Au Livre Paris, avec Philippe Claudel, Gérard Jugnot, Christian Guay-Poliquin, Fawzia Zouari, et le groupe réunionnais Lindigo...

Une émission spécial salon Livre Paris avec : 

Une rencontre entre Philippe Claudel pour "L'archipel du chien", publié aux Éditions Stock, et Gérard Jugnot.

  • Philippe Claudel - L'archipel du chien - Éditions Stock: « Le dimanche qui suivit, différents signes annoncèrent que  quelque chose allait se produire. Ce fut déjà et cela dès l’aube une chaleur oppressante, sans  brise aucune. L’air semblait s’être solidifié autour de l’île,  dans une transparence compacte et gélatineuse qui déformait  ça et là l’horizon quand il ne l’effaçait pas : l’île flottait au milieu de nulle part. Le Brau luisait de reflets de  meringue. Les laves noires à nu en haut des vignes et des  vergers frémissaient comme si soudain elles redevenaient  liquides. Les maisons très vite se trouvèrent gorgées d’une haleine éreintante qui épuisa les corps comme les esprits.
     On ne pouvait y jouir d’aucune fraîcheur. Puis il y eut une odeur, presque imperceptible au début, à  propos de laquelle on aurait pu se dire qu’on l’avait rêvée,  ou qu’elle émanait des êtres, de leur peau, de leur bouche,  de leurs vêtements ou de leurs intérieurs. Mais d’heure en  heure l’odeur s’affirma. Elle s’installa d’une façon discrète,  pour tout dire clandestine. 
  • Gérard Jugnot - Une époque formidable - Ed Grasset:  Des Bronzés à Papy fait de la résistance, leurs films, leurs personnages et leurs répliques sont devenus cultes. Qui ne connait Jean-Claude Dusse, le kloug ou Le père Noël est une ordure ? Michel Blanc, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, sont aujourd’hui des stars du grand écran, mais c’est une bande de zozos anonymes qui créent pour commencer le Splendid’ et son café-théâtre, avec un seul but : faire rire. Leurs premiers pas furent loin d’être faciles, et leur histoire est à l’image de leur amitié : hilarante et improbable.
     Gérard Jugnot raconte ici de son point de vue la formidable aventure de la troupe avec laquelle il a grandi, ri, appris et connu le succès. De son enfance dans une famille sans fantaisie aux bancs du lycée Pasteur où il a rencontré Clavier, Lhermitte et Blanc, de leur premier film amateur au Splendid’ originel qu’ils ont construit de leurs mains, du Club Med aux Bronzés, il retrace la manière dont une bande de turbulents farceurs, à force de travail, de persévérance et de fou-rires, a réussi. Et il dit tout : la découverte précoce de sa vocation, les premiers spectacles joués dans des salles improvisées, leur apprentissage aux côtés de l’immense Tsilla Chelton,  leur rencontre avec Coluche et la famille du café-théâtre, en plein essor en ces années post-68 … mais aussi les échecs, les galères des petits rôles, les frictions et les doutes de chacun, à commencer par ceux de son propre père.
  • Aujourd’hui, Gérard Jugnot se retrouve à l’affiche avec Isabelle Mergault pour La Raison d’Aymé, écrite par la comédienne, mis en scène par l’acteur, au Théâtre des Nouveautés

Christian Guay-Poliquin, pour"Le poids de la neige", publié aux Éditions de l'Observatoire : À la suite d’un accident, un homme se retrouve piégé dans un village enseveli sous la neige et coupé du monde par une panne d’électricité. Il est confié à Matthias, un vieillard qui accepte de le soigner en échange de bois, de vivres et, surtout, d’une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps, seule échappatoire. Dans la véranda d’une maison où se croisent les courants d’air et de rares visiteurs, les deux hommes se retrouvent prisonniers de l’hiver et de leur rude face-à-face. Cernés par une nature hostile et sublime, soumis aux rumeurs et aux passions qui secouent le village, ils tissent des liens complexes, oscillant entre méfiance, nécessité et entraide. Alors que les centimètres de neige s’accumulent, tiendront-ils le coup face aux menaces extérieures et aux écueils intimes ?

Fawzia Zouari, auteure tunisienne, Prix des 5 Continents de la Francophonie 2016, pour le lancement du Parlement des écrivaines Francophone.  Annoncé en 2017 lors des rencontres de la francophonie "Voix d'Orléans", le premier "parlement des écrivaines francophones" se tiendra sur trois journées du 26 au 28 septembre 2018. Née d'une proposition faite par Fawzia Zouari, journaliste et auteure tunisienne, cette première édition promet de rassembler une cinquantaine d'auteures venue des cinq continents. Son but: "offrir un espace de prise de parole destiné à donner le point de vue des femmes sur les débats où les crises de nos sociétés".

Et le groupe réunionnais Lindigo, à l'occasion de la parution de leur dernier album Komsa Gayar

Les coups de gueules et les coups de cœur des Libraires:

  • Un coup de cœur de Maryline Noel, de la Librairie Le Comptoir,  à Santiago de Chile, au  Chili, pour  « Glaise », un roman de Franck Bouysse, publié aux Éditions La Manufacture des livres : A Saint-Paul-de-Salers, en août 1914, les hommes sont partis au front. Chez les Landry, Victor, 15 ans, seul avec sa mère, s'occupe des travaux de la ferme. Le vieux Valette, son voisin, accueille sa belle-sœur, Hélène, et sa fille, Marie, venues se réfugier à la campagne. L'arrivée des deux femmes bouleverse la vie dans ces montagnes du Cantal. 
  • Maryline Noel est membre de l'AILF (Association Internationale des Libraires Francophones). L'AILF qui fête aujourd'hui ses quinze années d'existence et que vous pouvez retrouver à Livre Paris
  • Un coup de cœur d’Anne-Isabelle Tremblay, de la Librairie du Québec,  à Paris, pour « Les repentirs », un roman de Marc Séguin, publié aux Éditions Québec Amérique : Marc Séguin revoit le garçon, l’adolescent puis le jeune adulte qu’il a été. Tous grugés par une incessante inquiétude, ils reviennent hanter l’homme mûr, le peintre reconnu qu’il est devenu. Il y a un train qui siffle au loin, des fissures multiples, un ravin qui se creuse. Et les seins de la belle Arielle. Il y aura des morts. Une amitié malmenée. Et un amour empêché. Comment aimer et se laisser aimer quand on est coupé de ses sentiments? Comment réparer l’irréparable? Dans ce récit sous tension où la fiction pourrait bien jouer des tours à la réalité et où l’art s’avère révélateur tout autant que mensonger, ce qui heurte la conscience du narrateur et lui torture le cœur se dévoile par couches. Les repentirs, ou la mise à l’épreuve des aveux.
  • Un coup de gueule de Dominique Bressoud, de la Librairie Une petite prose, à Boudry, en Suisse contre les prix marqués en Euros sur les livres vendus en Suisse. Dominique Bressoud s’énerve contre les éditeurs qui ne prennent pas en compte la spécifié Suisse. D’abord un prix est fixé dans un pays où il n’y a pas de prix unique du livre et d’autre part ce prix est inscrit en Euro !
  • Un coup de gueule d’Annick Dor, de la Librairie de La Mazerine, à La Hulpe, en Belgique, contre les promos de printemps des éditeurs pour écouter  les stocks. Des éditeurs, comme Jouvence ou Marabout ou J’ai lu « bien-être », proposant des promotions sur des gros volumes de livres aux  thématiques identiques, venant ainsi  s’ajouter aux nouveautés croulant déjà sur les rayons. L’argument  « ça vous donne l’occasion de faire du réassort à meilleur marché » cache surtout, assez mal, la surproduction qui les oblige à des mesures désespérées pour écouler leur stock.

La programmation musicale: 

  • Indigo - Komsa gayar - Live au Salon du livre - 
  • Catherine Ringer - Un bien bel homme - Because
  • Gaël Faure - La saison - Jive / Epic
  • Gulaan - Ejengo - Absilone
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