Suzanne Aubry, Christophe Donner et Jean d'Ormesson

  • Suzanne Aubry, pour "Ma vie entre tes mains", publié aux Éditions Robert Laffont / Éditions Libre Expression

Michel Perreault a quitté le Manitoba il y a quatorze ans, à la suite d'une tragédie qui a bouleversé à jamais une communauté paisible. Il a refait sa vie à Montréal sous une autre identité et croit avoir définitivement tourné la page sur son passé, mais tout bascule lorsqu'il découvre que sa femme et son fils ont disparu. Ne comprenant rien à ce départ soudain, Michel décide de retourner dans les Prairies, où il les soupçonne de se trouver. Sa quête déchirante à travers les paysages à la fois somptueux et arides de l'Ouest fera renaître les fantômes du passé, les secrets enfouis dans les consciences, comme les sédiments de la rivière Rouge.

  • Christophe Donner, pour "L'innocent", publié aux Éditions Grasset

Christophe entre dans les années soixante-dix et dans l’adolescence bercé par les idées révolutionnaires de ses parents divorcés, entre qui il va et vient, et la découverte angoissante d’une sexualité dévorante, obsessionnelle. De Paris à Saint-Tropez en passant par la Tunisie, l’adulte qu’il est devenu égraine les souvenirs d’une jeunesse douce-amère à travers le prisme de ses aventures sexuelles. De brefs chapitres qui sont autant de souvenirs, paysages, odeurs, mêlent la voix de l’enfant précoce et de l’auteur qui, quarante ans plus tard, observe avec tendresse et cruauté ce Christophe d’une autre époque. L’école, la famille, la révolution, les vacances, la mer. Autant d’éléments de décor aux scènes que se remémore Donner avec ce court récit, très intime, qui montre le film irréalisable de sa vie, entre 13 et 15 ans, quand l’amour s’apprenait dans les tourments du sexe.

  • Jean d'Ormesson, pour "Guide des Égarés", publié aux Éditions Gallimard

Nous ne savons ni pourquoi nous sommes nés ni ce que nous devenons après la mort. Nous sommes tous des égarés. C’est à la question : «Qu’est-ce que je fais là ?» que s’efforce de répondre ce manuel de poche qui n’a pas d’autre ambition que de décrire avec audace, avec naïveté, avec gaieté ce monde peu vraisemblable où nous avons été jetés malgré nous et de fournir vaille que vaille quelques brèves indications sur les moyens d’en tirer à la fois un peu de plaisir et, s’il se peut, de hauteur.

Le choix des Libraires:

  • Un coup de gueule de Billy Robinson, de La Librairie De Verdun, à Montréal, au Canada, sur l’abondance de livres publiés avec des titres anglophones

L’abondance de livres publiés avec des titres anglophones.

Une pratique que Billy Robinson trouve irrespectueuse pour le lectorat francophone.

Une nuance cependant lorsque ces titres se réfèrent à un sujet anglophone.

  • Un coup de cœur de Matthieu Colombe, de La Librairie Goulard, à Aix-en-Provence, pour Au commencement du septième jour, un roman de Luc Lang, publié aux Éditions Stock

Camille, la compagne de Thomas, est restée dans le coma suite à un accident de voiture inexplicable. Confronté au monde hospitalier, à la douleur de leurs enfants, à son patron et à ses collègues, Thomas lutte pour ne pas sombrer. Une entrée dans l'intimité d'un homme complexe et dans celle des membres de sa famille, aux destins encore plus tortueux que le sien.

  • Un coup de cœur d’Annick Dor, de La Librairie de La Mazerine, à La Hulpe, en Belgique, pour Profession du père, un poche de Sorj Chalandon, publié aux Éditions Le Livre de poche

Devant l'indifférence de sa mère, Emile subit la démence et les mauvais traitements de son père, qui s'imagine chaque jour une nouvelle vie et un nouveau métier. Une nuit, alors âgé de 13 ans, il est enrôlé par son père dans son organisation secrète pour tuer le général de Gaulle.

  • Un coup de gueule de Laura Sanchez, de La Librairie du Boulevard, à Genève, en Suisse, sur Paléo : portraits en pied, un beau-livre avec des photos de Michel Juvet et des Textes de Mélanie Chappuis, publié aux Éditions Slatkine

Le photographe propose des clichés représentant les pieds des artistes qui se sont produits durant le Paléo festival de Nyon, en juillet 2015, et propose de deviner l'identité de leurs propriétaires.

La programmation musicale:

  • Hildebrandt - Les animals - AT(H)OME / WAGRAM

  • Vaudou Game - La vie c'est bon - Hot Casa Records

  • An Pierle - Il est cinq heures, Paris s'éveille - PIAS

  • Ines - Tout la jouné - Aztec Musique - choix créole

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