Ce week-end, deux romans palpitants avec le franco-belge Stéphane Malandrin et la française Véronique Ovaldé, une Bande-Dessinée sur le masochisme avec l'histoire vraie de celui qui a donné son nom à cette pratique sexuelle, l'artiste Blick Bassy pour un live et une grande annonce avec un invité surprise

Véronique Ovaldé, pour "Personne n'a peur des gens qui sourient", publié aux Éditions Flammarion : Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses  filles à l’école et les embarque sans préavis pour un long voyage.  Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord,  la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant,  passait ses vacances.  Pourquoi cette  désertion soudaine? Quelle menace fuit-elle? Pour le savoir, il faudra  revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer  Giovannangeli, qui l’a prise sous son aile à la disparition de son père,  lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants – où était  Gloria ce soir-là ? –, et comprendre enfin quel rôle l’avocat Santini a  pu jouer dans toute cette histoire. Jusqu’où peut-on protéger ses  enfants? Dans ce roman tendu à l’extrême, Véronique Ovaldé met en scène  un fascinant personnage de mère dont l’inquiétude face au monde se mue  en un implacable sang-froid pour l’affronter.

Stéphane Malandrin, pour "le Mangeur de livres", publié aux Éditions du Seuil : Adar Cardoso et Faustino da Silva, deux petits garnements de Lisbonne,  rois de la bêtise, spécialistes ès rapines de pâtés, tripailles et  saucisses, sont attrapés par un curé qui les enferme dans la crypte de  son église et se promet de les éduquer à coups de claques. Nous sommes  en 1488, juste avant la diffusion de l’imprimerie dans la péninsule  Ibérique. Adar trouve un vieux codex écrit sur le plus fin vélin et, se  voyant mourir de faim, le mange en entier. Le livre était empoisonné :  voilà l’enfant condamné à hanter les bibliothèques de la ville à la  recherche d’autres précieux codex. Il n’aura de cesse de les mettre en  charpie et de les dévorer, devenant ainsi le Mangeur de livres, celui  dont tout le monde veut la mort.

Catherine Sauvat et Anne Simon pour "L'homme à la fourrure", publié aux Éditions Dargaud : Suite au succès de son roman La Vénus à la fourrure, l'écrivain Leopold  von Sacher-Masoch reçoit une jeune femme décidée à s'emparer du rôle de  Wanda décrit dans le livre. Ils concluent un contrat où il se soumet  totalement à elle dans un jeu de dominante-dominé tel qu'il les aime.  Des années après leur séparation et un remariage plus normé, Léopold est  surpris par les sollicitations de jeunes admiratrices attirées par sa  réputation sulfureuse. Il apprend alors qu'à ses dépens un livre a fait  de son nom une perversion sexuelle : le masochisme...

Et Blick Bassy pour un live acoustique....

Un coup de cœur d’une jeune auditrice : 

Farah, du Collège Guy Moquet, à Gennevilliers nous parle  du livre « Les Crocodiles » de Thomas Mathieu, publié aux Éditions Le Lombard : Thomas Mathieu illustre des témoignages de femmes liés aux problématiques comme le harcèlement de rue, le machisme et le sexisme ordinaire. Son travail s'inscrit dans un mouvement plus large de prise de conscience et d'une nouvelle génération de féministes qui utilisent internet pour réfléchir et informer sur des concepts tels le "slut-shaming" ou le "privilège masculin". Dans ses planches, les décors et les personnages féminins sont traités en noir et blanc de manière réaliste tandis que les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles verts. Le lecteur ou la lectrice est invité à épouser le point de vue de la femme qui témoigne et à questionner le comportement des crocodiles particulièrement quand ils endossent le rôle stéréotypé de dragueurs/ prédateurs/dominants.

Les coups de cœurs et les coups de gueules des libraires : 

Un coup de cœur de Josianne Létourneau, de La Librairie du Square, au Quartier Outremont, à Montréal, pour « Le marabout », un recueil de nouvelles d’Ayavi Lake, publié aux Éditions VLB : Marianne Potvin multiplie les escapades dans Parc-Extension, à Montréal. Émoustillée par cet étrange quartier rempli d'« étranges », la bourgeoise d'Outremont va y faire une rencontre qui la changera du tout au tout… Les personnages du Marabout se croisent et se recroisent sous la plume d'une auteure qui les torture en mâchouillant sa pipe, déguisée en homme, au son de ses enregistrements de Serge Bouchard. Ayavi Lake manie l'ironie avec délice, en jouant sur les voix, les Moi, les Je, déroutant malicieusement les lecteurs pour mieux leur montrer tous les chemins qu'ils n'ont jamais empruntés.  

Un coup de gueule de Dominique Bressoud, de La Librairie Une petite prose, à Boudry, en Suisse : Dominique pousse un coup de gueule contre les auteurs qui, à la façon des chanteurs, se croient obligés de faire de la promotion à l’outrance. Cela accentue le côté « people-isation » qui selon elle, peut sembler ridicule et devenir nuisible pour les auteurs, surtout quand ils finissent par parler plus de choses futiles que de leur livres, leur écriture ou leurs univers.

Un hommage de Déborah Danblon, de La Librairie La Licorne, à Bruxelles : Déborah Danblon en grande lectrice de littérature jeunesse voulait rendre hommage à Tomi Ungerer, dessinateur, auteur et illustrateur décédé le samedi 09 février dernier à l’âge de 87 ans. Auteur d’une œuvre prolifique qui fait référence dans ce genre littéraire, Tomi Ungerer avait reçu de nombreux Prix saluant son travail à travers le monde.

Un coup de gueule d’Anne Rosine-Voza, de La Librairie Le Papillon Bleu à Fort de France : Anne pousse un coup de gueule sur le fait qu’en 2019 il lui soit répondu par des maisons d’éditions que certains livres ne peuvent pas être envoyés en Martinique sous prétexte qu’ils ne sont disponibles qu’en France !

La programmation musicale : 

  • Hervé - Va piano - Initiale
  • Blick Bassy - Woni - Live en direct du studio 621
  • Alma Forrer - Conquistadors - Alma Forrer
  • Mizik Ope'Yi / Tony Chasseur - Si - (Bonus créole)
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