Pascale Roze pour "Passage de l'amour" , publié aux Editions Stock

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roze © Radio France / roze

Dans cet ouvrage, « Pascale Roze propose de subtiles variations sur l’amour à travers dix-huit nouvelles rythmées par la lutte d’un couple contre la maladie. Le corps y danse autant qu’il s’épuise, s’éprend, vibre, se désespère, se souvient. On y découvre un homme en attente d’une greffe du cœur ; une femme nageant en plein océan pour gagner sa liberté ; un poète et un séducteur délicat ; un sphinx des peupliers ; le petit-fils d’un empereur d’Annam. Nouvelle après nouvelle, se déploie un monde chatoyant dont l’écriture s’attache à trouver l’harmonie. »

Marc Benaïch e pour "Great Black Music" , publié aux Editions Actes Sud & Cité de la Musique

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black © Radio France / black

Michael Jackson, Cesaria Evora, Marvin Gaye, Billie Holiday, Fela Kuti, Aretha Franklin, Bob Marley, Miriam Makeba, Youssou N’Dour… Ces artistes américains et africains ont marqué l’histoire des musiques populaires au XXe siècle. Ils font aujourd’hui partie d’un patrimoine commun, bien au-delà des pays ou des communautés qui les ont vus naître. Pourtant, des musiques traditionnelles africaines jusqu’au concept de Great Black Music théorisé dans les années 1960, l’unité des musiques noires ne va pas de soi. Qu’est-ce qui fait la spécificité des musiques produites par les Noirs de la diaspora ? Qu’est-ce qui unit ces musiques au continent africain ? Peut-on parler d’une « musique noire » ? S’invitant dans ce débat, le présent ouvrage croise les approches de différents spécialistes d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. Il donne la parole à plusieurs grandes figures au travers d’entretiens, de chansons et de textes originaux, et propose une chronologie inédite et iconoclaste sur l’histoire des musiques noires.Michael Delisle pour "Le feu de mon père" aux Editions Boréal

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delisle © Radio France
Quand Michael Delisle était enfant, ses « oncles », c’est-à-dire les amis de son père, ne disaient pas « arme » mais morceau ou de façon plus métonymique, feu. « J’avais mis mon feu dans le coffre à gant. » « Il s’est débarrassé de son feu. » « Oublie pas ton feu. » Dans ce poignant récit, le poète se remémore son père, le bandit devenu chrétien charismatique, l’homme violent qui ne parlait plus que de Jésus, l’homme détesté qu’on ne peut faire autrement qu’aimer, en dépit de tout. La question qui revient éternellement est celle-ci : où va le feu ? Et la question me revient au chevet de mon père. Je passe mon doigt sur son vieux tatouage de marin (une ancre avec les lettres MN pour merchant navy) qui n’est plus qu’une pastille noire et floue. Ces cellules sont aussi les miennes. Je reconnais la parenté organique et l’odeur qui monte de son corps : un parfum de vieux drap gorgé de phéromones. Cet encens sébacé est mon seul lien avec cet homme, le seul que je reconnaisse. Cet animal m’a donné la vie. ### Et les chroniques des libraires:

Jérémie Laniel , de la librairie "Carcajou" , à Rosemère, au Québec , pour "La vie littéraire" , un roman de Mathieu Arsenault , publié aux Editions Le Quartanier .

Les salons du livre les lancements les librairies qui ferment les journaux qui font faillite les livres de cuisine les émissions littéraires les prix prestigieux les livres pilonnés les maisons de la culture les poètes ratés les demandes de subvention les photos de chats wikipédia les journées perdues sur les réseaux sociaux et dans les jeux vidéo le soleil et le feu d’une époque surchargée de textes sans personne pour les lire on ne fera pas un roman avec ça on ne refera pas les filles de caleb avec ça on ne refera pas le goût du bonheur de lady Julie Papineau avec ça mais nous trouverons bien comment continuer continuer d’espérer qu’il restera quelqu’un pour nous lire et comprendre dans quelle époque nous vivions alors.

Laura Sanchez , de "La librairie du Boulevard" , à Genève, en Suisse , pour"Nelson Mandela à 20 ans: devenir un homme" , une biographie de Solenn Honorine , publié aux Editions Au Diable Vauvert .

A 20 ans, Nelson rêve de devenir fonctionnaire, de servir ce régime blanc qu'il passera sa vie à combattre. Profondément ancré dans sa culture africaine, traditionnelle et rurale, il n'a aucune idée de l'injustice de son pays. Mais il perd ses illusions lorsqu'il fuit à Johannesburg pour échapper à un mariage arrangé. Le jeune homme fier et sûr de lui découvre un monde où votre couleur de peau peut vous rendre moins humain que les autres. Un choc, et une prise de conscience : le monde est injuste, il faut donc changer le monde. Quel qu'en soit le prix qu'il devra payer.

Annick Dor , à Bruxelles , pour "Une affaire de caractères" , une bande dessinée deFrançois Ayroles , publiée auxEditions Delcourt .

Les signes ne trompent pas : Bibelosse, cité d'écrivains, d'imprimeurs et de typographes, est victime d'un tueur en série. La police enquête. Mais entre les cruciverbistes qui mêlent les lettres, le quatuor infernal qui consomme les voyelles et le vendeur ambulant qui puise chaque phrase dans ses ouvrages, l'inspecteur à fort à faire avec les villageois dont les caractères sont plus difficiles à cerner les uns que les autres...

Une bande dessinée mêlant comédie, intrigue policière et références littéraires.

Grégoire Courtois , de la librairie "Obliques" , à Auxerre , pour"Un vent de cendres" , un polar de Sandrine Collette , publié aux Editions Denoël

Camille enquête sur la disparition mystérieuse de son frère Malo au cœur d'un domaine champenois où il travaillait en tant que vendangeur. Elle peut compter sur l'aide du maître de maison, un homme étrange, muré dans le silence depuis dix ans.

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