Les 150 ans du Canada, Erik Orsenna et Anne Akrich

Drapeau Canadien - province de Montréal
Drapeau Canadien - province de Montréal © AFP / Rentaul Philippe

Année 1957. Rose quitte sa Gaspésie natale en laissant, derrière elle, une lettre sur son oreiller. Elle n’a qu’un rêve en tête : briller sur les scènes des prestigieux cabarets de la métropole. À cette époque, Montréal est un haut lieu de la vie nocturne et l’une des escales obligées des plus grands jazzmen. Les nightclubs brillent de tous leurs feux et la mafia fait des affaires d’or. Mais l’arrivée du rock’n’roll, l’engouement pour la télévision et l’élection du jeune et incorruptible maire Jean Drapeau va sonner le glas de cet âge d’or. 2002. En Gaspésie, un étranger vient d’acquérir une maison abandonnée mise aux enchères ; photos aux murs, vieux piano désaccordé et au fond d’un garde robe, un terrible secret de famille…

« Les moustiques viennent de la nuit des temps (250 millions d'années), mais ils ne s'attardent pas (durée de vie moyenne : 30 jours). Nombreux (3 564 espèces), volontiers dangereux (plus de 700 000 morts humaines chaque année), ils sont répandus sur les cinq continents (Groenland inclus). Quand ils vrombissent à nos oreilles, c’est une histoire qu'ils nous racontent : leur point de vue sur la mondialisation. Une histoire de frontières abolies, de mutations permanentes, de luttes pour survivre, de santé planétaire, mais aussi celle des pouvoirs humains (vertigineux) qu’offrent les manipulations génétiques. Allons-nous devenir des apprentis sorciers ? Toutefois, ne nous y trompons pas, c'est d'abord l'histoire d'un couple à trois : le moustique, le parasite et sa proie (nous, les vertébrés). Après le coton, l'eau et le papier, je vous emmène faire un nouveau voyage pour tenter de mieux comprendre notre terre. Guyane, Cambodge, Pékin, Sénégal, Brésil, sans oublier la mythique forêt Zika (Ouganda) : Je vous promets des surprises et des fièvres ! »

« Si Dieu ne s'était pas mis en tête de planter ce foutu jardin en Éden, on n'en serait pas là. Si, au milieu de ce jardin, Il n'avait pas fait pousser l'arbre de la connaissance, la femme n'aurait pas croqué dans le fruit et ne l'aurait pas tendu à l'homme. Tout le monde serait resté nu. On aurait continué à cultiver sagement la terre et à dompter les fleuves. Si l'homme-poussière et la femme-côtelette n'avaient pas entrepris de se venger en lançant la rumeur de l'Éden, leurs descendants n'auraient pas eu cette idée fixe : retrouver le jardin ! Ils n'auraient pas construit de beaux bateaux pour partir à sa recherche. Ils n'auraient donc jamais trouvé Tahiti, ni ne l'auraient baptisée ainsi : Paradis perdu. S'il n'avait pas été perdu, personne n'aurait songé à le retrouver. Pas même Marlon Brando. »

Le choix des libraires :

  • Un coup de gueule de Grégoire Courtois, de la Librairie Obliques à Auxerre, sur La vie dont vous êtes le héros, un essai de Stéphanie Assante, publié aux Éditions Mango.

Un roman de développement personnel. À travers le personnage de Marion, le lecteur est invité à faire des choix pour réfléchir sur sa vie et apprendre à mieux se connaître. À la fin de chaque chapitre, plusieurs solutions lui sont proposées, l'histoire évoluant différemment selon l'option choisie et lui permettant de s'affirmer et d'améliorer sa vie familiale.

  • Un coup de gueule d’Annick Dor, de la Librairie de La Mazerine à La Hulpe, en Belgique, sur les titres trop longs de certains romans ! Annick pousse un coup de gueule autour du phénomène de plus en plus répandu des titres trop long sur les romans. Elle trouve cela ennuyeux et pas toujours très bien senti.

  • Un coup de gueule de Claire Renaud, de la Librairie Atmosphère, à Genève, sur le Dictionnaire amoureux de la Suisse de Metin Arditi, publié aux Éditions Plon.

Qui suis-je pour écrire un tel dictionnaire ? Un "Suisse à quatre sous", comme on dit ici. L'expression vient du fait que tout naturalisé doit payer sa dîme. Je suis né en Turquie. J'ai grandi au bord du lac Léman, à Paudex, petite, très petite commune vaudoise ou mes parents m'ont placé en internat à l'âge de sept ans. J'y suis resté jusqu'à la "maturité" (ainsi appelle-t-on le baccalauréat suisse). Après mes études et quelques stages, je me suis installé à Genève, ville superbe que j'aime tant. Dire que ce pays m'a beaucoup donné serait dire peu. Il m'a comblé. Comment le remercier ?

  • Un coup de cœur de Jérémy Laniel, de la Librairie Carcajou, à Rosemère, au Canada, pour La traversée du Colbert : De Gaulle au Québec en juillet 1967, un essai d’André Duchesne, publié aux Éditions du Boréal.

    Le 24 juillet 1967, Charles de Gaulle, président de la France en voyage officiel, invité des gouvernements de Québec et d'Ottawa, a marqué à jamais l'histoire en prononçant, au balcon de l'hôtel de ville de Montréal, quatre mots - « Vive le Québec libre ! » - dont la portée a traversé le temps. Cet événement, ses causes et ses conséquences ont été maintes fois scrutés, répertoriés, analysés et commentés par tout ce qui « grouille, grenouille, scribouille ». À l'aube du cinquantième anniversaire de cet événement singulier, avec l'avantage du recul et à la lumière d'entrevues avec les témoins de l'époque ainsi que d'informations puisées dans des fonds d'archives, tant à Montréal, à Québec et à Ottawa qu'en Europe, André Duchesne nous raconte le voyage du Colbert, le croiseur à bord duquel Charles de Gaulle a remonté le Saint-Laurent pour débarquer à Québec plutôt qu'à Ottawa, comme l'aurait voulu le protocole. Il reconstitue pour nous le fil des événements, depuis le ballet diplomatique entourant les préparatifs du voyage, alors que le Québec cherche à jouer un rôle tout nouveau pour lui sur la scène internationale, jusqu'aux réactions qu'a provoquées, dans le monde entier, cet appel fatidique.

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