Ce week-end nous rendrons hommage à Rachid Taha avec Bernard Lavilliers et et Boualem Sansal. Lavilliers et Sansal qui vous parlerons aussi de leurs nouvelles parutions et puis nous recevrons la Belge Adeline Dieudonné, la révélation francophone de cette rentrée littéraire

Boualem Sansal, "Le train d'Erlingen ou La Métamorphose de Dieu"

Boualem Sansal, pour Le train d'Erlingen ou La Métamorphose de Dieu, publié aux éditions Gallimard :

Je plaisante, je plaisante, mais la situation est affreusement désespérée. L’affaire était louche dès le début pourtant, l’ennemi n’est pas tombé du ciel, il sortait bien de quelque trou, verdammt, un enfant l’aurait compris. Quand avons-nous cessé d’être intelligents ou simplement attentifs?»

Ute Von Ebert, dernière héritière d’un puissant empire industriel, habite à Erlingen, fief cossu de la haute bourgeoisie allemande. Sa fille Hannah, vingt-six ans, vit à Londres. Dans des lettres au ton très libre et souvent sarcastique, Ute lui raconte la vie dans Erlingen assiégée par un ennemi dont on ignore à peu près tout et qu’elle appelle «les Serviteurs», car ils ont décidé de faire de la soumission à leur dieu la loi unique de l’humanité. La population attend fiévreusement un train qui doit l’évacuer. Mais le train du salut n’arrive pas.

Et si cette histoire était le fruit d’un esprit fantasque et inquiet, qui observe les ravages de la propagation d’une foi sectaire dans les démocraties fatiguées ? Comme dans 2084, Boualem Sansal décrit la mainmise de l’extrémisme religieux sur les zones fragiles de nos sociétés, favorisée par la lâcheté ou l’aveuglement des dirigeants.

Adeline Dieudonné, "La vrai vie"

Adeline Dieudonné, pour La vrai vie, publié aux éditions l’Iconoclaste :

Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe craintive, soumise à ses humeurs. Avec son frère, Gilles, Elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glaces. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

Bernard Lavilliers, "Je n'ai pas une minute à perdre, je vis"

Bernard Lavilliers, pour Je n'ai pas une minute à perdre, je vis, publié aux éditions Le Cherche Midi :

Sous les mots lisibles et les notes invisibles, la vie. La rage de vivre : "Je n'ai pas une minute à perdre je vis." L'urgence de vivre : "Vivre encore / Vivre comme un cri." C'est toute l'oeuvre de Lavilliers, c'est tout le chant de Bernard. C'est un manuel des émotions. C'est un débordement de larmes et de rires, de chagrins et de joies, d'ironie glacée et de pirouettes enjouées. La vie comme un pied-de-nez ! C'est un tumulte solitaire et solaire, parfois mouillé de pluie.

Bernard Lavilliers sera à la Fête de l'Humanité, samedi 15 septembre, sur la Grande Scène, à 18h30

Les coups de cœurs et les coups de gueules des libraires :

Un coup de gueule de Jérémy Laniel, de La Librairie du Carcajou, à Rosemère, au Canada à propos d’un livre vendu par Amazon, qui se trouve sur la liste du Prix Renaudot. Inacceptable, déclare Jérémy !

Un coup de cœur de Sophie Todescato, de La Librairie Les Temps Modernes, à Orléans, en France, pour Deux mètres dix de Jean Hatzfeld, publié aux éditions Gallimard :

Histoire de quatre sportifs de très haut niveau, deux Américains et deux Kirghizes, entre les jeux Olympiques de 1980 et aujourd'hui. Ils sont champions haltérophiles, elles sont sauteuses en hauteur, et leurs rivalités sont mêlées d'admiration et d'incompréhension réciproques. Entre les deux femmes, Sue et Tatyana, naît même une profonde amitié.

Un coup de gueule de Déborah Danblon, de La Librairie La Licorne, à Bruxelles, sur les séries dans la littérature jeunesse :

Deborah pousse un coup de gueule autour de la multiplication des séries dans la littérature jeunesse qui, si elles ont le mérite de pousser les jeunes à la lecture ne permettent pas l’accès au plus grands nombres, qui bien souvent sont en recherche de nouveauté.

Un coup de cœur jeunesse de Laura Sanchez, de La Librairie du Boulevard, à Genève, en Suisse, pour Hyper bien de Frédéric Fivaz, publié aux Editions Rouergue :

Charles s'apprête à faire une sieste quand voilà que se dessine une envie d'aller faire du canoë. Il prend alors son matériel et part dans son bolide du futur, mais voilà que soudain, il a envie d'une glace. Il se dirige vers la plage, quand soudain le voilà décidé à faire une cabane, etc, Finalement Charles reviendra à son premier désir : la sieste, une bonne sieste pour boucler cette boucle infernale. Dans ce zapping, Fred Fivaz nous entraîne dans le quotidien d'un Charles hyperactif, mais Charles n'est peut-être pas si hyper-extraordinaire sous son apparence de mutant et dans ses véhicules du futur, il est peut-être hyper-quotidien.

La programmation musicale: 

  • Clara Luciani – "On ne meurt pas d'amour" 
  • Rachid Taha – "Ecoute-moi camarade"
  • Dani Terreur – "Colosse de Rhodes"
  • Rataro – "Hauani kiitea"
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