravage la centrale dans laquelle Mirafiori, le fils de Max et Shizuko, travaille comme intérimaire. Il a passé neuf ans en prison et désormais la mafia contrôle sa vie.

Cette catastrophe bouleverse les retrouvailles amoureuses. Shizuko est rappelée d’urgence au Japon. Max perd pied et, pris de remords, croit bon de jouer au héros qu’il n’est plus. Mirafiori est envoyé en mission suicide dans la salle de contrôle du réacteur en fusion...

Le Démantèlement du coeur est le dixième et dernier volume de ’La Simulation humaine’, épopée du nucléaire qui va d’Hiroshima à Fukushima, du triomphe de la science à la mise en cause de sa démesure.

Jean-Paul Didierlaurent , pour "Le liseur du 6h27" , publié aux Editions Au Diable Vauvert

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liseur © Radio France

« Peu importait le fond pour G"!Ylain. Seul l'acte de lire revêtait de l'importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écoeurement qui l'étouffait à l'approche de l'usine.» Guylain Vignolles est préposé au pilon et mène une existence maussade et solitaire, rythmée par ses allers-retours quotidiens à l'usine. Chaque matin en allant travailler, comme pour se laver des livres broyés, il lit à voix haute dans le RER de 6H27 les quelques feuillets qu'il a sauvé la veille des dents de fer de la Zerstor 500, le mastodonte mécanique dont il est le servant. Un jour, Guylain découvre les textes d'une mystérieuse inconnue qui vont changer le cours de sa vie ... Dans une couleur évoquant le cinéma de Jean-Pierre Jeunet ou la plume ouvrière de Jean Meckert, Jean-Paul Didierlaurent signe un premier roman qui nous dévoile l'univers d'un écrivain singulier, plein de chaleur et de poésie, où les personnages les plus anodins sont loufoques et extraordinaires d'humanité, et la littérature le remède à la monotonie quotidienne.

Christian Binet , pour "Monsieur le Ministre - Intégrale ", publié auxEditions Fluide Glacial / Audie

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binet © Radio France

Débats télévisés, Conseil des Ministres, vie de famille, Assemblée Nationale, dîner à l'Ambassade de Corée, Université d'été des jeunes militants du parti, tout est disséqué avec humour ! Binet, de sa plume acérée, donne vie à ce personnage aussi fictif que réaliste. Et ce sont tous les travers de la chose politique qui sont épinglés, avec humour et finesse.

Et les chroniques des libraires :

Annick Dor , à Bruxelles, pour "Kanopée" , une bande dessinée de Louise Joor , publiée aux Editions Delcourt

  1. La surpopulation a entraîné de graves modifications de l'écosystème. La quasi-totalité des espèces animales et végétales a disparu, excepté dans une partie de l'Amazonie mise en quarantaine. Dans ce dernier bastion du monde sauvage survivent dans l'ignorance générale d'anciens révolutionnaires surnommés les "éco-martyrs". Parmi eux, Kanopé, une orpheline débrouillarde.

Manon Trépanier de la librairie "Alire" , à Longueuil, au Québec , pour "Chez la reine" , un roman d'Alexandre Mc Cabe , publié aux Editions La Peuplade.

Campant judicieusement son roman dans l'arrière-pays québécois, les villages, les rangs, le cadre de l'enfance – authentique royaume où la maison de la Reine trône au cœur du paysage –, Alexandre Mc Cabe édifie le musée de la mémoire d'un petit-fils, jeune homme au début de la vingtaine qui doit se faire à l'idée : « Une mort est une mort et on ne peut se soustraire à son tragique. » Devant l'agonie de Jérémie, son grand-père, le deuil forçant à s'arrêter « sur d'autres détails », il peint les « tableaux d'un musée intérieur », réfléchit à « l'héritage fondamental » que concèdent la famille et la culture, saisit la portée du décor dans l'apprentissage du monde. Il y a dans ce livre bienveillant le souvenir des premières fois, du bonheur et de l'amour reçus.

Laura Sanchez , de "La librairie du Boulevard" , à Genève, en Suisse , pour"Théorie de la carte postale" , un essai de Sébastien Lapaque , publié auxEditions Actes Sud

Une exaltation de la carte postale comme geste poétique autant que comme art de vivre et d'être au monde. La théorie de l'auteur offre une promenade dans l'esprit, l'histoire et la pratique de la correspondance élective.

Grégoire Courtois , de "La librairie Oblique" , pour "Marseille noir" , un polar sous la direction de Cédric Fabre , publié auxEditions Asphalte

La collection « Asphalte Noir » revient en France et, après Paris, explore Marseille, de l'Estaque au Vieux-Port, de la Joliette à la Plaine, de la Belle-de-Mai au Stade Vélodrome, en passant par le Panier ou les îles du Frioul... Marseille dans toute sa diversité, toutes ses communautés, toutes ses contradictions. Des nouvelles noires inédites, écrites spécialement pour ce recueil, par des auteurs marseillais de naissance ou d'adoption, oeuvrant aussi bien dans le polar que la littérature générale. Avec des textes de Christian Garcin, Pia Petersen, René Fregni, Emmanuel Loi, Philippe Carrese, François Beaune, Rebecca Ligheri, Minna Sif, Marie Neuser, Serge Scotto, Salim Hatubou, François Thomazeau, Patrick Coulomb, Cédric Fabre .

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