Ali Zamir, Daniel Grenier et une petite escapade à l'Intime Festival, au Théâtre Royal de Namur, avec Lucas Belvaux, Jean-Luc Outers, Nathalie Dessay et Bruce Matthieussent

  • Ali Zamir, pour "Anguille sous roche", publié aux Éditions Le Tripode

Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie...

Roman aussi étourdissant qu'envoûtant, qui n'est pas sans rappeler L'Art de la joie de Goliarda Sapienza par la beauté de son héroïne et la force de sa langue, Anguille sous roche est un miracle littéraire :

  • Daniel Grenier, pour "L'année la plus longue", publié aux Éditions Flammarion

Un jour, Albert Langlois explique à son fils Thomas en quoi il n’est pas comme les autres. Pour préserver l’équilibre précaire du monde, pour que s’accordent la révolution des planètes et le tic-tac atomique des horloges suisses, Thomas ne peut pas exister tous les ans. Quelque part dans une des salles secrètes de la Royal Society, ou dans les souterrains de la Rome des papes, on a décidé de son sort, plusieurs siècles auparavant.

Puis Albert disparaît. Il retourne dans le nord, avec son secret et ses carnets de notes contenant l’ensemble de ses recherches, et Thomas se met à grandir comme les autres, entouré des Appalaches et du quotidien des rues chaudes de Chattanooga, Tennessee.

Son corps aurait dû ralentir, mais les événements se sont précipités.

  • Une rencontre autour de « L’intime dans l’art » - enregistrée au Théâtre Royal de Namur pour « L’intime Festival » - avec Lucas Belvaux, Jean-Luc Outers, Nathalie Dessay, et sur la traduction avec Brice Matthieussent pour la traduction du dernier roman de Jim Harrison« Le Vieux saltimbanque » aux Éditions Flammarion.

Le choix des libraires:

  • Un coup de cœur de Manon Trépanier, de La Librairie Alire, à Longueuil, au Québec : « Azadah », un livre-jeunesse de Jacques Goldstyn, publié aux Éditions La Pastèque

Au contact d'une photographe, une petite afghane constatera que le monde est vaste et que les possibilités sont infinies...

  • Un coup de gueule de Déborah Danblon, de La Librairie La Licorne, à Bruxelles : « Je sais pas », un polar de Barbara Abel, publié aux Éditions Belfond

Le jour de la sortie en forêt de l'école maternelle des Pinsons, la petite Emma disparaît. Son institutrice Mylène finit par la retrouver à la nuit tombante dans une cavité. Piégée à son tour, l'institutrice parvient à hisser la fillette sur ses épaules, laquelle s'échappe et court rejoindre le groupe. Mais Mylène reste introuvable et Emma ne sait pas indiquer où se trouve sa maîtresse.

  • Un coup de gueule de Laura Sanchez, de La Librairie du Boulevard, à Genève, en Suisse. « Aux quatre vents du monde, petit guide de navigation sur l'océan de la mondialisation », un essai de Mireille Delmas-Mart, publié aux Éditions du Seuil

Nous vivons dans une société à bout de souffle, à la fois désenchantée et plutôt fière de l'être. Une société où la matière aurait chassé l'esprit, la raison numérisée ne laissant guère de place au rêve. Placer la réflexion "aux quatre vents du monde" c'est rêver, pour changer le monde, de lui redonner souffle. Mais où trouver le souffle, lorsque les interdépendances croissantes paralysent les Etats tandis que les interactions de plus en plus complexes entre les différents secteurs de la vie publique (politique, socio-économique, juridique, culturel) semblent neutraliser toute action ? Comment transformer les interdépendances subies en projet commun ? En mobilisant les forces imaginantes du droit. Ce petit guide de navigation fournit cartes et boussole aux femmes et aux hommes de bonne volonté qui n'ont pas renoncé à maîtriser leur destin.

  • Un coup de gueule de Grégoire Courtois, de La Librairie Obliques, à Auxerre. « Au pays de la fille électrique », un roman de Marc Graciano, publié aux Éditions Corti

Au pays de la fille électrique est d’abord un livre choc sur la violence. Le récit s’ouvre par un prologue d’une cruauté absolue. Une bande de dégénérés sous l’empire de la drogue et de l’alcool s’en prend à la première fille rencontrée. Leur cruauté, leur acharnement sadique témoignent d’une rupture complète avec l’idée même de civilisation et nous rappellent la bande d’Orange mécanique.

Ce qui est proprement fascinant chez Graciano, c’est à la fois sa capacité à nous plonger dans des situations extrêmes qui témoignent de l’horreur du monde tout en nous faisant percevoir autrement aussi bien les humains que les animaux ou les paysages, naturels ou urbains.

La programmation musicale:

  • Amadou - Mariam - Manu Chao : "Senegal fast food" - (All Other)

  • Jacques Higelin : "Lonesome Bad Boy" - (Sony)

  • Le roi Angus : "Sommeil trompeur" - (Cheptel Records) - Découverte francophone

  • Christine Salem - Rosmeary Stanley : "Mikonépa" - (Cobalt) - Découverte Créole

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