Gilbert Sinoué , pour "les nuits du Caire" , publié aux Editions Arthaud

Les Nuits du Caire
Les Nuits du Caire © Radio France / Gilbert Sinoué

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'Vous avez vécu dans le souvenir du bonheur, Karim Or, rien n'empêche le bonheur comme le souvenir du bonheur'.

Laurence Laporte , pour le dictionnaire "Le Petit Robert"

Le Petit Robert
Le Petit Robert © Radio France / Le Petit Robert

Comme chaque année, le Petit Robert vient de dévoiler sa sélection de nouveaux mots. Au palmarès des expressions so 2014 : "itinérance", "microblog", "en faire des caisses" ou "transgénérationnel".

Carine Girarc-Marinier pour le dictionnaire "Le Petit Larousse illustré"

Le Petit Larousse illustré
Le Petit Larousse illustré © Radio France / Le petit Larousse illustré

Nanobiologie, hashtag, intifada, flash-mob, googliser : voici quelques uns des 150 nouveaux mots qui entrent dans le Petit Larousse 2014. 50 nouvelles personnalités rejoignet aussi ce paradis de papier : Alain Corbin, Jean Clottes, Vladimir Cosma en font partie. Le nouveau Larousse propose aussi une double page sur le vocabulaire de la guerre de 1914-1918 ainsi qu'un précis de grammaire et de conjugaison.

Jean Pruvost est Professeur à l’Université de Cergy-Pontoise (95), où il enseigne la lexicologie et la lexicographie, tout en dirigeant un Master Sciences du langage ainsi que le laboratoire CNRS Lexiques Dictionnaires Informatique.Il est par ailleurs Directeur éditorial des éditions Honoré Champion, maison d’édition spécialisée dans l’érudition en sciences humaines.

Le Premier épisode des Grandes Rencontres de La Librairie Francophone

Le 9 mars 2013 , La Librairie Francophone était à la Foire du Livre de Bruxelles et parlait de la mémoire avec Boris Cyrulnik (« Sauve-toi, la vie t’appelle », Ed Odile Jacob) et Rodney Saint Eloi (Je t’écris cette lettre », Ed Mémoire d’Encrier).

Le 2 avril 2013 , La Librairie Francophone était en compagnie de Raymond Depardon , à l’occasion de « Voyages » (Ed Hazan) Un ouvrage de photographies autour de ses multiples voyages.

Le 22 septembre 2012 , la Librairie Francophone était à l’Hippodrome de Vincennes, pour une rencontre loufoque entre Tony Benacquista etAchdé , à l’occasion de la sortie du dernier album de Lucky Lucke « Cavalier seul », aux Editions Dargaud

Le 30 novembre 2012 , La Librairie Francophone recevait deux candidats en lisse pour le Prix Goncourt : Joël Dicker (« La vérité sur l’affaire Harry Quebert », Ed de Fallois / L’Âge d’Homme) et Jérome Ferrari (« Le Sermon sur la chute de Rome », Ed Actes Sud)

Et les chroniques des libraires:

Matthieu Colombe , de la librairie "Goulard" , à Aix-en-Provence , pour "Douce, tiède et parfumée - Volume 1, Le doute" , ue bande desinée d'Ignacio Noé , publiée aux Editions Glénat

Londres, 1872. Ally menait une vie calme et délicate, avant que son père biologiste ne soit assassiné… En fouillant dans ses affaires, Ally tombe sur un journal de bord où elle découvre qu’elle était en réalité le sujet d’une expérience scientifique… Fille d’une médium instable, séparée à la naissance de sa sœur jumelle, Ally devait aider le biologiste à prouver que le déterminisme social est plus fort que l’hérédité. Stupéfaite et effondrée, Ally brise alors ses chaînes, et s’embarque pour un destin tumultueux et fantastique, à la recherche de ses origines.

Voici le début d’un triptyque imaginatif, sensuel et épique, qui nous révèle le flamboyant univers steampunk du dessinateur de la série Helldorado .

Déborah Damblon , de la librairie "La Licarne", à Bruxelles , pour "La vieille qui voulait tuer le Bon Dieu" , un polar de Nadine Monfils , publié aux Editions Belfond.

Mémé Cornemuse, fan d'Annie Cordy et de Jean-Claude Van Damme, est une vieille bique, entre Ma Dalton et Carmen Cru, à la sauce belge. Elle a trouvé un emploi de concierge dans un immeuble foutraque... où son arrivée va déclencher des horreurs rocambolesques. Ce soir-là, Ginette, une des locataires, gaga de Lady Di, s'envoie en l'air dans un parking et trompe son mari pour la première fois. L'extase est de courte durée ! De retour chez elle, elle découvre le cocu en kit dans son plumard. Ses mains ont été coupées et son zizi est rangé au frigidaire. Panique à bord ! Ginette va mener son enquête tandis que mémé Cornemuse prépare un casse dans la bijouterie d'à côté, avec un ancien braqueur qu'elle héberge dans la cave. Elle fait les repérages et lui, il creuse... Un événement imprévu – l'arrivée d'une criminelle hébergée au couvent d'en face – va bouleverser leurs plans...

Florence Bourdin , de la librairie "Mot de passe", à Neuchâtel, en Suisse , pour "Nina" , un roman de Frédéric Lenoir et Simonetta Greggio , publié aux Editions Stock.

Oublie-t-on jamais son premier amour ? Adrien a décidé de mourir. Mais alors qu il s apprête à avaler un mélange de médicaments, resurgit le souvenir de Nina, une jeune Italienne avec qui il a passé, enfant puis adolescent, des vacances lumineuses sur la côte amalfitaine. Repoussant son suicide d un soir, puis d un autre, il lui écrit une longue lettre qui devient, au fil des nuits, la bouleversante déclaration d amour qu il n a jamais osé lui faire. Il ne se doute pas que ses mots toucheront plusieurs existences : la sienne et celle de Nina d abord, mais également celle de tous ceux qui, de près ou de loin, seront émus par son écriture.

Manon Trépanier , de la librairie "Alire", à Longueuil, au Québec pour "Sans toi, je n'aurais pas regardé si haut: Tableaux d'un parc" , un beau livre de Denise Desautels , publié aux Editions Le Noroit .

Lettreà mon fils aurait pu être un autre sous-titre. Le parc Lafontaine , en un seul mot comme autrefois. C’est ce que j’avais spontanément répondu à Paul, ami poète et éditeur, qui m’invitait – il y a déjà dix ans – à participer à la collection « Lieu dit » qu’il venait de créer aux Éditions du Noroît. Pourquoi ? Parce que j’y ai passé presque toute ma vie, de la petite enfance à aujourd’hui, et qu’il occupe depuis près de 40 ans beaucoup de place et de pages dans mon travail de création – qu’il est donc déjà lié à l’acte d’écrire. En fait, il se retrouve, conjugué à plusieurs temps – époques et saisons diverses – dans plusieurs de mes livres, et tout particulièrement dans La promeneuse et l’oiseau (1980), Tombeau de Lou (2000), Pendant la mort (2002) et La marathonienne (2004). Comme lieu de refuge ou de liberté, de plaisir ou d’effroi, de promenade ou d’enlisement, de réflexion ou de fuite. Mais surtout – surtout – parce que tout récemment j’ai pris conscience qu’il était beaucoup plus qu’un lieu à côté duquel j’avais vécu. Qu’il était en fait ma maison, la maison d’enfance ou de famille que je n’ai jamais eue. S’y empilent – comme dans un grenier ou une cave – des tas de souvenirs, des plus intimes aux plus historiques. C’est dans ce cœur francophone de Montréal, en pleine « grande noirceur », entre le monument à L.-H. La Fontaine, les ours noirs de l’ancien zoo et la statue à Dollard, que j’ai entendu pour la première fois le mot « orpheline » ; là que, depuis, la mort n’a jamais cessé de rôder ; là pourtant que l’art et les livres existent. Or, c’est parce que la mort y a été très présente – comme dans mes livres –, et que mon fils m’en a fait un jour la remarque, que j’ai eu envie de m’adresser à lui dans ce texte, sorte d’autofiction qui comporte deux parties : une première d’une trentaine de fragments disons… archéologiques où s’entremêlent le privé et le collectif, et une seconde où, après Joe Brainard, Georges Perec et quelques autres, je reprends la forme des Je me souviens. » D.D.

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